‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 87 sur 88 · CHAPITRE VIII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. l

qui invitaient, d'une manière irrésistible, à jouir du double charme de leur ombrage et de leur parfum. Le sentier , placé au milieu des vignes , qu'on voyait de l'autre côté de la baye, n'était traversé que par les joyeux paysans qui , revenant de leur ouvrage et chantant dans leurs patois des airs gais et simples , venaient animer la scène , sans rien ôter à son charme et à la mélancolie qu'elle inspirait ; à l'horison qui terminait la vaste étendue d'eau qu'ils avaient devant eux, le soleil couchant laissait une trace lumineuse, dont aucune plume ne pourrait donner l'idée , et que le pinceau seul de ClaudeLorrain aurait pu peindre.

Je ne sais si on doit attribuer l'effet

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dont je vais parler, à l'extrême tranquillité de l'atmosphère, ou à ce que la surface de la mer était encore plus unie qu'à l'ordinaire (ce qui porle quelquefois les sons à une distance incroyable) 5 mais ce fut la première fois qu'Ormsby eut remarqué qu'on pouvait entendre de là le murmure de la voix des hommes qui parlaient dans les rues, et le bruit des voitures qui parcouraient la promenade de Naples.

Le tact de Malhilde était si fin i que, lorsqu'il fit cette observation, elle trouva qu'il y avait dans son ton et dans sa manière, quelque chose qui paraissait indiquer qu'il avait le désir d'aller à Naplesj et , dans un instant son parti fut pris. « Ormsby,

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