CHAPITRE Y
distinctiou qu'il désirait beaucoup obtenir, parce qu'il regardait ces messieurs comme des gens de la plus haute considération.
«Quelleaventure! dit mislrissSimperton ! qu'auraient-ils dit dans le chapitre, s'ils avaient su que Jemina s'était approchée de Mathilde pour lui parler? Si elle l'eût fait , je ne crois pas qu'aucune femme eût osé risquer ensuite de m'adresser la parole. Ne le pensez-vous pas, M1'. Simperton ?»
En avant, marche ! murmura Tom, en montaut sur le siège pour suivre son ami , et exhalant le reste de sa mauvaise humeur, en donnant uu grand coup de fouet à un des chevaux calabrois , qui répondit à cet appel en hennissant, ruant et se cabrant.
q8 MA.THILDE.
ce Pour l'amour de Dieu, Toui, pre^ nez garde, dit mislriss Simperion, vous ne voudriez sûrement pas m'effrayer dans ma situation !»MaisTom, que ses nerfs robustes disposaient peu à avoir égard aux appréhensions des autres, quelqu'intéressante que pût être la situation qui les faisait naître, continua sa manœuvre sans écouter en rien cette prière pathétique qui se trouvait alors fort en contradiction avec l'emportement de ses coursiers rebelles. Ceux-ci donnèrent bientôt au reste de la société un juste sujet de partager les alarmes devenues trop fondées de mistriss Simperion.
Mathilde , n'ayant pu se remettre de rémotion que lui avait causée cette rencontre imprévue avec les