CHAPITRE II
que ces charmantes visious berçaient son imaglnalion , lorsque la société , qui était encore réunie au rez-dechaussée, fut alarmée en entendant sonner fortement dans son appartement : on le trouva souffrant des douleurs atroces, et ayant la goutte dans l^estomacj accident dont la violence augmenta à chaque instant, malgré l'habileté du médecin. Sur la table , auprès de laquelle il se trouvait , était un papier écrit de sa main^ et qui parut assez important pour être examiné. C'était une lettre qui n'avait pas été achevée, et qui était adressée au Ministre; elle commençait ainsi ; ce Mon cher lord , >5 Ayant appris de bonne source i5 que rétal précaire de la santé du
7ii MATHILDE.
33 pauvre lord Snugborongh rend » sa vie très . . . »il aurait sans-doute ajouté « incertaine » avec toute la confiance présomptueuse des faibles mortels 5 mais c'était une phrase qu'il était destiné à ne jamais finir. Le même Courier, qui devait porter au Minisire l'expression de ses espérances, comme survivant, lui apprit que ses propres dignités étaient à sa disposition, et pourraient élres réservées à quelque postulant qui en serait également avide ; et le pauvre lord Snugborough continua à rester en possession de plusieurs titres et de plusieurs émolumens qu'il avait bien gagnés.
Quoique son oncle n'eût jamais été très-bon pour elle , la perte sou-