CHAPITRE I
« Cher Ormsby ! quoique je ne sois pas entièrement persuadée par vos raison nemens, car je crois que vous êtes dans Terreur, cependant je suis touchée de l'effet dont vous me menacez et dent vous seul pouvez juger.
Moi ! vous rendre misérable ! Non , jamais je ne ferai volontairement quelque chose qui puisse y contribuer.
Puisqu'il le faut, allons donc à la Chiaja. »
Ormsby, reconnaissant de la concession qu'elle lui avait faite , était de très-bonne humeur, et fit tout ce qu'il put pour dissiper l'embarras que causait alors pour la première fois à Mathilde l'admiration universelle que sa présence excitait.
La fin de l'été et le commence-
nient de l'automne sont peut-être les saisons où il se trouve le moins d'Anglais à Naples ; de sorte qu'ils avaient presqu'entièrement parcouru la promenade sans rencontrer beaucoup de leurs compatriotes, et n'en avaient pas vu un seul dont ils connussent la figure , lorsqu'Ormsby aperçut , sur un banc à l'extrémité de la grande allée, quelqu'un qui s'étendait noncbalamment en dévorant un papier-nouvelJe anglais, et il reconnut un homme de sa connaissance, Harry Wordsworth > dont on peut se.
rappeler que l'arrivée en Italie avait été annoncée à Mathilde 9 dans la lettre de Mistriss Mechlin.
Harry Wordsworth était un de ces jeunes gens , dont on ne saurait