‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 73 sur 90 · CHAPITRE V. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. l

Dick. Pas plus lard qu''hier, j^etais dans notre meilleur bois que vous connaissez bien, où M^'. Scribbleton, le secrétaire de niilord, remplit vos jambes de poudre dans la battue. Eh bien ! j'ai vu trois hommes que je n'avais pas aperçus d'abord , avec des crocs et plusieurs autres sortes de machines, enfin avec des outils nouvellement invente's pour le braconage. Je suis allé vers eux; ils m'ont dit qu'ils étaient des arpenteurs employés par sir James, pour tracer le chemin. Ils disaient comme ça qu'ils étaient obligés d'attendre l'ouverture du parlement, et qu'ils ne pouvaient pas travailler sans la permission de milady: que Dieu la bénisse! elle est la petite fille de mon ancien seigneur.

l54 MATHILDE.

Elle a fail beaucoup de bien l'hiver dernier. Il faut que je l'entende dire de sa propre bouche , pour croire qu'elle consente à ce changement.

Oh ! M^*. Auguste! elle aurait pu avoir la faculté, aussi bien que la volonté de faire des heureux , sans ce vilain homme; mais on ne peut faire une bourse de soie cTune oreille de truie (*), comme dit ma vieille femme. Lord Ormsby ne désirait pas qu'il poussât plus loin cette comparaison , ni paraître vouloir se mêler des affaires de sir James. Ayant donc su , de son vieil ami , quel chemin il devait prendre, il lui donna quelque

(*) Expression proverbiale employée dans le peuple.

( Note du Traducteur. )

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