‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 28 sur 90 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

^uel fut donc son bonheur, quand il s'aperçut que le Baronnet regardait sa nièce d'un œil favorable ! il entendit bientôt sir James confirmer sa conjecture de sa propre bouche; car les hommes d'affaires sont toujours pressés d'en venir à une conclusion. Ses relations avec lui étaient aussi de la plus grande importance pour sir James; et la beauté ne lui était pas non plus indifférente : (en effet , quel est l'homme, auquel elle le soit entièrement?) Lord Wakefielft voyait renaître l'espérance de sortir d'embarras, si son unique créancier épousait l'héritière de la portion de sa propriété qui était substituée. Il se détermina donc^ avec cette persevérance inflexible, qu'il mettait à tout

ce qui concernait ses intérêts, à n'avoir pas un moment de repos, jusqu'à ce qu'il eût réussi dans son projet.

En général , cette union paraissait peu désirable. Sir James, sous plus d'un rapport, n'était pas fait pour gagner le cœur d'une femme } il avait tous les senlimens intéressés d'un nouveau riche, sans l'habileté qui l'aurait rendu capable de faire luimême sa fortune. Mais, comme nous l'avons déjà dit , il était plus supportable lorsqu'il ne se mettait pas trop en avant , et la présence d'un homme qui lui inspirait tant de craintes, le rendait beaucoup moins désaj^réable qu'il ne l'était partout ailleurs. Lord Wakefield aussi était trop judicieux, lorsqu'il s'agissait de ses intérêts,

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