‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 72 sur 101 · CHAPITRE VII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. l

seulement sans regret, maïs elle n'y pouvait penser sans éprouver un sentiment de dégoût, lorsqu'elle se rappelait tous lès chagrins et toutes les humiliations auxquelles l'avaient exposée un séjour qui lui convenait si peu.

Le contraste que leur offrit le lieu de leur destination actuel, avec celui qu'ils venaient de quitter, les frappa beaucoup à leur arrivée. Ils n'entendaient plus ce chaos continuel de sous différens ; et cette effervescence de gaieté de la population la plus animée qui soit au monde : tout autour d'eux, au contraire, semblait porter Pempreinte du calme et de la tranquillité 5 le climatlui-même était doux plutôt que brillant, comme s'il

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voulait se meure à l'unisson avec ceux qui l'habitaient, et être ainsi mieux d'accord avec le pouvoir mélancolique qui lui était confié , celui d'adoucir les souffrances des malades et de retarder du moins, s'il ne pouvait pas entièrement arrêter , les progrès d'un mal trop souvent sans remède.

Avant le départ d'Ormsby, Mathilde s'établit-dans une petite villa , située dans un lieu liés relire. Tons deux savaient que cette séparation était inévitable, et ne défraient pas la différer davantage. Ormsby avait déjà écrit en Angleterre à son homme d'affaire, en lui envoyant la copie des lettres du feu lord Waketlcld , et lui avait expliqué les révélations ex-

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