CHAPITRE II
OE LA RECONNAISSANCE DES IIIAGBS LA HfHOIRE ET LE CERVEAU
ËnoDÇonB tout de suite les conséquences qui découleraient de D03 principes pour la théorie de la mémoire. Nous disions que le corps, interposé entre les objets qui agissent sur lui et ceux qu'il influence, n'est qu'un conducteur, chargé de recueillir les mouvements, et de les transmettre, quand il ne les arrête pas, à certains mécanismes moteurs, déterminés si l'action est réflexe, choisis si l'action est volontaire. Tout doit donc se passer comme si une mémoire indépendante ramassait des images le long du temps au fur et à mesure qu'elles se produisent, et comme si notre corps, avec ce qui l'environne, n'était jamais qu'une certaine d'entre ces images, la dernière, celle que nous obtenons à tout moment en pratiquant une coupe instantanée dans le devenir en général. Dans cette coupe, notre corps occupe le centre. Les choses qui l'environnent agissent sur lui et il réagit sur elles. Ses réactions sont plus ou moins complexes, plus ou moins variées, selon le nombre et la nature des appareils que l'expérience a montés à l'intérieur de sa substance. C'est donc sous forme de dis- ^ positifs moteurs, et de dispositifs moteurs seulement, qu'il
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magasiaer l'action du passé. D'où résulterait que les assées proprement dites se conservent autrement, et i devons, par conséquent, formuler cette première e :
:issé se survit sous deux formes distinctes : 1° dans des .es moteurs; 2» dans des souvenirs indépendants, lors, l'opération pratique et par conséquent ordinaire moire, l'utilisation de l'expérience passée pour t'acente, la recoouaissance enfin, doit s'accomplir de oiëres. Tantôt elle se fera dans l'action même, et par n jeu tout automatique du mécanisme approprié aux nces; tantôt elle impliquera un travail de l'esprit, lercher dans le passé, pour les diriger sur le présent, iseiitations les plus capables de s'insérer dans la actuelle. D'où notre seconde proposition :
reconnaissance d'un objet présent se fait par des moujuand elle procède de l'objet, par des représentations e émane du sujet.
rai qu'une dernière question se pose, celle de savoir ; se conservent ces représentations et quels rapports etiennent avec les mécanismes moteurs. Cette queslera approfondie que dans notre prochain chapitre, )us aurons traité de l'inconscient et montré en quoi Qu fond, la distinction du passé et du présent. Mais tenant nous pouvons parler du corps comme d'une louvante entre l'avenir et le passé, comme d'une obile que notre passé pousserait incessamment dans nir. Tandis que mon corps, envisagé dans un instant l'est qu'un conducteur interposé entre tes objets qui :ent et les objets sur lesquels il agit, en revanche.