‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 3 sur 88 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Cette intimité se trouvait aussi constamment encouragée par sir James, qui était flatté de montrer à sa suite un homme aussi distingué que lord Ormsby. D'ailleurs il ne perdait jamais de vue les avantages solides qu'il croyait trouver dans cette liaison pour son propre comté.

Mathilde désira bientôt continuer sa roule; et comme la bande bruyante des Anglais voyageurs fuyait vers le sud, le Baronnet consentit volontiers à se rendre à Rome.

Qui pourrait essayer de peindre les sensations que Rome fait éprouver î Elles sont trop spéciales , nous pouvons trop peu nous en rendre compte à nous-mêmes, pour qu'il nous soit possible de les exprimer,.

Les personnes les plus disposées à rire de l'enthousiasme affecté des pédans, à cet égard, ne peuvent elles-mêmes s'en défendre. Rome est toujours Rome , quoique les cardinaux ne soient pas des consuls, et que les derniers rayons du despotisme spirituel expirant ne soient pas encore éteints dans ces foyers où s'allumèrent les premières étincelles de la liberté civile. Rome est toujours la cité éternelle. Et pourquoi? pourquoi ces monumensdes anciens temps , lorsqu'on les voit dans- ces lieux mêmes, causent-ils une impression qu'on ne ressentirait pas ailleurs ? La situation locale ne peut en être la cause: les ruines frappent davanlagequand elles sont séparées et isolées j au lieu qu'ici

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