‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 46 sur 101 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Mathilde, en entendant ces sons déplaisans, baissa son voile du côté par lequel ils se dirigeaient vers elle, et fixa constamment ses yeux sur son croquis 3 mais , dans le même instant, miss Jemina Hobson qui était trèsgaie , très- étourdie, et se trouvait encore dans cet âge innocent où Ton peut du moins supposer qu'on a conservé l'heureuse ignorance des coutumes et des mœurs du monde ?

dit, tout à coup « Oh! regardez donc!

voilà une dame qui dessine ! je vais courir pour voir ce qu'elle fait : » Puis arrivant, en bondissant, tout près de notre héroïne , elle s'écria: Oh ! mon Dieu , maman, n'est-ce pas ma tante Mathilde f » Le crayon de Mathilde s'échappa de sa main , et sa tète re-

tomba sur son livre en se voyant ainsi reconnue.

ce Qu'est-ce que vous dites , s'écria mistriss Hobson; » Venez ici petite.

ce Venez ici Jenûna , dit mistriss Simperton. »

ce Venez ici tout de suite ! répéta mistriss Woodhead. Et toutes les femmes de la famille s'enfuirent aussitôt, et furent suivies par leurs cavaliers. »

ce Voilà donc à quoi je suis réduite, pensa Matliilde , en tremblant de la tète aux pieds \ suis-je donc condamnée à courber ainsi ma tête humiliée, en présence d'une femme, dont les manières vulgaires et l'esprit commun excitaient mon mé-

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