‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 1 sur 101 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

» Je ce puis souffrir une promena le aussi publique que celle de la villa Reale , dit Mathilde à Orinsby , peu de jours après leur arrivée à Naples. »

» Ma bien aimée , répliqua* t-il ,

laissez-moi vous conjurer de ne pas

vous livrer à des idées aussi folles.

Vous m'affligerez extrêmement si vous t. iv. 1

voulez ainsi vous condamner à la retraite. Il ne vous faut qu'un peu de résolution : tâchez seulement de conserver l'indifférence que vous avez toujours éprouvée pour les personnes dont les préjugés vous portent à vouloir les éviter : mais toutes celles, auxquelles vous pouvez désirer vous réunir, sentiront combien les circonstances extraordinaires dans lesquelles vous vous trouviez, doivent vous faire paraître excusable. J'espère voir bientôt Mathilde, devenue mou épouse, rendue à cette société dont elle est faite pour être le plus bel orne^ment ; mais si vous persistez à vous enfermer ainsi, vous me rendrez aussi misérable que vous le serez yousmème. »

Page 1