‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 81 sur 88 · CHAT1TRE VIII · texte numérisé non relu

CHAT1TRE VIII

et il faut convenir qu'en effet elle ne doit pas l'être.

Ormsb}', dans sa première jeunesse, s'était beaucoup livré au plaisir et à la dissipation ) il est vrai que la satiété fait perdre à toutes les jouissances une grande partie de leur attrait. Mais Ornisby n'était pas au nombre de ceux qui confondent un éloignement momentané pour les amusemens du monde , avec une aversion positive $ et il ne lui était jamais entré dans l'esprit de s'engager sérieusement à renoncer à la société.

Le hasard lui avait fait retrouver Mathilde, celle dont il n'avait jamais cessé de chérir le souvenir 5 son ancienne passion s'était ranimée, et il éprouvait pour elle la même ardeur

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que dans ses premières amours, le peu de chances qu'il avait eu pour réussir cou tribu a peut-être à l'empressement exclusif avec lequel, sacrifiant toute autre considération, nous l'avons vu se dévouer à parvenir à son but.

Il est juste de dire que pour lui , ainsi que pour Mathilde , loin que la possession eût affaibli son amour, elle n'avait* fait qu'en augmenter la vivacité : si leur destinée avait permis qu'ils pussent s'unir honorablement [aux; yeux du monde, aucun couple n'aurait fini sa lune de miel, et surtout ne serait parvenu , comme eux, à la fin de trois mois d'union en offrant plus de chances de la durée de leur bonheur mutuel. Mais une femme comme Mathilde, une femme

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