‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 80 sur 88 · CHAPITRE VIII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. l

vaient suivi de Rome à Florence , et ensuite de Florence à Naples.

Une de ces letires était de son avocat qui l'avertissait que ses intérêts souffriraient matériellement, à moins qu'il ne pût retourner en Angleterre avant le terme de la Trinité pour s'occuper d'affaires très-importantes :

il n'était plus temps d'y penser alors. Une autre était de son régisseur qui lui parlait de renouveler ses baux pour l'Annonciation, et lui proposait de couper un bois avant que la sève fût montée. Une troisième était d'une de ses connaissances de club qui lui faisait le récit de tous les commérages de la société à laquelle il manquait extrêmement en Angleterre; et une autre encore, d'un ami qui s'occupait

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beaucoup de politique } et qui lui demandait son opinion sur une question de la plus grande importance à laquelle il avait pris part autrefois.

Aucun de ces intéressans sujets ne put entrer un seul momentenbalauce avec l'extrême bonheur dont il jouissait chaque jour davantage avec Mathilde. Il est triste de penser que, tandis que l'homme libre de son choix sacrifie volontairement et sans hésiter le monde et tout ce qui pourrait l'y attirer , la femme dont le cœur est plus sensible, la femme toujours prête à s'oublier elle-même ^ sentira péniblement les vicissitudes de la fortune quand elles atteindront celui qu'elle aime. Mais l'amour est bien rarement l'affaire exclusive de la vie l'homme ,

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