‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 10 sur 88 · CHAPITRE I. 1Q · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 1Q

cuper que de leur plaisir présent.

Sur un fauteuil près du sopha, sur lequel causaient Mathilde et mistriss Mechlin , on voyait notre ami le colonel Canteen , la Comére de Genève , qui était arrivée la veille 5 un des premiers sujets de conversation qu'il choisit fut celui-ci : ce Je ne puis comprendre, lady Mathilde, ce qu'est devenu lord Ormsby 5 je n'ai pas entendu parier de lui depuis son apparition à Genève : certainement je n'ai pas été à portée d'apprendre beaucoup de choses , car je viens de Gènes et de Florence -> et Tynte s'est amusé à nous retenir pendant deux semaines àLerici. parce qu'il a attrapé 1 a fièvre en esquissant la baye. J'étais entièrement cloué là , quoique je

doive avouer que le poisson du lac de la Spezzia est tout-à-fait remarquable. Mais je ne puis concevoir où Orsmby s'est caché pendant tout ce temps- là. »

« Nous avons souvent vu lord Ormsby à Milan , dit Mathilde. »

ce Eh bien ! je désire qu'il arrive parmi nous un de ces jours , dit le colonel , et nous accorde la faveur de nous faire juger si sa physionomie est moins sentimentale qu'elle ne l'était à son passage à Genève. »

« Je ne pense pas, reprit mistriss Mechlin, que lord Ormsby doive ajouter beaucoup d'agrémens à notre réunion . Il ne me plaît pas extrêmement, toute sa vie a été trop sentimentale , comme vous le dites si bien , il a

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