‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 57 sur 101 · CHAPITRE VI. 11 L · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. 11 L

place que je rem plissais alors, je trouvais que le caractère du feu lord Wakefield s'accordait fort bien avec le mien. J'étais toujours le compagnon de ses plaisirs, et pendant le cours d'une Carrière presqu'uniquement consacrée à la prodigalité , je contractai avec lui de grandes obligations pécuniaires. Pendant le temps où il se livrait le plus à une extrême dissipation, j'avais des raisons pour être sur qu'il avait des projets plus importons, etque l'ambition même alors avait des charmes pour lui. La mauvaise santé de votre aimable el excellent père semblait ouvrir à son frère la perspective de pouvoir parvenir un jour à un but plus élevé; et, tandis que Lord Wakefield m'avait choisi

pour compagnon de voyage dans sa dernière tournée sur le Continent, je rougis de dire que j'étais l'espion secret de toutes ses actions, et dévoué aux intérêts de votre oncle.

» Quand votre père qui allait peu dans le monde devint amoureux de la charmante fille d'un noble Milanais, tous mes artifices furent employés en vain pour prévenir cette union , qui eut lieu secrètement , à cause de la répugnance invincible que montrait la famille de votre mère à lui voirépouser un Anglais. Cependant, dans cette circonstance, ses objections n'étaient motivées sur aucune différence de religion. Ce mariage paraissait devoir donner le coup de la mort aux espérances de mon

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