‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 7 sur 88 · CHAPITRE I. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. l

des forêts d'Amérique, mais plutôt comme dans un jardin de fleurs où les plus belles productions de chaque climat sont disposées avec soin et de manière à paraître le plus possible à leur avantage.

Il y avait dans cette réunion une personne qui y venait très -assidûment, et que Mathilde aurait bien désiré éviter. Le lecteur peut se rappeler une certaine mistriss Mechlin , dont nous avons déjà parlé, et qui faisait sa résidence habituelle dans le château de feu lord YVakefield : elle avait beaucoup contribué à la conclusion du mariage de lady Mathilde et de sir James. Pour y réussir, elle n'avait pas été très-scrupuleuse dans ses assertions à l'égard de lord Ormsby,

Descirconsianccs récentes ayant fait mieux connaître à Mathilde la ve'rité sur ce sujet, on ne peut supposer qu'elle eût beaucoup de reconnaissance de la conduite de mistriss Mecblin envers elle ; mais celle-ci avait connu Mathilde depuis son enfance; elle pouvait elle-même a voir été induite en erreur sur les choses qu'elle avait si positivement affirmées. On croyait aussi qu'elle était très - peu riche.

Toutes ces considérations eurent de l'influence sur le tendre cœur de notre héroïne , et la portèrent à la recevoir, à son arrivée à Rome, avec beaucoup plus de bienveillance qu'elle n'en méritait.

Mistriss Mechlin avait entrepris ce voyage, parce qu'elle ne voulait pas

Page 1