CHAPITRE S. l8l
saus bornes nVl-il pas été mon tombeau? il m'aurait délivré de bien des
maux si mais cela ne peut être».. $
elle est jeune , elle a de la force , elle sera sauvée ! Ah I diles-moi que vous le crovez! &
Mistriss Sjdnev lui pressa tendrement la maiu, et désirant donner une autre direction à son esprit qui était presqu égaré par tant d'émotions diverses , elle lui montra un berceau qui était dans un coin de la chambre, et sur lequel sa petite fille dormait.
« Mon pauvre enfant! s'éeria-t-il, est-ce donc ainsi que je célèbre ton arrivée dans ce monde de douleur!
que le ciel te préserve de cette infortune, qui, je le crains bien, sera ton plus sur héritage î
182 MATflILDE.
Quand mistriss Sydney entra dans la chambre de lady Matliildc , elle la trouva dans son lit, soutenue par des oreillers. Les fenêtres étaient toutes grandes ouvertes; ses belles mains jointes pour prier, et des larmes amères se succédaient sans interruption sur ses joues éteintes,
« Chère amie! dit-elle à mislriss Sydney, j'ai été bien faible! mais je rejoindrai bientôt celui que j'aime.
Je le sens là, ajouta-t-elle, en pressant ses mains contre son cœur, et la sensation de la mort est consolante pour moi. Ne vous affligez pas ainsi j car je le reverrai ! Dieu est miséricordieux ! il ne rejettera pas la prière d'une âme contrite et repentante. »
« Chère Mathilde, dit son amie en