CHAPITRE VIII. l5l
enfans seront malades ou malheureux, ils trouveront toujours en moi l'affection d'une mère.
m Emilie Ormsby. »
L'autre lettre, qui étaitd'un genre bien différent et datée de Florence, avait été écrite par mistriss Mechlin.
« Ma chère Mathilde, comment ayez-vous pu faire une démarche aussi imprudente? Vous vous y êtes prise très-maladroitement avec sir James ; vous auriez du. le flatter , et non pas le brusquer. Avec un traitement convenable, un mari comme celui-là aurait été aussi aveugle que l'amour lui-même ; et la protection d'un mari est une chose très»utile dans toutes les circonstances. On dit ici que sir James avait eu quelqu'idée
l52 MATHILDE,
de demander le divorce; mais, d'après la manière singulière dont votre fortune a été réglée , les gens de loi Tout assuré qu'il la perdrait en se séparant ainsi 9 et qu'autrement il la conserverait. Karry Wordsworth qui est aussi affecté que jamais, et qui fait toujours de mauvaises plaisanteries , dit que le Baronnet est l'homme le plus heureux du monde ; car la plupart de ceux qui épousent des héritières ont un sort contraire au sien , ils perdent la fortune et gardent la dame. Vous serez hien aise d'apprendre que toutes les femmes ici sont disposées à vous tuer pour vour punir de leur avoir enlevé lord Ormsby , car sa beauté faisailfureur la dernière fois qu'il était à Florence.