‹ Matière et mémoire, essai sur la relation du corps a l'espritChapitre 60 sur 71 · II. — liy a des mounements réeU. j · texte numérisé non relu

II. — liy a des mounements réeU. j

1. Rappelons brièTemeiit cet argument. Soit un mobile qu avec une certaine Titesie et qui passe simultanément devan dont l'un est immobile et dont l'&utre se meut à sa rencontre a viteaie que lui. En même temps qu'il parcourt une certaine premier corps, il franchit naturellement une longueur double D'où Zéaon conclut « qu'une durée est double d'eUe-même >. ment puéril, dit-on, puisque Zenon ne tient pai compte de ceq est double, dans un cas, de ce qu'elle est dans l'autre. -~ D'i comment, je tous prie, pourrait-il s'en apercevoir î Que, da temps, un mobile parcoure des longueurs ditFérentes de deui l'un est en repos et l'autre en mouyement, cela est clair pour < de la durée une espèce d'absolu, et lamet soit dans la coniciei: quelque chose qui participe da la conscience. Pendant qu' délerminie de cette durée consciente ou absolue s'^COule, mSme mobile parcourra, le long des deux corps, deux espa l'un de l'autre, sans qu'on puisse conclure de là qu'une duré d'elle-mfime, puisque la durée reste quelque chose d'indépen< et l'autre espace. Hais le tort de Zenon, dans toute son arg est justement de laisser de cûté la durée vraie pour n'en coosi trace objective dans l'espace. Comment les deu:( traces laii même mobile ne mériteraient-elles pas alors une égale consii tant que mesures de la durée 1 Et comment ne représenteraicnl même durée, lors même qu'elles seraient double* l'une de l'aut cluant de là qu'une durée • est double d'elle-même -, Zenon la logique de son hypothèse, et son quatrième argument Taut autant que les trois autres.

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Sii CONSCIENCE ET HATÉRIALITÉ

Le mathématicien, exprimant avec plus de précision une idée du sens commun, définit la position par la distance k des points de repère ou à des axes, et le mouvement par la le la distance. Il ne connaît donc du mouvement langements de longueur; et comme les valeurs abla distance variable entre un point et un axe, par txpriràent tout aussi bien le déplacement de l'axe t au point que celui du point par rapport à l'axe, il indiQéremment au même point le repos ou la molonc le mouvement se réduit à un changement de i même objet devient mobile ou immobile selon les repère auxquels on le rapporte, et il n'y a pas de ■t absolu.

choses changent déjà d'aspect quand on passe des ques à la physique, et de l'étude abstraite du moua considération des changements concrets qui s'act dans l'univers. Si nous sommes libres d'attribuer le mouvement à tout point matériel pris isolément, pas moins vrai que l'aspect de l'univers matériel le la configuration intérieure de tout système réel te nous n'avons plus le choix, ici, entre la mobilité ; le mouvement, quelle qu'en soit la nature intime, 3 incontestable réalité. Admettons qu'on ne puisse s parties de l'ensemble se meuvent ; il n'y en a pas mouvement dans l'ensemble. Aussi ne faut-il pas i les mêmes penseurs qui considèrent tout mouveculier comme relatif traitent de la totalité des ts comme d'un absolu. La contradiction a été z Descartes, qui, après avoir donné à la thèse de la ï forme la plus radicale en affirmant que tout mou-

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^ PERCEPTION ET MATIÈRE

vement est « réciproque » ', formule les lois dt connue si le mouvement était ud absolu '. Leibni après lui, ont signalé cette contradiction* : elle ment à ce que Descartes traite du mouvement après l'avoir déûni en géomètre. Tout mouveme pour le géomètre : cela signifie seulement, à noi n'y a pas de symbole mathémattque capable d'i ce soit le mobile gui se meut plutôt que les axes auxquels on le rapporte. Et c'est bien naturel, symboles, toujours destinés à des mesures, ne pe mer que des distances. Mais qu'il y ait un mou personne ne peut le contester sérieusement : si: changerait dans l'univers, et surtout on ne voi signifierait la conscience que nous avons de mouvements. Dans sa controverse avec Descarte: sait plaisamment allusion à ce dernier point : < ( assis tranquille, et qu'un autre, s'éloignant de i rouge de (atigue, c'est bien lui qui se meut et c'es repose *. »

Mais s'il y a un mouvement absolu, peut-on p voir dans le mouvement qu'un changement de lii alors ériger la diversité de lieu en différence ab: tinguer des positions absolues dans un espace a ton est allé jusque-là', suivi d'ailleurs par E

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