‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 68 sur 101 · CHAPITRE VII. 1 2-J · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. 1 2-J

Désespéré de celle idée, que la boulé de son cœur et sou orgueil de famille luirendaient également pénible, il pensa que l'apparition d'un autre héritier légitime de la propriété de Délavai pourrait contribuer à hâter l'accomplissement de ses vœux 5 et que , pour établir les droits de cet héritier, il était nécessaire qu'il s'occupât sans délai, et avec la plus grande activité, à rassembler les preuves indiquées dans les papiers que le moine leur avait remis.

Cependant, malgré cet extrême désir , il ne pouvait se résoudre à quitter Mathilde daus sa situation actuelle.

Elle employa loute son influence pour tâcher de l'y décider , et se servit des argumens que son désintéres-

sèment lui indiqua comme les plus faits pour le toucher.

ce Je n'avais pas cru jusqu'à présent, lui dit-elle , qu'aucun événement put me familiariser avec l'idée de me séparer de vous , et je croyais encore moins qu'il me serait possible de vous presser de me quitter; mais il est temps de rejeter toutes les considérations qui me sont personnelles , et nous devons enfin une réparation tardive à ceux à qui nous avons fait involontairement tant de tort. »

«Ne vous laissez pas aller à une erreur qui n'est que trop commune ; c'est qu'en s'abandonnant à ses passions , on ne fait tort qu'à soi-même.

Au lieu de donner à votre mère et à l'innocente Emilie les consolations

Page 1