‹ Matière et forme; quelques objections contre l'aristotélisme ancien et moderneChapitre 11 sur 13 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

Les êtres vivants

Délimitation Je ce chapitre. — Théorie de la génération exposée par les textes cfAristoie et de Saint Thomas. — Le mâle, simple cause excitatrice ; la femelle fournil la matière. — Dans cette matière l'âme est en puissance. — L'Ame végétative précède l'âme sensitive, et celle-ci, l'âme intellectuelle. — Obscurité de l'origine de l'âme iiilellectuelle — Les astres, et notamment le soleil, sont la vraie cause efficiente de la génération. — Théorie de la croissance exposée par les textes d'Aristote et de Saint Thomas. — Manière dont s'opèie la croissai.ce : chaque partie de l'être .'-:'acci'Oît par un mouvement couiiuu. — Comment s'opère la transformation de la nourriture. - Une quantité déterminée ne s'ajoute pas à une (juantité déjà existante, car il y aurait dans ce cas, simple juxtaposition et union accidentelle d'éléments. — Critique de ces théories. — 1° De la croissance . — Phénomènes observés dans la croissance du végétal et de l'animal. — Que la croissance n'est pas un mouvement continu. — Elle 50 fait par juxtaposition d'éléments nouveaux qui consei'vent certaines notes formelles. — De l'union accidentelle et de l'union substantielle. - Conditions a priori et sans valeur demandées par les aristotéliciens, pour l'unité de la substance. — Une question à propos de la greffe. — Un argument tiré de la théologie. — Fausseté complète de la tliéorie aristotélicienne de la croissance. — 2° De la g''nération. — Les points faibles de la théorie : un immense hiatus entre l'être producteur et l'être produit ; une matière inerte servant de trait d'union ; une cause extérieure et accidentelle; des effets sans cause. — Aveu de Saint Tliomas. — Qu'il n'y a pas d'hiatus entre l'être producteur et l'être produit. — La vie est un continu ; exemple tirés des végétaux. L'être vivant produit directetement l'être vivant. — La formule vitale, c'est-à-dire le principe de vie, existe dès l'origine de l'animal ; il organise la matièie. — Explication embrouillée des aristotéliciens. — Faiissoté complète de leur théorie. — La théorie de la matière et de la forme appliquée aux êtres virants. — L'âme prini'ipe de la vie, forme substantielle de

l'être vivant. — Relations de Vâme ou de la forme avec le corps ou la matière; opinion scotiste : le corps à une forme propre; opinion tiiomiste : toute la forme du corps vient de l'âme seule. — Prouves alléguées â l'appui de l'opinion thomiste et critique de ces preuves. — L'âme peut s'unir sul)Staniiellement à un corps en acte. — La forme cadavérique résulte de la seule disparition de l'âme, — Opinion contraire des thomistes et faiblesse de se.s arguments. — De la persévérance en acte des éléments matériels dans l'être vivant. — Nouvelle falsification de l'aristotolismc p. 126

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