‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 57 sur 88 · CHAPITRE Vï · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vï

intérieur. Le matin du jour qui succéda à celui où s'était passée la scène dont nous avons parlé, se trouvant un peu soulagée par l'absence de mistriss Mechlin , qui était allée faire une partie à Frascati, elle avait cherché à échapper au monde et à elle-même , en se réfugiant dans l'église de saint- Pierre.

C'est précisément à l'heure où tout est bruyant et agité au -dehors, que la solitude de cette magnifique basilique paraît plus imposante. Dans l'intervalle des cérémonies pompeuses, établies pour célébrer la religion, on n'entend rien dans toute cette vaste étendue, si ce n'est la prière que murmure à voix basse quelque pénitent solitaire.

1>12 JMATHILDE.

J'ai déjà dit que l'éducation religieuse de Mathilde avait été négligée : sa famille était originairement catholique. Son oncle fut le premier qui , pour des raisons politiques, renonça à la croyance de ses pères. Exclusivement confiée à ses soins, depuis sa plus tendre enfance , Mathilde avait été élevée ostensiblement dans les doctrines de l'église d'Angleterre.

Mais, quoique lord Wakefield soutînt toujours, avec le zèle d'un converti , l'union inséparable de l'église et de l'État, Mathilde n'avait pu s'ern* pêcher de remarquer qu'il trouvait souventcette union incompatible dans la pratique. Car non-seulement l'état remplissait entièrement son temps pendant six jours de la semaine, mais

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