‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 86 sur 88 · CHAPITRE VIII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. l

lettre de sa mère, qu'il avait mise daos sa poche, mais qu'il tenait encore, doutant s'il la montrerait à Mathiide. *>

« Cette odieuse poste , dit Mathiide, permet aux importuns de nous ennuyer encore de leurs sentimens, même quand nous sommes parvenus à éviter leurs personnes. »

« Mais au moins, reprit Ormsby , nous mettons un terme aux persécutions des lettres , sans avoir à nous reprocher de commettre un meurtre.

Si un mois d'août napolitain ne peut nous procurer les moyens de les condamner au supplice du feu , nous pouvons du moins les plonger dans les eaux de l'oubli.» Alors, prenant la lettre de Mathiide , et toutes celles

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qu'il avait reçues, à l'exception de la lettre de sa mère, il les déchira eu petits morceaux qu'il jetta dans la mer; ces morceaux se mêlèrent en tombant sur cette surface unie et tranquille , et l'on vit flotter ensemble, les plaisanteries frivoles de mistriss Mechlin , les lettres d'affaires de l'avocat , les dissertations du politique, les expressions non moins diffuses du Dandy , et les récits embrouillés du régisseur.

Le tertre , sur lequel ce petit incident se passait ? était encore plus délicieux que le charmaut pays qui l'entourait. Les jolis bords du petit chemin qui le traversait étaient ornés d'une profusion de myrthes , d'acacias, et d'autres belles plantes,

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