CHAPITRE II
Ormsby s'était engagé à aller voir , le lendemain matin , une maison dont on lui avait dit que la situation leur conviendrait mieux que celle du logement qu'ils occupaient maintenant $ il laissa donc Mathilde seule pour recevoir mistriss Laceby.
Mathilde s'était toujours trouvée fort à l'aise dans la société , et n'y éprouvait ordinairement aucun emt. iv 2
Larras : celte aisance est sans doute ïa conséquence naturelle d'une bonne éducation et d'un grand usage du monde 5 mais, dans sa situation actuelle, sessentimens ne pouvaient rester les mêmes. La confiance en soimême , bien qu'on en ait quelquefois l'apparence, ne peut exister véritablement, sans le respect pour soimême. La faute de Mathilde était trop récente, et la conscience de sa honte trop profonde dans son cœur, pour qu'elle put avoir l'espoir de retrouver celte assurance qu'elle n'avait plus ; et on peut dire qu'elle avait contribué elle-même, par ses réflexions, à se donner une extrême agitation et une espèce de tremblement nerveux, tandis qu'elle attendait la visite de mis-