‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 83 sur 101 · CHAPITRE VIII. l5y · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. l5y

triste sujet ? Ma dernière sœur , celle que je chérissais le plus , dont l'âge se rapprochait du mien , était encore , il y a deux mois , à la place que vous occupez , entretenant l'espoir que nous retournerions bientôt ensemble en Angleterre. Hier, quand je vous ai rencontrée, je venais de pleurer sur sa tombe ! »

Mistriss Sydney s'arrêta pour tâcher de se remettre un peu , et après un pénible effort , elle continua ainsi : « Vous croirez peut-être que c'est par égoïsme que j'ai été portée à me réunir à vous ; car solitaire et mourante , comme je le suis , que sont pour moi le monde et ses préjugés, en comparaison du bonheur d'avoir trouvé une telle amie? mais si j'espère

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recevoir de vous des consolations, j'ai aussi la confiance qu'il sera en mon pouvoir de vous en offrir plusieurs. Pardonnez-moi, chère laily Mathilde , si je vous dis que, remarquant eu vous des signes évidcns des regrets que vous inspirent vos erreurs passées, je conçois l'espérance de ramener vos idées à cette source pure qui a été ma véritable , ma constante, mon unique consolation dans tous mes malheurs. Je suis assurée que vous en éprouverez un grandsoulagement dans vos chagrins, et que le Dieu de bonté bénira votre repentir. »

A dater de ce jour, Mathilde et mislriss Sydney devinrent inséparables. Noire Héroïne, loin de redouter

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