‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 1 sur 88 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les jours succédaient aux jours, les semaines aux semaines \ et lord Ormsby continuait toujours à venir voir Mathilde chez elle le matin , et le soir dans sa loge à l'Opéra. Il n'y avait rien dans leurs rapports ensemble qui pût tourmenter la conscience de Mathilde ou attirer l'observation des autres. Car telle est la facilité des

T. III i

arrangemcas de sccié'é , en pays étranger, qu'entre les personnes du même rang, on a plus de peine à s'éviter qu'à se rencontrer. Les progrès de l'intimité sont là naturels, spontanés, exempts de toute contrainte , semblables à ceux de la brillante vé-

gétation de ce cbarmant

pays,

La société n'a pas besoin d'ëtreyôrcée , comme dans les salons bien échauffés de Londres , ou quand on s'est donné des peines infinies pour élaguer en pour greffer 9 qu'er. a pris des seins continuels pour abattre d'un côté et pour tailler de l'autre ; les relations sociales arrivent bientôt à leur plus grande perfection artificielle.

Mais bien que les usages du pays

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