CHAPITRE I
venir dîner avec eux le lendemain.
Ormsby était de très bonne humeur, ce Je vous disais bien, Mathilde , s'écria-t-il , qu'il n'y avait pas de doute que vous ne pussiez , si vous le vouliez , être bientôt rendue à la société; que le monde était assez clairvoyant pour montrer de l'indulgence en réfléchissant aux circonstances particulières de votre situation actuelle , et qu'après avoir obtenu le divorce, vous serez par degré, mais généralement bien reçue de nonveau dans la société. »
— t< Cher Ormsby, je n'ai certainement rien vu jusqu'à présent qui puisse altérer mon opinion à cet égard, quand même je serais disposée à me flatter. »
ï8 MATHILBE.
— ce Eh bien ! laissez-moi seulemen t vous raconter ce qui m'est arrivé ce matin. Je ne sais pas si je vous ai jamais parlé d'une de mes cousines, appelée mistrissLaceby. Elle est femme de l'amiral Laceby, qui commande noire flotte à la bailleur de l'île de***; C'est la personne la plus stricte et la plus rigide qui existe, et on croit généralement qu'elle possède toutes les vertus chrétiennes ^ à l'exception de la charité. Elle eut une fois une buerelle avec ma pauvre mère, parce que, malgré l'exlrêmebonté de celleci, elle avait choqué quelques-uns de ses préjugés. Imaginez donc quelle a été ma surprise quand, en la rencontrant ce malin, elle m'a abordé aussilot, m'a dit qu'elle n'était débarquée