CHAPITRE II
Quand Ormsby rentra^ Malhildc ne s'appesantit pas beaucoup avec lui sur ce sujet, car elle se sentait de l'éloignemeni pour sa nouvelle connaissance, et ne pouvait en parler avec plaisir. Ormsby paraissant désirer qu'elle cultivât l'amitié de sa cousine, elle tacha d'éviter le seul sujet de conversation sur lequel ils différassent d'opinion,
Harry s'étant excuse de veuir dîner chez euxaussi cavalièrement qu'il s'y était d'abord invité , Ormsby et Mathilde , après un court repas suivi d'une longue promenade, rentraient chez eux à la nuit tombante, lorsque le domestique remit à lord Ormsby un billet de mistriss Laceby dont il ne put d'abord comprendre le sens;
il commençait ainsi : « Mistriss Laceby présente ses complimens à lord Ormsby , et ne croit pas nécessaire de l'informer 9 que ce n'est que parce qu'elle s'est trompée et a pris la personnequi réside ici, et qui se fait appeler lady Ormsby, pour lady Ormsby la douairière, qu'elle a été induite en erreur au point de s'informer où elle demeurait, etdedire qu'elle viendrait lavoir. Mistriss Lacehy ne lui fera pas beaucoupd'excuses pour cette étrange méprise, parce qu'elle est sûre que le bon sens de lord Orsmby doit l'avouera péché de supposer, un seul moment, que mistriss Laceby pût prendre assez peu de soin de sa propre réputation , pour se permettre d'avoir des relations avec la femme qu'elle