CHAPITRE VI. Il
patron j el lorsqu'il m'écrivait, il m'accusait avec aigreur de négliger ses intérêts, et me menaçait d'une ruine que l'étendue des obligations pécuniaires qu'il m'avait fait contracter lui rendait toujours facile d'effectuer. Pendant la grossesse de votre mère , lord Wakefield dont la santé avait paru parfaitement rétablie, fut tout à coup attaqué d'une fièvre dangereuse : on désespéra bientôt de sa vie 5 et ce fut alors qu'il disposa de ses propriétés de manière à laisser tout ce qu'il pouvait légalement donnera son enfant posthume mâle ou femelle. Cependant plusieurs des avantages qui sont la conséquence nécessaire du. titre devaient naturellement être perdus si l'en-
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fant était une fille. La tutelle fut laissée à. la mère, dons le eas où elle survivrait 3 dans le eas contraire, elle appartenait à l'oncle.
Cet oncle, ayant appris la mort de son frère , se hâta |de s'établir dans le voisinage du lieu où il avait rendu le dernier soupir ; il y resta caché, mais il conserva avec moi de fréquentes communications ', tandis que la malheureuse veuve exilée de sa propre maison, attendait le momentde sa délivrance. Son terme étant arrivé, l'infortunée Rosalia accoucha de deux jumeaux. Je fus le misérable instrument dont se servit lord Wnkefield pour cacher à tous les yeux que le garçon était né vivant, et je vous remis seule entre les bras