‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 28 sur 88 · CHAPITRE IV. 5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 5l

On doit pourtant convenir que les circonstances actuelles étaient propres à ranimer le courage de Mr. Woodbead. Mislriss Hobson était en général la personne la plus désœuvrée de cette bande broyantes et > après que l'agitation causée par le voyage eût cessé, elle trouva beaucoup moins d'occupations qui lui convinssent à Rome qu'à Manchester, et elle avait déjà commencé à infliger à sa famille cette dose journalière d'étonnemens qu'elle appliquait à des bagatelles : « Je suis étonnée qu'il ne neige pas ici $ je voudrais savoir quand le pape mourra j je ne puis comprendre ce que deviennent les lettres , etc. etc.

Cette espèce d'étonnement sur les

s^rft

choses ordinaires de la vie fournit une occupation très -habituelle à ceux qui ont peu de choses à faire et peu de pensées dans la tète. Enfin il ne restait plus rien qui pût étonner mistriss Hobson , si ce n'est qu'elle ne pouvait comprendre ce qu'était devenu Mr. Hobson. Elle venait donc de quitter la chambre pour éclaircir cette importante matière $ et Mr. Simperton avait été reçu par miss Hobson avec cette agréable pétulance, qui est de tradition pour toutes les jeunes demoiselles qui sortent de pension, et qu'on peut regarder comme le purgatoire qu'elles destinent à ceux qui se déclareront leurs admirateurs. Il s'y était soumis avec la patience qui con-

Page 1