Ed. Michiels, p
Et, calant aux destins que je ne puis forcer
Je consente à regret tout bas en mon penser,
Qu'’infidelle et parjure, et pis cent fois encore,
Il faut bon gré mal gré que mon cœur vous adore. (Despontes, Élégies, I, x.) !
C'en est fait pour jamais; la chance en est jetteel
D'un feu si violent mon ame est agittee
Qu'il faut bon-gré mal-gré laisser faire au destin. (Recnier, Élégie zélotypique, vers 109-111.) ?
Et puis, la perfide n'’était-elle pas si belle, que les dieux pour l’aimer eussent voulu descendre sur la terre?
Car vos beautez contraindront bien les Dieux Pour vostre amour de descendre en la terre.
(Desportes, Hippolyte, Sonnet XXVI.) 5 Les Dieux...
Pour vous aymer en terre eussent quitté les Cieux. (REGNIER, Satire XNII-Élégie I, vers 80.) 4
N’était-elle pas si ensorcelante qu’elle vous eût fait croire que la neige était noire?
Un seul trait de ses yeux tous mes sens enchantant Ne suffisoit que trop pour me forcer à croire Que la neige estoit noire.
(DesportTes, Diverses amours, Plainte.) 5
Tu voudrois faire accroire Avecque faux serments que la neige fust noire. (REGNIER, Élégie zélotypique, vers 158.) $
Mais quoi! se demandait-on, l’aimer encore, quand tout le monde jase de son inconstance, quand un autre étale les cadeaux qu'il a reçus de sa main?