Regnier, Satire VIII, vers
Je lny fis à la mode un pelit compliment; Luy comme bien apris le mesme me sceut rendre.
D’Aubigné, Baron de Fœneste, liv. I, chap. 11; Confession de Saney, liv. I,
tien la mode règlera minutieusement les moindres de ses paroles.
On a beau consumer tout son temps à l’école; Il faut, quiconque veut estre mignon de court, Gouverner son langage à la mode qui court :
telle est la loi que la mode proclame de sa propre bouche dans une pièce de 1613, où l’auteur fait parler cette déesse‘. On prendra bien garde surtout qu'il n'existe au monde qu'une façon décente d'exprimer son admiration; et qu'il s'agisse d'une belle jambe, d’un bon vers ou d’une jolie femme, on n’usera d'aucune autre formule que celle-ci : « En ma conscience, cette jambe est si belle, ce vers est si beau, cette femme est si jolie que c’est pour en mourir?! » De p us, on dira cela « en demenant les bras, en branlant la teste, en peignant d'une main la moustache et les cheveux », en
Changeant sur l’un des pieds à toute heure de place Et dansant tout ainsi qu’un barbe encastelé à;
mode assez ancienne déjà, celle-ci; car le roi des Hermaphrodites (prince plus généralement connu de notre temps sous le nom de Henri IIT, et du sien, sous celui
chap. 1, éd. Réaume et de Caussade, t. Il, p. 310 : « Quand il rencontre un des fardez de la cour : Oh! que vous estles bien aujourd'hui espanouy comme une OS... »
1. Discours nouveau sur la mode, 1613; pièce réimprimée en 1624 sous ce titre : le Salyrique de la cour.