CHAPITRE VI
ne montrait jamais le col de sa chemise, et sa perruque était la plus mesquine qu'on pût imaginer. En outre, il ne riait jamais, il parlait rarement, ou quand il le faisait, c'était d*une manière courte et brève. Ces preuves de caducité^ bien plus encore que le nombre des années, constituent un a.'/e/7/rtr(idansle dix-neuvième siècle.
On s'étonnait que le vieux Hobsoa ne parût pas plus content : tout lui avait réussi. Mais le fait esl que la situation dans le monde que lui avait procurée le succès de ses entreprises, produisait entre ses actions et ses goûts une contradiction habituelle qui causait sa mauvaise humeur.
Fier d'avoir fait sa propre fortune , il désirait vivement montrer au public
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rétendue de son mérite, en la dé* pensant avec libéialiié ^ et ce désir était sans cesse en opposition avec cette avarice qui Tavait aidé à acquérir ses richesses.
Ce combat intérieur était plus apparent lorsqu'il s'agissait de choses peu importantes, parce qu'elles lui lui rappelaient davantage le peu de dépense qu'il avait l'habitude de fairedansletemps de ses spéculations. Par exemple, il aimait mieux bien payer un carrossier qu'un postillon.
Aussi, dans de grandes occasions, comme pendant un voyage, sondésir de faire bien les choses le mettait à la merci de sa famille. L'ennui qu'il éprouvait en route ne se manifestait que par quelques murmures ^