‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 46 sur 90 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

mon sort actuel, que je puis me flatter (le trouver assez de force pour remplir les pénibles devoirs que je me suis imposés. Ma meilleure espérance est dans une patience à toute épreuve^ ma sauve -garde n'est c[ue dans une indifférence universelle.» Alors employant tout le courage dont elle était douée , elle tâcha de reprendre celte apparence de tranquillité et d'indifférence , à laquelle elle s'était accoutumée depuis son mariage, excepté quand la distraction, causée par le grand monde , lui avait procuré quelques momens fugitifs de gaieté.

A peine ce changement salutaire s^était-il effectué, qu'un grand conp, frappé à la porte de la rue, annonça le

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retour de sir James, qui fui bientôt confirmé par le craquement de ses souliers sur Tescalier. Sir James était précisément de ces sortes de gens^ qui, pour se donner de Timporlance, ont rhabitude de faire craquer leurs souliers. Comme nous sommes tous sujets à Terreur, je ne voudrais pas juger trop sévèrement un forfait de cette importance^ mais les agens de police, les plus polis de TAngleterre, n'auraient pu s'empêcher de regarder sir James comme convaincu de ce crime*

Tirée de sa rêverie par ces sons peu flatteurs , et ayant de nouveau appelé sa femme-de-cbambre, Mathilde tacha de se calmer assez pour qu'elle ne s'aperçut de rien, et eut

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