‹ Matière et mémoire, essai sur la relation du corps a l'espritChapitre 59 sur 71 · SI2 CONSCIENCE ET UATËRIALITË · texte numérisé non relu

SI2 CONSCIENCE ET UATËRIALITË

Dichotomie] oa suppose le mobile au repos, pour ne plus envisager ensuite que des étapes, eu nombre indéfini, sur la ligne qu'il doit parcourir : vous chercheriez vainement, nous dit-on, comment il arriverait à franchir l'intervalle. Mais on prouve simplement ainsi qu'il est impossible de construire a prioH le mouvement avec des immobilités, ce qui n'a jamais fait de doute pour personne. L'unique question est de savoir si, le mouvement étant posé comme un fait, il y a une absurdité en quelque sorte rétrospective à ce qu'un nombre infini de points ait été parcouru. Mais nous ne voyons rien là que de très naturel, puisque le mouvement est an fait indivisé ou une suite de faits indivisés, tandis que la trajectoire est indéfiniment divisible. Dans le second argument (l'Achille), on consent à se donner le mouvement, on l'attribue même à deux mobiles, mais, toujours par la même erreur, on veut que ces mouvements coïncident avec leur trajectoire et soient, comme elle, arbitrairement décomposables. Alors, au lieu de ' reconnaître que la tortue fait des pas de tortue et Achille des pas d'Achille, de sorte qu'après un certain nombre de ces actes ou sauts indivisibles Achille aura dépassé la tortue , on se croit en droit de désarticuler comme on veut le mouvement d'Achille et comme on veut le mouvement de la tortue : on s'amuse ainsi à reconstruire les deux mouvements selon une loi de formation arbitraire, incompatible avec les conditions fondamentales de la mobilité. Le )phisme apparaît plus clairement encore dans le troirgument (la Flëclie), qui consiste à conclure, de ce lut fixer des points sur la trajectoire d'un projectile, le droit de distinguer des moments indivisibles dans I du trajet. Mais le plus instructif des arguments de

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PERCEPirON ET MATIÈRE

ZéDon est peut-être le quatrième (le Stade), qu'on nous, bien injustement dédaigné, et dont l'absu plus maniieste que parce qu'on y voit étalé dan franchise le postulat dissimulé dans les trois aut nous engager ici dans une discussion gui ne sera place, bornons-nous à constater que le mouvem< diatement perçu est un fait tréa clair, et que cultes ou contradictions signalées par l'école d cerneot beaucoup moins le mouvement lui-méi réoi^anisation artificielle, et non viable, du n par l'esprit. Tirons d'ailleurs la conclusion de te précède :

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