‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 65 sur 88 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

un fou qui , profitant de ce que le hasard lui avait fait connaître son nom et celui de sa famille, avait arrangé le reste dans son imagination en désordre. Mais, d'un autre côté, bien qu'elle fut peu disposée au soupçon , la réserve inexplicable que son oncle avait toujours eue avec elle , lorsqu'il était question des événemens qui s'étaient passés pendant son enfance , avait toujours frappé son esprit comme très - singulière, et elle avait toujours conservé la conviction que quelque secret de famille lui avait été caché. Elle se détermina donc à céder à la prière du moine et à lui accorder une seconde entrevue; elle cherchait encore quel moyen elle pourrait trouver pour se rendre près

de lui à l'heure qu'il lui avait indiquée , sans exciter aucun soupçon, lorsqu'en arrivant chez elle, ses pensées furent détournées de ce qui les occupait, par la nouvelle d'un autre événement aussi inattendu , que lui apprit mademoiselle Félicie.

« Oh! milady, je vous le donne en cent. Devinez qui est-ce qui vient d'arriver?» — «Qui donc, Félicie?

C'est peut - être madame Hilas qui a apporté ma robe. Est-ce que je l'ai fait attendre ? »

— « Oh! non, milady. Qui pourrait le croire? C'est le garde- chasse de Délavai.»

— ce Qui donc en fin ? »

— - « Vous savez bien. L'ancien garde-chasse de Délavai, Mr. Boulby. »

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