‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 8 sur 101 · CHAPITRE I. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. l

présenté lui-même ; mais toute sa froideur échoua auprès de cet importun si confiant, si sûr de lui-même.

Il s'étendit à côté d'elle sur le sopha j et, tandis quil parlait de choses indifférentes, ses yeux se fixaient comme par hasard et avec l'expression de la plus vive admiration sur son charmant visage. Ensuite il la pressa avec un enthousiasme affecté, de charmer son oreille en continuant déchanter; et quand , pour éviter d'entendre davantage ses fastidieux complimens, elle consentit très-froidement à faire ce qu'il lui demandait , il se rapprocha d'elle et passa son bras autour du dossier de sa chaise d'un air qui lui parut familier et offensant.

Une grande partie de cette manière

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d'être lui était habituelle et tenait à ce qu'il était ce qu'on appelle communément un homme sans façon; mais elle frappa Mathilde , qui ne le connaissait pas beaucoup auparavant , comme lui étant spécialement appliquée , et elle ne l'attribua qu'à un manque de respect qui était la triste conséquence de sa position actuelle.

Les réflexions que cette idée fit naître en elle furent bien amères , et produisirent un tel effet sur ses nerfs , qu'elle eut quelque peine à garder cette apparence de calme qu'elle désirait beaucoup conserver. Enfin l'arrivée d'Oimsby vint la tirer de cette situation désagréable. Wordsvvorth partit aussitôt, après s'être familièrement invité lui-même à

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