‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 96 sur 101 · CHAPITRE X. I · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. I

blé par îes sentimens confus qui remplissaient son cœur , il tomba sur une chaise, et couvrant son visage de ses mains, il sanglotta comme un enfant. »

ce Calmez-vous, je vous en conjure, lui dit mistrîss Sydney : Lady Mathilde est mieux maintenant , elle est un peu mieux, je vous assure. Si vous êtes déjà dans cet affreux état, comment pourrez-vous supporter sa vue ? »

Supporter sa vue! répéta Ormsbv, je veux la voir à l'instant même : insensé que j'étais, de rester ici et de perdre un seul instant pour jouir de sa présence adorée. Mais par pitié, dites-moi toute la vérité , quelqa'affreuse qu'elle puisse être. Qu'est-il

InO MATHILDE.

donc arrivé? ajoula-t-il en voyant misiriss Sydney lui prendre le bras pour tâcher de le retenir ; il l'interrompit sans cesse , et fut en proie à la plus amère douleur, lorsqu'elle lui fit le triste récit de ce qui s'était passé Ja nuit d'auparavant. Cependant, même au milieu de ses cruelles angoisses, sbn âme généreuse ne put s'empêcher d'être touchée de l'extrême bonté que lui témoignait cette femme tendre et compatissante: tant \d douleur nous porte à l'affection pouxceux nul la partagent avec nous !

ce Bonne ! excellente amie ! dit Ormsby, laissez-moi î B.etournez'près de ma chère Mathilde, dites-lui que son pauvre Auguste vit encore, et lui est rendu. Oh! pourquoi cet Océan

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