‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 40 sur 101 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Il y avait quelque chose de plaintif dans l'accent de sa voix , lorsqu'elle lui fit ce doux reproche, qui toucha sensiblement Ornisby. Un esprit naturellement animé et fait pour la société , et le plaisir d'avoir retrouvé d'anciennes connaissances qui lai étaient fort agréables 5 bien qu'il eut pu mieux choisir, lui avaient donné pendant quelques instans l'apparence de la négligence envers Malhiide ; cependant non seulement l'ardeur de son affection pour elle n'était pas diminué; mais il éprouvait toujours beaucoup de peine , lorsqu'il avait blessé les sentimens des autres ; il était donc extrêmement affligé devoir qu'elle avait remarqué son oubli, et était mécontente de sa conduite.

ûO JÏÀTHILDE.

<.c Pouvez-vous croire que les agré-* mens frivoles de tous les Olinski du monde parviendraient jamais à me consoler d'avoir causé un moment de chagrin à ma chère Malhilde , s'écria-t-il avec ardeur ? Il pensait sincèrement alors ce qu'il lui exprimait, et l'avertissement qu'il venait de recevoir, le rendit plus attentif que jamais pour elle , et plus dévoué à celle qu'il chérissait uniquement.

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