‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 37 sur 59 · IL* V · texte numérisé non relu

IL* V

Aethusa cynapium.

Aelhiif^ri ajimpium est un poison terrible, ayant des propriél(^s narcotl(|ues aussi bien que des elïcts paralysants. Le principal emploi que nous faisons du médicament vient de son aclion sur l'estomac. Il produit une nausée mortelle et du mal de <œur, avec vomissement. Dans le cas d'un enfant, le vomissement consiste en lait caillé, qui est souvent vert. Après le vomissement, lenfanl tombe en arrière fatigué et s'endort. Il se réveille affamé, mange, et vomit. La face est pâle, et il y a des cercles sombres autour des yeux. L'analogue ici est Anlim, cniduw, qui diffère de Aeihusa par la langue chargée en blanc. Un autre remède est Cale, ostr. oa Cale, ac, qui a le vomissement de lait c^ïillé, et l'enfant a tendance à avoir de la diarrhé^^ a\ec selles sentant le sûr.

ClCUTA VIROSA.

CiciUa virosa, un autre membre du groupe, quand il est pris en certaine quantité produit de la congestion de la base du cerveau el du bulbe. D'abord le patient est rigide, avec les veux fixes, la face bleuâtre et de Téeume à la bouche. Ensuite passe une secousse, ou une série de secousses, de la tête h travers le corps. Le malade est souvent inconscient, les mAchoires sont ferm-éos, le malade mord sa langue. Ces symptômes spasmodiques sont suivis d'une profonde dépression. Ces symptômes indiquent Cicuta dans l'épilepsie, les spasmes par des vers, el aussi dans certaines formes de spasmes puerpéraux.

Nous notons, aussi, que Cicula, en i)lus de ces symptômes, développe des phénomènes qui ressemblent aux effets éloignés de la contusion du cerveau. Les pupilles sont dilatées; il y a aussi du verticre et du mal de tête.

Cicula attaque aussi la peau, produisant une éruption pustuleuse, avec croûtes jaunâtres couleur de miel, particulière-

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ment vers la bouche, et agglomérant les moustaches. 11 a môme guéri deux cas d'épithéliome quand la production cancéreuse était couverte de ces croules couleur de miel.

Berberidacées

B^^rberis vulgaris npparlionl à Tordre des Berbcridiicécs, avec Caulophijllum et Pndoph\iUum. Il contient un alcaloïde appelé Berbérine, qui, (railleurs, se trouve aussi dans r/7i/dra^tis canadensis. Certains chimistes ont môme dit que ce

quort vend comme chlorure d'Hvdrasline n'est pas du tout de

liyd rastine, mais du chlorure de berbérine. Cette berbérine,

quaiicl elle est donnée à grosses doses à des animaux, produit

<^e l'iigilation, du tremblement convulsif, de la soif, de la diar-

rhéo, «L finalement de la paralysie des extrémités inférieures.

'-hoxnme est beaucoup moins facilement empoisonné que les

aium^jjux inférieurs.

i^e'j-/). vulg, agit plus sur les reins et la vessie que sur aucune aulro partie du corps ; puis sur le foie, et enfin sur les muquevis^s. Il atteint aussi les puissances vitales et endommage *2 rixitrition, comme on le voit par la face creuse et la prostration <excessive.

'^"^'-B^nt tout, nous envisagerons les symptômes du rein comme '^^ F^lus importants. Tout comme je disais que je reromman- <ler^Î3 Digitalis pour plusieurs maladies quand les symptômes ^'" poeur décident pour elle, de même je recommanderais Bevoeri^ dans certaines affections : péritonite, métrite, etc., quand P^^^-c^ minent les symptômes rénaux de Rerberis. Nous trou* ^ûnçi «dans les régions rénales des douleurs piquantes, creu> sarii,f^^^ tirantes, pires par la pression profonde, car elles sont ^^'^•^lïiment dans les reins eux-mêmes. Ces douleurs tirantes f^^^ndent dans le dos et le bassin le long du trajet des ureere^^ Il y n une sorte de douleur tensive, pressive dans le bas '^^ ^Os ; le dos est senti raide el engourdi ; des douleurs d'un ^^"îrooi^ixî piquant ou tirant irradient des reins en descendant ^^*r> ^^ du dos. Un autre symptôme qui semble être ivirticulier !, ^f^bcrifi est une sensation de ruissellement comme si de

^ sortait à travers la peau. Cesl un symptôme particulier ' 5ï^i peut indiquer fortement Bcrbcris comme remède, j . ***"ivant maintenant à la vessie, nous trouvons très marquée

^"^e douleur coupante dans la vessie, s'étendant en bas dans

l'urèthre, une douleur brûlante même après la miction. L'unnc elle-même présente des caractéristiques marquées* Nous la trouvons jaune, trouble et floconneuse. Quelquefois le sédiment est blanchritre, devenant plus tard rouge et farineux. Avec ce» symptômes urinaires existent les douleurs tirantes que je vien»* de mentionner. Maintenant, chaque fois que vous avez ce*^ symptômes rénaux et vésicaux, vous devez penser à Berbens que la maladie soit une inflammation de Tutérus, des intestins, du péritoine, ou de toute autre partie du corps. La faco exprime ordinairement une maladie profonde par son aspect •creusé et fatigué. La prostration générale est grande.

Quelquefois le môme état survient dans les affections du foie. On trouve d'une façon très caractéristique une douleur poignardante sous les fausses côtes droites. Ces douleurs semblent frapper en descendant de la région hépatique à travers l'abdomen. Ces symptômes peuvent indiquer la présence de calculs.

Les selles de Berberis sont accompagnées d'une violente brûlure à l'anus, comme si les parties environnantes étaient douloureuses ; désir fréquent ou constant d'aller à la selle. Ces symptômes ont suggéré l'emploi do Berberis dans la fistule anale.

On peut aussi employer Berberis chez les femmes quand la leucorrhée ou la difficulté menstruelle sont associées aux symptômes urinaires particuliers du médicament.

Berberis doit être étudié à côté de Pcreira brara, La différence entre les deux médicaments est celle-ci : Avec ce dernier, les douleurs vont tiraillant en bas vers les cuisses, tandis qu'avec le premier, elles vont rarement plus loin que les hanciies.

Quand une fistule anale a été opérée et que d'autres affections s'ensuivent, Cale, phosph. est le remède.

Nous pouvons aussi employer Berberis dans les ipaladies de? jointures, quand il y a ces douleurs tirantes et brûlantes oî cette sensation de ruissellement. C'est aussi un médicament très utile dans le rhumatisme ou la goutte, quand existent les symptômes urinaires caractéristiques. Ceci le place à côté de Lithium carb,, Benzoic acld,. Cale, oslr., et L\jcopodium,

Benzoîc acid. est utile dans la goutte et le rhumatisme avec symptômes urinaires quand l'urine sent très fort, odeur comparable à celle de l'urine des chevaux.

Cale. ostr. a une urine très fétide, avec un dépôt blanc au lieu de trouble.

Lycopd. est utile dans le rhumatisme ou la goutte, quand l'urine contient un dépôt d'acide urique.

PODOPHYLLUM PELTATUM.

r^f^dophiilhim prllalum ost la mandragore ou pomme de mai; c*<îs.t aussi un membre de l'ordre des lierbéridacées. C'est une ploràte qui croît à une hauteur de i ou 3 pieds avec des feuilles él en dues comme une main ouverte. On en trouve beaucoup à la lisière des bois. Les parties employées sont les racines et le fr*vii de la plante, .\ppliqué à Texlérieur, Podoph. produit un étal d'ulcération de la peau ressemblant à l'intertrigo. Si la pilote pulvérisée va dans les yeux, elle produit une inflaimpatioii <les yeux, et môme un ulcère perforant de la cornée,

I^o point central d'attaque de la drogue, cependant, est dans 'abdomen. Peu de temps après son absorption surviennent de '*'i diarrhée, des douleurs de coliques, la selle bien connue cju J'»alin, expulsée comme l'eau d'une pompe, précédée de renvois et de vomissements, d'une contraction spasmodique de l'esorrkixc: faisant pousser des cris à Tenfant ; diarrhée qui nous ^^^ ponser à Sulph,, Dloseorea, Brijonia, Nairum Sulph,, et <[«^»elc|iies autres remèdes,

'^^^ plus de son action intestinale, nous trouvons qu'il agit

^^^'^ 1g foie, et c'est le principal usage qu'on fait du médica-

iTfîc^nt. Il est indiqué dans le foie torpide ou chroniquernenl

P^^S-e 55 lionne. I-e foie est gonflé et sensible, et la friction sur

^r*c>-c}hondre droit soulage celte sensation. La face et la sclé-

*-*<^|Vjic5 deviennent teintées de jaune. Il y a un mauvais goût

■^ ^^ lii bouche, venant évidemment de la décomposition de la

^^.^*"iturc dans le tractus intestinal. 1-a langue est couverte

.,» , J^3^^^ ^^^ ^" blanc, et prend l'empreinte des dents. La bile

. ^^î^sit dans la vésicule, formant des calculs : ainsi nous

^y^'^'cins Podoph. indiqué dans cette maladie tourmentante, la

n^ **^I^e hépatique. Les selles sont comme nous l'avons mention-

j^-| ' <^vi elles sont constipées et claires, montrant l'absence de

j^*^~ d'cs symptômes de Podoph, ressemblent beaucoup à ceux

^,^ ^^f <^rcurlm, Ils ont mérité ù la drogue le nom de mercure

1^ ^^^cil. Elle est beaucoup moins dangereuse, cependant, que

j^*^^rcure.

j'^^^^i'îni les remèdes produisant ce symptôme, la langue prend ^]^^^ freinte des dents, Mercurius est en tête de la liste. A côté jy^ ^i, nous avons Podoph. puis Yucca filnmentosa, et finale-

j^t Rhus iox., SlrQuif et Ars. met.

j-j^ ^^doph. produit aussi le prolapsus du rectum avec la diarsj^"^^^. Le rectum fait saillie avant la selle {Nux vam. après),

^^ialement le matin. Podoph. semble aussi avoir le pouvoir

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de produire ei de guérir le prolapsus de l'ulérus avec les syinp lûmes s'accoinpagnanl de pesanteur avec névralgie dans l'ovaire droit, s'élendanl en bas dans la cuisse, douleur de dos. ei souvenu coexistant avec ces syniplonios du prolapsus du rectum.

Comme remèdes concordants avec Podoph. dans ce prolapsus, nous a\ons Nux vom. et Sepia,

Podoph. est un remède de valeur pendant la dentition. Il ne semble pas agir sur le cerveau, cependant il cause une irritation cérébrale réflexe, que ce soit seulement par les symptômes abdominaux ou par les dents. Les symptômes qui l'indiquent en plus des symptômes gastriques sont les gémissements et les lamentations pendant le sommeil (non pas des cris avec un bruit perçant, soudain, comme avec Bellad., mais un cri douloureux) ; Tenfant frotte ses dents ; la tête est rejetée en arrière et roulée de côté et d'autre.

Maintenant, nous trouvons Podoph. indicjué dans les fièvres, ordinairement d'un type rémittent, jjarticulièrement dans la fièvre bilieuse rémittente. Pendant le frisson, le médicament ne produit pas beaucoup de symptômes caractéristiques ; mais pendant la fièvre, le malade est endormi et quelquefois délirant.

Spigelia anthelminthica.

Sipgelia fait partie de Tordre des Loganiacées. Ce n'est pas difficile de le comprendre comme remède, si nous fixons notre idée sur ce qu'il agit sur les nerfs comme un remède névralgique, ayant comme grande caractéristique la névralgie.

Associés à ces symptômes névralgiques, nous trouvons presque toujours des symptômes sympathiques de la tête, qu'ils soient névralgiques ou non. Mentalement, nous trouvons que le malade présente de la crainte, de fanxiété, des pressenti ments, comme s'il allait arriver quelque chose. C'est un symptôme très commun chez les hommes et les femmes à névralgies, spécialement ceux dont les nerfs sont très affaiblis. Un autre symptôme qui apparaît quelquefois est la crainte des choses piquantes ; par exemple, le malade a peur des épingles. Il y a souvent aussi de l'angoisse précordiale.

La névralgie elle-même, si elle atteint la tête, commence à l'occiput, et vient en avant, et s'établit sur l'œil gauche. Elle peut aussi atteindre les joues, partirnlièrement la gauche. Elle a aussi des douleurs brûlantes, secouantes, tirantes, aggravées

par tout bruit ou loul criiqLUMuoiil du corps. Elles sont ordinaireineat pires, aussi, au cliaugeiueiit de temps, spécialement au temps orageux. A laciné de la douleur, il y a ordinairement un vomis&ement bilieux. La période dexacerbation est très marquée. La douleur commence le matin avec le sommeil, augmente pendant le jour, et diminue vers le soir.

Nous trouvons souvent Spigelia indiqué dans la migraine quand le malade ne peut supporter ni bruit, ni craquement du ';orps.

Spigelia est notre remède essentiel de la névralgie ciliaire. Celle-ci peut être dans Tun quelconque des yeux, mais cependant plus souvent dans le gauche. Les symptômes de Tœil sont I^s suivants : Il peut y avoir de la photophobie par une rétinite légère ; des douleurs aiguës, poignardantes dans Tœil, ou irradiant de Toeil. La région sus-orbitaire est sensible au toucher. Le globe de Toeil est senti comme gonflé, comme s'il était trop grand pour l'orbite. Avec ces symptômes existent <iu larmoiement et du coryza.

Trois remèdes sont ici à comparer avec Spigelia. L<^ premier osl Mezercuni. (|ui est utile dans la névralgie ciliair*^ [.es dou leurs irradient et i'rapi)c»nt vers le bas.

Il V a une sensation de froid dans TomI, comme si un courant d'air froid soufflait sur l'œil. Il est spécialement indiqué quand les os sont atteints, spécialement après l'abus du mercure.

Un autre remède est Thit/a ; il est utile dans la névralgie ciliaire. ('omme Xîezereum, il a la sensation de froid dans l'oeil, mais les douleurs prennent la direction opposée, elles vont en haut et en arrière.

Un autre encore est (yedron.

Spigelia est un remède de valeur pour le cœur : On doit y penser quand il existe des douleurs aiguës picotantes dans le côté gauche de la poitrine, et frappant dans le bras et le cou; quand, en plaçant la main sur le cœur, on a une sensation particulière de frémissement e^'itaire. ï>e patient est pire par le plus léger mouvement des mains ou des bras. Il ne peut rester étendu. I^ pouls n'est pas synchrone avec le cœur.

Spigelia peut être employé pour les vers. Il donne les symptômes suivants : strabisme par irritation abdominale, secousses sur les yeux, pâleur de la face, avec cercles bleus autour des yeux. Ijo patient se sent défaillant et nauséeux en se réveillant le malin quand il y a de la faim, avec soulagement par le déjeuner ; colifpie pire vers te nombril : selles consistant en mucus, matières, et vers.

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