CHAPITRE I
qui savaient l'apprécier et étaient également éloignées de l'indolence ou de l'agitation continuelle qui se partage l'empire dans la société de Londres. Elle voyait des hommes d'un esprit cultivé, qui avaient tous pour principe d'éviter les sujets de conversation qui pouvaient être désagréables aux autres et à eux-mêmes , et qui, ne faisant qu'effleurer les choses de la vie , rencontraient partout autour d'eux des objets d'intérêt dont leur goût délicat les rendait capables de jouir.
Dans une société ainsi composée , l'arrivée d'une personne aussi accomplie que lady Mathilde Dornton ne pouvait être indifférente, et sa maison devint bientôt le point de réunion
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de toutes les cotterles du soir ; quoique cette préférence eût été tnîse à une terrible épreuve pour les Anglo- Romains, par sir James dont la dignité exigeait une plus grande maison qu'on n'en pouvait trouver dans le voisinage de la place d'Espagne, quartier habité par les Anglais qui sont à Rome. Il avait donc loué un palais spacieux dans une partie reculée de la ville, et c'était-là que l'élite de la société anglaise se rendait chaque soir pour payer son tribut d'admiralion à sa nouvelle divinité.
A la chute du jour, le salon de Mathilde réunissait ce qu'il y avait de plus distingué à Rome 5 non comme dans un rout de Londres où tout est rempli et entassé comme au milieu