CHAPITRE V
et ensuite il n'y a plus aucune raison de craindre ni de douter.
Quand ils arrivèrent à Paestum , Malhilde s'arrêta pour faire un léger croquis, et ces trois messieurs allèrent parcourir les ruines \ leur attention fut bientôt attirée par les restes d'un repas très-substantiel, qui leur prouva qu'on avait fait ce jour -là une autre parlie que la leur ; et quelques bouteilles vuides de Porter leur indiquèrent, à n'en pouvoir douter, que cette réunion était composée d'Anglais.
«On peut reconnaître les traces de nos compatriotes, comme les campemens des tribus indiennes, par les os des victimes qu'ils ont dévorées, ditOrmsby, en montrant à ses compa-
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gnons quelques carcasses et quelques ailerons bien nettoyés.
«En vérité, nous sommes devenus un peuple tout à fait ambulant, dit Harry Wordsworlh; tous nos citoyens désertent la Tamise pour le Nil, le pont de Londres pour les Cataractes , et préfèrent un pique-nique dans les pyramides, aux côlelettes de la maison rouge (i). Mais cette tribu-ci me parait bien vorace, si on en juge par le ravage qu'elle a fait. Regardez toutes ces précieuses enveloppes du fond desquelles ces restes déchirés ont filé arrachés avec tant de
(*) Taverne près de Londres, très-renommée pour les bonnes côtelettes; les Anglais y font des parties , comme les Parisiens à la Râpée pour y manger des matelottes.
( Note du Traducteur. )