‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 29 sur 88 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

vient à un humble aspirant, et s'était résigné à entendre des discours aussi extraordinaires que ceux- ci. En vérité, je ne sais pas si je dois vous parler, vous m'avez fait tourner à la mort hier au soir chez la duchesse de Torlonia : je vous y ai vu, monsieur, faisant votre cour en vrai galant.

En vain pendant quelques temps le révérend Simperlon protesta contre une imputation aussi peu fondée , jusqu'au moment où la jeune personne pensant qu'elle l'avait tourmenté, pendant un espace de temps suffisant, d'après les maximes les plus nouvelles qui soient sorties delà presse de la Minerve (*) , il fut

(*) Feuille périodique qui parait à Londres. (Note du Traducteur.)

encore remis en faveur y et ils se retirèrent auprès de la fenêtre pour causer, laissant Mr. Woodhead exprimer ses sentimens , sans crainte d'être interrompu. Mais ce fut en vain qu'il essaya de commencer une phrase ; et miss Aune, qui était certainement la personne la plus silencieuse de la famille^ ne vint pas à son secours pour le tirer d'embarras, îl s'assit sur le bord du Sopha, regardant du coin de ses yeux ternes et insignifians tous les mouvemens monotones de l'aiguille à fdet de sa maîtresse, jusqu'à cequ'cnfiu on l'entendit murmurer ces mots à travers un mouchoir de poche qu'il avait enfoncé presque entièrement dans la cavité de sa bouche ouverte :

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