CHAPITRE V
tair, , annoncèrent l'approche de la partie dont les méfaits précédens avaient tant attiré leur attention, et à l'angle du bâtiment opposé à celui où se trouvaient nos trois voyageurs; et près de l'endroit où Mathilde dessinait , parut un grand nombre de messieurs et de dames dont l'air dégagé, le ton joyeux et le bavardage confus prouvaient qu'ils étaient sous l'influence de cette extrême excitation que les Anglais seuls éprouvent après leur repas. Mathilde ressentit aussi une impression désagréable; car elle crut reconnaître, au milieu de celte confusion de paroles, des voix qu'elle avait entendues auparavant; et cette idée fut péniblement confirmée pour elle, quand elle dis-
tingua la voix glapissante de mis* triss Hobson, qui s'élevait par-dessus tous les autres.
« Eh bien ! vous pouvez dire tout ce que vous voudrez, s'écriait-elle, mais ce temple , celte maison , ce pest-town , je ne sais comment vous l'appelez, n'est bon qu'à loger les tazarettos , qui n'ont d'autres murs que des oreillers. »
« Paestum ! Madame, lui dit Simperton , qui se trouvait à sa droite •> Lazaronis ! Madame, dit Mr. Woodhead, qui était à sa gauche 5 et les Lazaronis, ajouta Tom, n'ont que des murs pour oreillers , au lieu de n'avoir que des oreillers pour murs , comme vous le disiez tout à l'heure.