CHAPITRE IV
Le jour qui suivit ce cruel événement , on avait envoyé un exprès à Emilie et à sa mère $ elles se trouvaient encore à Genève , où. elles étaient restées d'après l'avis des médecins de lady Ormsby, qui pensaient que l'air de l'Italie , surtout pendant l'été , serait très-mauvais à sa santé. Mais on conservait peu de doute que , aussi- tôt qu'elles recevraient cette nouvelle, elles ne vinssent prodiguer les plus tendres soins à leur cher Auguste. La distance était trop considérable pour qu'elles pussent arriver promptement. Pendant ce temps, l'état du malade s'était beaucoup amélioré, bien qu'il fût extrêmement faible, et ne parûtplus avoir que l'ombre de cette belle elmâle figurequi, peu de temps
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auparavant, brillait de tout l'éclat delà jeunesse et de la santé : cependant il était alors en état d'être porté sur un canapé dans le salon voisin $ c'était celui dans lequel Malhilde passait auparavant ses matinées.
Sir James, à cette époque, commençait à s'ennuyer un peu de rester autant chez lui qu'il avait cru devoir le faire , tant que l'extrême danger d'Ormsby avait duré, et il se sentait impatient de reprendre l'habitude qu'il avait prise d'aller visiter régulièrement tout ce qu'il y avait à voir, et que ce terrible accident avait interrompue 5 il était vivement secondé, dans ce désir, par mistriss Mechlin , qui acquérait chaque jour plus de faveur auprès de lui en l'accablant de