‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 38 sur 59 · LEÇON XI.II · texte numérisé non relu

LEÇON XI.II

Sellnium.

Seleniiim essi un isomorphe dti Soufre el lui ressemble <ihi miquement et médicalement. Nous Irouvons qu'il produit très peu d'effet sur le sang et les vaisseaux lymphatiques, mais il agit sur le système nerveux. Nous trouvons souvent qu'il est le remède dans les maladies nerveuses. Il semble produire une faiblesse ou une débilité gênêrcde envahissant toUles les parties du corps. Cette débilité se montre par la facilité de la fdligue par tout exercice ou travail. Si le malade reste debout un i>eu tard dans la nuit^ ou exerce un peu trop son esprit, il est épuisé toute la journée suivante, el en est incapable de travail mental ou physique. Partieulièremcnl il est affaibli par le temps chaud. Il est évident que le temps chaud Taffaiblit, car la faiblesse augmente avec la chaleur du corps, et il devient plus fort quand le soleil tombe et la température avec lui. Il est indolent en raison de celte débilité. Il a besoin de dormir simplement à cause de sa faiblesse, et cependant il est toujours plus mal après le somjneil. Il ne peut supporter aucune fatigue nerveuse, et en conséquence, il est aggravé par les émissions séminales, volontaires ou involontaires. Comme résultat de la perte séminale, il y a le jour suivant de l'irritabilité, de la confusion mentale, du mal de tête, une faiblesse presque paralytique de la moelle, de l'écoulement involontaire de liquide prostatique, du suintement de sperme pendant le sommeil, et après la défécation et la miction. Maintenant vous pourrez noter la ressemblance du médicament av^ec Sulphur. Les deux ont les effets fâcheux de l'épuisemnet mental et de la perte de sommeil, et les deux ont les émissions involontaire? et la prostatorrhée. La distinction tient dans ce fait que Sélénium est pire dans le relâchement. Ici vous trouvez deux subs tances applicables dans des conditions semblables, et cependant cette ombre de différence est suffisante pour vous rendre capable de savoir lequel est le plus utile pour votre cas. Ijps deux ont l'impuissance. Avec Sulphur, il y a plus de refroidis

sèment et de rides des organes génitaux. Avec Sdtnium, il y a plus de cet abandon total ou relâchement, de sorte que le sperme s'échappe involontairement et suinte.

Nous pouvons être amenés à employer Sélénium pour les séquelles de la {ièvre typhoïde. Quand le malade commence à marcher, il y a une débilité tellement grande de la moelle, qu'il craint d'être paralysé. Vous voyez encore la grande similitude qui existe entre Sulphur. et Sélénium. Sulphur. est inestimable dans la dépression consécutive aux maladies qui ont traîné en longueur. Ceci aussi nous lavons dans Sélénium. Sélénium n'a pas des symptômes si caractéristiques que SulpJiur. canline les flux à la tête j^ar le moindre mouvernent. Sulphur. a plus de cette sensation de faiblesse avec anéantissement le matin, qui n'est pas marquée avec Sélénium.

Nous trouvons aussi Sélénium indiqué dans le mal de tête d'origine nerveuse. La douleur est d'un caractère piquant et est ordinairement située sur Tœil gauche, et est pire par la chaleur du soleil. Il faut noter aussi comment le temps ciiaud influence le malade de Sélénium.

Les maux de Icle reviennent d'une façon tout à fait périodi que chaque après-midi, et sont augmentés par les odeurs fortes, comme celles des tubéreuses, du musc, etc. Ce mal de tête est évidemment nerveux parce qu'il est associé à une profonde mélancolie, et un flux profus d'urine claire et limpide. On trouve souvent ce dernier symptôme chez les malades hystériques. D'autres remèdes, cependant, l'ont plus marqué que Sélénium.

Une autre indication de l'origino nerveuse de ce mal de tête se voit dans le fait que le malade est pire en buvant du thé et par certains acides, particulièrement la limonade. Même l'eau de tamarin aggrave. Ici encore nous avons des ressemblances avec Sulphur, dans le retour périodique du mal de tête. Avec Sulphur, cependant, il ne revient pas chaque après-midi, mai^f il revient chaque semaine, et ce remède n'a pas l'aggravation par le thé, quoiqu'il Tait par le café.

Vous trouverez les deux remèdes indiqués dans le mal de tête des buveurs et 'de ceux qui se livrent à des abus. Le mal de tête de Sulphur, est pire par toutes les formes de boissons alcooliques. Le mal de tête de Sélénium est quelquefois amélioré par Veau-de-vie, comme le sont aussi les symptômes gastriques. Vous trouverez que le malade a un désir d'eau-de-vie. MaintenaiTt ce n'est pas le besoin du buveur. C'est le résultat d*une faiblesse particulière de l'estomac dans lequel il y a une sensation comme si le malade avait besoin de quelque chose

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pour le stimuler, cl l'cau-de-vie est désirée parce quelle a un effet palliatif temporaire. Vous trouverez le même symptôme avec Staphisagria et Hépar siU(., tous les deux ont ce grand relâchement et ce tiraillement ou manque de ton dans les parois de l'estomac et l'insulTisance consécutive de sécrétion de suc gastrique.

Seleiiliun est indiqué dans une forme particulière de coiislipaikm. Il nous a été très recommandé, mais il a échoué dans le seul cas où je '*m employé. La constipation pour laquelle il est indiqué est ie purement à l'atonie du lube digestif. Laction péristaltique est presque nulle, de sorte que les fèces sont retenues. Elles sont dures, et sèches par l'absorption de leur humidité, et il faut les enlever par des moyens artificiels ; on dit que Sélénium tonifie le rectum et prévient le retour de ce symptôme. l>e même symptôme se trouve avec Alumina, Opium, Plumhum et Bryonia, mais ceux-ci ne sont probablement pas indiqués aussi souvent pendant la convalescence.

Une autre particularité de Sélénium, qui qualifie ses symptômes est le caraclère du sommeil. Le malade dort par sommes de chat. Il se réveille souvent la nuit, ou est facilement réveillé par tout trouble léger. Il se réveille précisémenl à la même heure chaque matin avant le moment où il se lève d'iiabilude, et à ce moment tous ses symptômes sont pires. Ici il ressemble à Sulphur. Ces sommes de chat sont caractéristiques de Sulphur, La vraie insomnie de Sulphur. est celle-ei : le malade est réveillé de son sommeil et est alors tout à fait réveillé, et n est pas près de se rendormir. Il n'a pas cette heure périodique de réveil chaque matin qui demande Sélénium.

Vous trouverez une autre ressemblance entre les deux drogues dans les affections de la peau. Sélénium est utile dans les maladies de la peau, particulièrement quand il y a des démangeaisons dans les plis de la peau comme entre les doigts, el vers les jointures, particulièrement à la cheville..

La démangeaison peut aussi survenir par petits points el est accompagnée de fourmillement, montrant ici encore l'atteinte du système nerveux. Ija chevelure tombe, aussi bien que les sourcils et les poils des autres parties du corps. On trouve sur le cuir chevelu une éruption eczémateuse d'où suinte un liquide séreux après le grattage. Ici encore, il ressemble d'une façon étroite à Sulphur. mais se distingue de ce remède, si le malade est assez âgé pour décrire son cas, par ce picotement par place.

Nous trouvons quelquefois, quoique non souvent, que Sele

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niuni, comme SiUphur, est indiqué diins les aHections chroniques du /où?. Il est spécialement demandé dans l'augmentation de volume du foie a\ ce perte d'appétit, particulièrement le malin ; il y a un enduit blanc sur la langue, ce qui le sépare de Sulphur. Et aussi, quand Su/p/mr. a la perte d'appélit, il a laugmentation de la soif, ((ui manque avec Sdenium, Il y a des douleurs aiguës piquantes dans la région hépatique, pires à tout mouvement et à la pression. On trouve de la sensibilité du foie ; il y a une particulière éruption fine, sur la région hépatique. Si ceci est présent. Sélénium est le seul remède auquel Vous puissiez [Mînscr pour répondre à votre cas.

Sélénium a une action très marquée sur le larynx et les poumons. Beaucoup d'animaux furent empoisonnés avec Sélénium, 11 produisit rinflammation de la mmpieuse du larynx, la congestion des poumons a\ee exsudation dans le tissu pulmonaire. L'examen post-mortem montra que la muqueuse était eoiigeslionnée, avec des points sombres pour|)res, de-ci delà, L'incision, au contraire, était suivie de suintement de sang et de sérosité écumeuse. J'ai employé Sélénium avec iSuccès dans Y enrouement des chanteurs, particulièrement lenrouement aj)paraîl dès qu'ils commencent à chanter. Il peut aussi être employé quand l'enrouement apparaît après un long usage de la voix. Il y a une fréquente nécessité de clarifier la gorge en raison de l'accumulation d'un p-fMi de mucus collant. Les symplômes sont très suspects d'un début de tuberculose laryngée. Ici Sélénium se groupe avec Arum trip., Sponyia, Causticum, Carbo leg.^ et Phosphorus.

Arum triph, a des elïeis entièrement dilïérents, mais il a une grande ressemblance symptomatique a\<:c les symptômes de la gorge de Sélénium, Il est aussi utile pour l'enrouement des chanteurs et des orateurs, mais est spécialement indiqué quand la voix (ait soudain dé [nul pendant (pi'on s'en sert. Par exemple, le malade parle d'un ton identicjuc quand la voix se casse soudainement et monte à un diapason plus élevé.

Les antidotes dé Sélénium sont Puisât, et Ignaiia. China et le vin lui sï)nt antipathiques. La débilité cousée par Sélénium, dit Ilahnemann, est très accrue par l'usage du quinquina. L'émaciation causée par Sélénium est très semblable à celle de Cinchona, Nous avons l'amaigrissement et la débilité par perte de fluides de l'économie. Cela se trouve aussi avec Cinchona; de là Tantipathic des deux médicaments.

Leçon xlui

SUU'HUR.

Sulfjhur. est un élément avec lequel vous êtes toufe familiers. Il faut avoir soin d'avoir la substance parfaitement pure. Le soufre sublimé quon achèle est très impur. Il contient cerlaiiis dos acides oxygénés du soufre, du Seleniuni, et souvent aussi de Tarsenio. Ouand des substances chimiques sont asso ciées de celle fa<M)n dans la nature, c'est un fait qu'elles doi vent être nupprocliées médicalement . Il y a aussi une relation entre la plante et le sol dans lequel elle croîl. Ainsi, la Bella donc, qui croîl dans les terres i\ chaux, se rapproche médicalement de Calcatea, Lagaric ne croîtra jamais là où il y a de la houille ; vous ne trouverez aucune relation entre Agari eus et les charbons. Cisius canwlcnsis croît là où il v a du mica, en conséquence, vous pouvez attendre des relations entre ce médic-ament et Magnésium,

On j>eut dire que Sulphur. est le remède central <le notre matière médicale. Il a des relations bien définies avec presque tous les médicaments que nous employons. I^ grande utiilité de Sulphur, vient de cette particularité qu'il est notre partie essentielle dans le manque tic réaction. Ouand l'économie refuse de répondre au rcmèdo correclemenl choisi, quelle que soil la maladie, qu'elle curr(»sponde ou non comme caractéristiques à la syniplomatologie de Sulf>hut\ ce sera souvent le rehiède qui relèvera le cas, ou qui préparera la voie pour un autre médicament cpii sera «'uraleur. Cette qualité de Sulphur. vient de sa rehition a\(M* ce <|ue Hahnemann a|>pelait la psore : ïlahnenLinn pvns.iil. ce qui est pratiquement vrai, que lors- (ju'unt^ maladie o>l suppriméi» (et une maladie est supprimée quand elle esl attirée de la surface à Tinlérieur du corps), il se forjne mie constitution ou une dvscrasie <pii, dans la suite, modifier.'! toutes les anomalies dont le patient peut .souffrir. Par (exemple, ime (^ruptîon sur In ]>enu est guérie ou rentre par une a|)plicntion exlerne. Dans la suite, ce peut ôlre quel-

MATii:RE MKDiCAU- ( LiMyit: i:.l5

que ttiinps après, uiie autre maladie peut apparaître. Mais c<?la n*esl pas nécessairement une affeclion cutanée. Pathologiquement, cela peut en être entièrement différent. Par exemple, par suite d'une exposition au froid, k malade contracte une pneumonie. C^tte éruption spontanée modifie la maladie de telle sorte qu'elle n'est curable que si la même éruption i^ i>cproduit sur la peau. Alors vous serez étonne de voir combien promptemenl le remède qui, auparavant, refusait d'agir, guérit maintenant le cas. Souvent Sulphiu'. a rappelé de telles maladies supprimées, et dans ce fait tient sa grande application dans la pratique. Il est particulièrement applicable après la suppression d'une démangeaison.

SiUphur, est spécialement a(l;i[)lé aux personnes il'un teint plutôt clair (quoique les [>ersonnes brunes puissent aussi gatfaer à son influence), qui sont facilement en colère. C'est un de nos princii>aux remèdes <lans le traitement des ïiègres ; que cela soit dû ou non au rapide dévelo[)pement de la scrofule dans cette race, je ne le saclw». Il est aussi indiqué <'liez les personnes qui sont sujettes aux affections de la peau, particulièrement celles qui ont une peau rude, rugueuse, (fui ont facilement des éruptions de caractèn's variés, du sini|)le éryihèuu* à l'ecxéma. li y a aussi facilement xuw ^uleur félifle du corps. C'ette odeur [muiI venir en partie de la saleté, car le malade type de Sulphiir. naime [)i\<i Vv:n\. l.v bain n^grave ses sujets de idaintes. Il v a. en outre. \\n véritable désroût <le Teau. (]k?tte particulière odeur ou <'xhalaison désagréable de la p(»au n'est pa? diminuée par le laxage : aussi on |>eut consiib'»rer que c'est une anomalie résuUant <b's sécrétions inquires de la p^»au. I^* malade a des tissus [>lut<M rpais. Son syslème pibMix esl rude et grossier. Il y a du goût pour b»s boissons ab-ooliques. spécialement celles d'un type grossier, connue la bière, l'Aie, le whiskey, etc.

Le malade niarebe |dul<M baissé ea raison de la faiblesse de la colonne. Et aussi, eonune je l'ai déjà dit. il man<pie <le réaction pour les remèdes aj>parenmienl indiqués.

Dans le manque de réaction, Sufithur. n'est |)as seul. J'ai fk'îjà parlé de la valeur de Psorintim «lans ce 4'as. On devrait aussi penser à Cupruni. Nous av<»ns aussi î.auroecraiiufi, dans les affeclituis d»» la poitrine, j^irtieulièren^ent dans b»s maladies des poumons, (pii ne répondent pas au traitement : ValcriafK ol Ambra tjrisca dans les maladies n(Tveuses : et ('arho reg., |\nrticulièremenl dans les affections «abdominales et le c<dlapsus, <pu est marqué par une respiration froide, des genoux froids, etc.

iao

MAJILHE MiiOlCALE CLIMOUE

Maiiitouant, parlons de riiclion de Sulphur, sur la circulalion. Dans presque tous les cas dans lesquels il est le remède, vous trouverez un dérangement de ki circulation. 11 semble agir d'une façon prédominante sur la circulation veineuse, produistUit une sorte de pléthore. Mais ce nest pas une vraie pléthore. C'est le résultat d'irrégularités d.-uis la distribution du sang, par lesquelles certaines parties du corps deviennent congestionnées. Ces congestions, pour parliT d'une manière générale, sont telles qu'il en survient parli<'ulièrement jmr des troubles abdominaux, spécialement la plénitude du système porte, l rouble très conunun aujourd'hui. Sulphur, est spécialement hidiqué dans la pléthore, qui est venue de la cessation soudaine d'un écoulement accoutumé, particulièrement un flux hémorrhoïdal. Par exemple, des hémorrhoïdes ont tout à coup cessé de saigner, et la plénitude de la tête, a\ec distension des vaisseaux sanguins, montre (ju'il en est résulté de la congestion de ces parlies. Sulphur, dans ces cas, fera cesser la congestion et rélahlira le flux accoulumé. Alors \ous pouvez procéder avec Sulphur, ou avec tout autre remède, selon les indications du cas, pour guérir le flux anormal de la manière couvenable.

La congestion de la tête, pour laquelle Sulphur, est indiquée, est accompagnée de roulement dans les oreilles (congestion des n(M'fs auditifs), de rougeur de la face, ce symptôme étant pire à l'air libre et mieux dans une cliambre chaude. La tête est sentie lourde et pleine presque à éclater. Le malade se sent pire quand il s'incline.

Sulphur. e.st fréipieinment indiqué dans la congestion de la poitrine avec ou sans hémo[)lysie. 11 y a une grande difficulté pour respirer. Le patient se sent 1res o])|n-ossé et a besoin d'avoir toutes pories et fenêtres ouvertes. Co^ symptômes sont aeconij^agnés de \iolentes [)alpitations de cour, cet organ<* essavant de faire compensation à l'anumenlatioii de la quantité de sang dans la cavité thoracique.

Si on me permet d'employer cette expression, il y a trop de sang dans ]v cœur. Le sting afflue dans cet organe et jiVst pas enlevé assez rapidenuMit i>ar sa contraction. Ceci est un symptôme très ronnnun indiquant Sulpliur, et (|ui le demande spécialement ({uand le malade est troublé la mût par un soudain afflux de sang au <;(enr, avec \iolente palpitation, respiration très i)énil>le. sensation comme si le i)alient allait suffoquer si oiî ne lui donne pas d'air frais. Ces symptômes peuvent aussi cMre éprouvés pendant le jour })ar l'ascension d'une hauteur ou par un exercice quand le cu:nr est api)elé à faire

MATifeRE MKHICALF. CMNIOÏE 'iflT

un travail supplémentaire. SouvcmU lo malade ressent comme si le cœur était trop grand pour ?a cavité thoracique.

Comme autre symptôme do la distribution irrégulière du saniGT dans Sulphur, nous avons la rougeur des divers orifices <iu corps. Ce symptôme est très caractéristique du remède. Lt^s lèvres ont une riche couleur rouge. Ce symptôme indique souvent Sulphur, dans la pneumonie, la scarlatine, la dysent(^rie et lanémie. La rougeur des oreilles peut être notée quand le rpste du corps n'a pas une couleur anormale. Avec celte dernière indication Sulphur a souvent obvié au mal d'oreillos chez Ips enfants, ou guéri Térysipèlc. Nous trouvons aussi celle rougeur le long des bords des paupières, leur donnant lapparence d'avoir été peintes. Nous trouvons de la ro\igeur à l'anus, avec sensibilité douloureuse de la récrion. Ce symntome est particulièrement utile dans la diarrhée des enfants, ï/enfant crie de douleur au moment de la garde-robe. C^ symptôme à lui seul peut souvent vous amener h décider que Sulphur. est le remède. Le même symptôme est aussi vrai h la vulve qui est trouvée rouge.

Une autre expression très commune de l'irrégularité de la circulation est le flux de chaleur. Ce n'est pas seulement j)our les flux de chaleur qui surviennent à la ménopause que Sulph. est indiqué, mais pour les flux de chaleur qui peuvent survenir dans une maladie ou qui viennent dans la convalescence.

I^ flux est suivi de plus ou moins âh moiteur, qui donne du soulagement. Pour être purement caractéristique de Sulphur, c'est souvent accompagné d'autres symptômes, comme par exemple une sensation de chaleur au sommet de la tête. Dans ces cas, les pieds sont facilement froids et le malade se plaint d'une sensation de faiblesse à l'épigastre, particulièrement pire dans la matinée, de 10 heures h midi. Si vous guérissez souvent les flux de chaleur avec Sulphur, quand ce symptôme est absent, vous n'y manquez jamais lorsciue vous avez cette chaleur au sommet de la tète, les pieds froids, et cette sensation (ie défaillanc/C h l'épigastre. Dans les flux de chaleur <]e la ménopause, A^ous pouvez aussi penser à î.arhcsis, Sulph. ncid., Nilrite (Tamyle, et Kali hichrom.

Une autre démonstration de l'action de Sulphur. sur la circulation se montre dans la fièvre de ce remède. Sulphur. n'est pas particulièrement indiqué dans les états lyphiques ou se]v tiques. Il n'y a aucune indication q\ie Sulphur. produise dos changements dans la composition du sang comme ceux de la scarlatine, des fièvres typhoïdes et des états septîques en gérif^ral, de telle sorte que par ce fait nous ne ])ourr!ons pas

MATIKRE MI:DICALE CMM(>«'K

doiiiier Sulfjhur, Il osl indiqiKJ quand la fièvre est d'un tvpe rémittout ou coiilinu. 11 peut èlre employé après Avonil, pour la ûè\n5 syuoquo pur<;, quand en dépit de Tusage de ce remède, la séclioresse chaude de la peau persiste et qu'il n'y a ni réaction, ni sueur critique, qui donne le soulagement nécessaire. Heure après li<nire, jour après jour, la fièvre continue. Ofi cela peut èlre pour celle quon a appelé continue rémittente, et qui est celle dans laquelle il y a une exaeerbalion chaque soir et une petite chute \ers le matin, la fièvre ne partant jamais complètement. Vous pouvez donner Snlphur. quand cette fièvre approche de Tétai typhoïde, conduit par ces indications; le malade commence ù être jissoupi avec 8a fièvre. Sa langue est sèche et rouge aux l>ords et à la pointe, et il répond aux questions très paresseusement et 1res lentement. Le malade est littéralement brûlant avec la fièvre. La comluislion d'oxygène de l'économie produit ces symptômes. Sulphur. agit merveilleusement dans ces cas.

Sulphur peut aussi être indiqué dans les types intermittents de fièvre. 11 n'est pas mi spécifique pour la fièvre intermittente ou malarienne, et cei>endant il a la f)ériodicité dans ses symptômes. Ici vous devez le clioisir |->ar les symptômes bien connus la torpeur avec la lenteur pour répondre aux questions, les frissons ne s'arrêtent pas malgré le remède indicjué, ou plus Fréquemment si le type rémittent conimenco et devient intermittent. Il peut nussi être indiqué dans la névralgie malarienno survenant surtout à la face et rexenant pério<liquement (^n résistant aux autres remèdes. Ici aussi vous de\e/ vous rappeler Cinchona et Arsenicum.

Dans ces fièvres, je voudrais vous voir placer Sulphur, à côté de deux autres remèdes. Ceux-ci suivent ordinairement Sulphur. Dans leur syniptomatologie, ils s'appliquent à un cas plus avancé que ne le fait Sulphur, Tes deux remèdes sont : Baplisia et Arfienicum, Baptisia caractérise une fièvre qui est tout à fait typhoïde dans sa tendance. Le cas est absolument pire que celui qui demande Sulphur. Ix* malade ne s'en tient pas à cette torpeur en répondant aux questions, mais il va jusqu*A la stupeur, de telle sorte que le patient toml>e même endormi en A^ous répondant. La langue devient d'une couleur brune ou noirâtre vers le centre et saburrale, prvond les empreintes dos dents. I-es évacuations par la bouche ou les intestins ont une odeur fétide ; la face a un aspect hébété ; le sang est décomposé par l'empoisonnement septiquo ou la prolongation de la haute température.

Arsenicum s'applique h la fièvre inflammatoire plus avnnoAe

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(|U« celk (|ui demaiule Sulphur. ou Aconil. Il a corlains syinptônaes qui rapi>cllenl ce dernier remédie, notamment l'agitation: pouls plein bondissant; peau elmude scSche: anxirHc^ et i>eur d^ la mort; el derrière tous ces symi>loines, il y a évidence de profoiKls changements dans les tissus. L'inflammation va à la destruction des parties atteintes, que la maladie soit la fièvre typhoïde ou une simple affoction inflamnvUoii'e i^ar un refroidissement, comme dans \m catarrhe gastrique. Les symptômes sont aggraAés après minuit :il y a une soif brûlante avec i^Midance à boire peu et souvent, ou une soif brillante avec refus de boire de l'eau parce (lu elle aggrave ces symptômes, spécialement la brûlure comme .un (îharbon ardent dans la i^rtie affectée. Avec tous ces symptômes, le cerveau peut rester purf alternent libre.

^fainlenant, nous >enons 5 considérer l'action de ^ulphur. sur le système lymphatique, englobant sous ce chapitre les glandes et les vaisseaux eux-mêmes. Snlphur, es! notre arme de choix dans la scrofule, qui est, vous le savez, une affection atteignant ce système lymphatique. C'est ici le prince des remèdes. Il est spécialement utile dans le tout commencement de la maladie, quand ses premiers signes se montrent, particulièrement chez les malades ayant le tempérament caractéristique que je vous ai déjà décrit pour le patient de Sulphur. I^ makde transpire de la tête, particulièrement pendant le sommeil. Il y a une tendance marquée aux éruï)tions telles que la croûte Lictée, les cbms, et chez les enfants plus âgés, l'acné. Dans le cas d'enfants, la tête est volumineuse en comparaison avec le reste du corps. I^s fontanelles, particulière- ' ment l'antérieure, restent ouvertes trop longtemps par insuffi-

[ sance de la croissance osseuse. Il y a tenrlance aux affections

^ des os, aux caries, et particulièrement, dans le tout jeune âge,

! au rachitisme et aux courbures du rachîs. I/enfant a un appé-

\ lit vorace: il le montre en saisissant avidement tout ce qui

lui est offert, que ce soit comestible ou non, comme s'il mourait d'inanition. L'assimilation est défectueuse. Les glandes sont si malades que, bien qu'une nourriture suffisante soit introduite dans l'économie, elle n'est pas appropri^^e h la nourriture du corps, de telle sorte que l'enfant est en môme temps toujours affamé et émacié. L'enfant a l'aspect ridé et desséché, comme un petit vieillard. La peau pend en plis et est plutôt jaunâtre, ridée, el flasque. Tous ces symptômes sont précieux pour indiquer Sulphur, A l'occasion, on peut avoir h employer Sulphur. au début d'une sorte d'état négatif.

Vous êtes certain, par une majorité de symptômes que vous

JLjà^

êtes en face 11*1111 cas do scrofule, el cependaiil aucun remède particulier ne semble indiqué. Alors il faut donner Sulphur, qui d-évcloppe les symplômes et montre ce que vous avez à combattre.

Dans le marasme des enfants, vous pouvez donner Sulpitr, quand beaucoup des symptômes déjà mentionnés sont présenls. L'enfant a une faim vorace, spécialement vers 11 heures du malin. En plus de cette faim de 11 heures, je dirai que si vous devez employer Sulphuv, avec succès <lans ces cas, il doit y avoir ces autres symplômes : faim à 11 heures, chaleur au sommet de la tête et pieds froids. Si vous avez ces trois symptômes, Sulphur, ne vous fait jamais défaut. S'il y a seulement chaleur au sommet de la tête, vous devez penser à Calcarea ou Phosphorus.

Une autre affection dont je veux parler sous le chapitre du système lymphatique est la tul)erculose, non que je veuille dire ■cfue la scrofule el la luborculose sont identiques, mais que les vaisseaux lymphatiques ont un travail considérable à faire avec le dévelopi^ement du tubercule. Sulphur, est un remède de valeur dans la tuberculose, quelle que soit la partie du corps qu'elle puisse envahir. Il est spécialement utile dans l'hydrocéphalie tuberculeuse. Ici, il a agi utilement, non pas dans la troisième période, quand le cas est à peu près sans espoir, mais au commencement du processus pathologique, quand il y a de violentes convulsions, de soudains flux à la face ; l'enfant ne peut soulever sa têle h cause de la faiblesse des muscles cer\ icaux. Il a besoin d'être étendu la tête basse. Ce symptôme a une grande signification parce que, quand la tôle est basse, il y a moins d'effort demandé au cou pour tenir la tête. L'enfant crie dans son sommeil. Souvent, en s'endormant, il a dos soubresauts soudains d'une jambe ou des deux. Il pousse des cris dans son sommeil comme s'il était effrayé. La face est rouge et les pupilles dilatées. Ce n'est pas un cas pour BcUiuhme. Brlladone ne peut, n'a jamais pu guérir une méningite tuberculeuse. Les symptômes tendent à apparaître d'une façon périodique. Associés à ces quelques symptômes cérébraux, vous aurez beaucoup de symptômes généraux, dont j'ai déjà mentionné quelques-uns. et que je finirai de traiter dans celte leçon. Quand je vous donne ces symplômes en des groupes différents, je ne veux pas dire que ces symptômes indiquent le médicament seulement quand ils viennent dans leurs groupes res|»eclifs.

Dans la luborculose affeclant les poumons, Sulphur, est indiqua' -seulement au d(fbut; .Te \ou(lrnis ici vous avertir de la

MVllKRF M1':DICALE CLINIQUE iil

niaiiîèpe dont vous devez employé*!' le médicamenl. S'il est

donné sans soin ou à tort, il peut précipiter la maladie que

c'étfiit votre -désir d<3 guérir. Vo)is ne devez pas rcpcler vos

doses irop souvent, et vous ne devez jamais le donner si vous

n'ôtos pas certains que c'est ije i-emède, car la tendance de

^ulfjhur, est de réveiller ce qui est latent dans Téconomie.

J-os. indications [)articulières de Sulphur, sont les suivantes :

^--e corps est senti connue trop chaud. I^ malade a besoin

d*u\'oir les fenêtres ouvertes, sf\ns s'occuper du froid qu'il peut

fairo. Il y a de fréquents flux de chaleur, une sensation de

^ ifi-çj dans IVstoniac, de la chaleur a)i sommet de la tôle, des

P'^ds froids, des palpitations de eu ur en montant, des dou-

1*^11 r s dans le coté gauche de la poitrine, du mamelon vers le

t>îans cet élat, vous |>()uvez donner Sulphur. aussi haut que ^'<>Hs le choisirez, une. deux ou trois doses, et attendre le ré- ^^a1U\|. Veillez soigneusement votre malade, et dans beaucoup ^^ "Csis la guérison surviendra, mais non dans tous.

^"^i>s la tuberculose atteignant les glandes mësentériques, ^^f/:^hur, est indiqué par les symptômes que j'ai déjà mentionnos ^our l'émaciation et la scrofule.

A^ovjs pouvez aussi trouver Sulphur, indiqué dans les mala-

<lies cie la hanche, et dans le gonflement blanc, tous les <le)ix

^j*<'ïïit probablement d'origine tuberculeuse. Vous serez aidés

ri^ Totre choix du médicamnet par les symptômes généraux.

ç '^^^ïns ces troubles tuberculeux, vous pouvez comparer avec

'/^^A>/>ur., Ccdcarea ostr. et Phnsffhonis, Os deux remèdes

^^^^ indiqués chezles enfants scrofuJeux, généralement après

'"^/^^iur. Ils sont indiqués plus par le caractère général du

"^^^^crJe que par les symptômes du cerveau seuls. Les trois

•j^^^^-^^es, comme vous le savez, ont la môme imiM^rfeclion <le

J^^^'^X^ppement des tissus. Le malade de Sulphur. est plutôt

J^ 1^^ maigre que cehii 'de Cale, os/r., mais Cak. s'applique

•^ ^^ î vilement à un enfant gras, flas-que, en apparence bien

|^^^^^^^»-i : la pfdeur et la mollesse de la chair vous montrent que

/^' ^^ veloppemenl de la graisse a été obtenu au détriment des

^^\^^^s tissus. \J\ sueur du malade de Sulphur. a une odeur

l' *^5*^: avec Cale, la sueur est sur le cuir chevelu, et est

^Ic. phoRph. vous donne ces symptômes. Il y a tendance ^ *" ^ maeiation plutôt qu'à l'obésité : l'abdomen peut ôlre gros, ^^îî=^ a plutôt tendance à être flasque; les fontanelles, spécia- ^^^'^^^nt la postérieure, restent ouvertes trop longtemps.

^"^ri autre remède enrore est Apis. Vous savez qu'Apis, est

>ii2

MATIKRH Mi:nir.\LK cLiMorr-

un des moilUMirs romèdes <lans la méningite luhorculeuse. Il est très semblahlc n Sulplmr. Los dvxix ronu'des sont indiqués dans les symptonn^s cérThraiix \<Mianl de la répercussion d'une éruption, Sulfthur, si c'est d'une éruplion clu-oniquo, Apis, si elle était aiguc. .Xîéiuc ici ils so rapprooliont. La meilleure distinction à faire est ecUe-ci : Apis est intli<|ué quand il y a un épanehement cérébral bien marqué*; le malade crie avec un cri perçant. De plus, on devrait eomparer l'agitation des deux remèdes. \\vc Suiphitr. le malade ne dort pas du tout, ou il se lève tout à couj) de son sommeil, ou dort par sommes de chat. Avec Apis, nous avons ce tableau : l'enfant est endormi ; il se réveille soudain de son sommeil a\ec un crî aigu; il peut être tout à fait ou à moilié couscient ;-il a sommeil, mais ne peut dormir.

Sulphur. agit aussi puissamment sur le système nerveux que sur la eiroilation. Il affecte le cerveau, produisant d'abord des altérations dans les fonetions de cet organe. Par exemple, il peut être utile <lans les états bystériqiies, quand les symptômes généraux de Sulphur. sont présents ; quand la malade a ridée insensée qu elle est très riche ; elle déchire ses vêtements sans avoir égard aux conséquences ; elle joue a\ec de vieux chiffons sales et les examine avec plaisir, les eonsiderant évidennnent comme de belles choses. A (rautres moments il y a une i>rofonde mélancolie, avec disposition ;\ ne rien faire du tout ; elle est parfaitemeni insouciante. Ce n'est pas l'indifférence de Phnsph, ncid,. mais l'insouciance ou la torpidité qui est très fréquente dans Thypochondrie, D'autres fois, la malade est atteinte d'une manie religieuse : même cette manie est remarquablement égoïste ; la malade craint de ne pas être sauvée : elle est anxieuse de son Ame, avec une indifférence parfaite sur le salut des autres. D'autres fois, les malades sont intolérable mon! irritables et colères : ceci est particulièrement vrai pour les enfants.

De nouveau Sulphur peut ôtre indiqué <lans l'hydrocéphalie. J'en ai été pleinement témoin dans cet état, et je sais qu'il est inestimable. L'hydrocéphalie survient dans le cours du choléra infantile. Tjc petit malade gît pres<^pie dans la stupeur. La face est pâle et baignée d'une sueur froide, particulièrement au front. Ne confondez pas ce cas avec Vernlrum. Les yeux sont à demi-ouverts, et on trouve que la pupille réagit très paresseusement ù la himière, l'urine est supprimée (symptôme très alarmant) : l'enfant h l'occasion a des secousses ou des tremblements d'un membre ou de l'autre, et peut, à un moment ou l'autre se réveiller de son sommeil avec im crî. C'est un étal

te

MVriÈRE MKDirVT.K CMMOrK 'lifl

^Wifi lequel v<ms Irouvore/ que Suljihur. agit conuiK» un cluu'-

"^.. et <*ela quo h\ diarrlu^p <M)ntiuu<» ou non. Il n'y a p«js (l(^

l'^mùcl<^ qui puisse prtMidi-'O sa placo. Il n'v n pas dans co <m\s

*^ violent roiilemenl de la lète, la faœ injoctéo, <n\ les oris

^ ^^fifid., il n'y a pas non plus 1<> cri enct^phaliquc apparto-

naiît ii .4/>/.<{, mais il y a un grouivc <lo synjplôines particuliers

^^i^Iiur, agit sur la moêllo. produisant là plusieurs clals : avant tout, il est utile dans l'irritation spinale. En prossant «nfpe |<3s v<»rli''bros, vous jk)Ioz cojiinw^nt le malade rôa.uil.

^^^f^hur. pcMil aussi être employé dans la congestion R})iiwle^ cjuand la maladie n'sulte de la sup[>ression des règles ou, plus i"*5îrticulîèrement, de la sup[>ression d'un flux héinorrhoï- ^^^' I--e dos est si sensible que tout mouvement soudain du corf>^ cause des doukurs aiguës le long de la meelle ; il y a de 1^. cîthaleur sèche, particulièrement à la chute du dos, et ceci

^^^^^^^^X-ivent accompagné de froid aux ])ieds.

iNoym^ le trouvons aussi indiqué dans la pantph'f/ie, ou paraivsiî.^-^ des deux jambes. f>nlphur. l'a produite, et peut la guénr. J.^ jj(» pense pas <jue Sulphur. soit bicMi indi([ué dans les eas t:r*^jj avancés nésultant de soléros^î ou de ramollissement de la î^^«T>^lio^ on <i'nne inflammation chnmique de ses méninges; niai^ il a eu du succès dans la paralysie des deux jand)es avec [, -"^^x-on totale d'urine, et eugourdiss(mient s'étendant jusqu'à loirxl^jlj^ Qiuind l'urine est ramenée par le cathéter, on trouve ^^^\l^Ci est trouble et très fétide. Sulphur. doit être donné avec P^^?*^>.tanco dans ces cas. Je dois dire qu'il ne guérira [>as towjoxxrs, car beaucoup de cas sont incurables, maïs il guérira ^ "^ir\s cas dans lesquels la clause centrale de la maladie n'est P^* ^î chronique, et dans lesquels les altérations de la structure -de la moêllo ne sont pas si profondes qu'elles ne puis- •.*• ^ubîr un changement.

^*^ laiblesse générale de la moelle, non classée sous aucun

. ^*^ particulier, a quelquefois <Mé guérie par Sulphur. Ix ma-

,^ a l'apparence déprimée c^jractérislique de Sulphur, ÏAk

\^^^^\T\c est sentie >ide et faible : cela le fatigue de parler; il

". ^ d'e la faiblesse à Tépigastre pendant la matinée. Nous pou-

^ï\s aussi employer Sulphur. quand ces symptômes survien-

^t dans la convalescence de maladies aiguës variées.

> WfHis avons maintenant à parler de l'action de Sulphur, sur ^^ muscles, les ligaments, les tendons, et les articulations. ^Iphur. est indiqué dans le rhumalisnic aigu et chronique,

P^ï*ticulièrement ce dernier, quand les gonflements inflamma- ^^Wes paraissent monter ; c'est-à-dire qu'ils commencent aux

M\Tii:nr: MKDirAi.i: climqi-e

[>ieds ol s'êtond-ent en montant sur \e corps. Les doukuirs sont |)ircs au lit, ot la nuit. Le pationt s^ fléoouvre ou raison de la chaleur brûlante dos pi-eds. Nous lrou\ons spécialement Sulphur. utile dans lo cours du rhumatisme inflammaloiI^e aigu pour ]e symptôme ennuyeux, tressa il hument s des membres en s*endormant.

Nous pouvons aussi renii^loyor dans la synovite, particulièrement après que Texsudation s'est produite. Sulphur. ici produit l'absorption, cl très rapidemeuL |)artieulièrement au genou.

Nous arrivons maintenant à l'étude de raction de Sulphur. sur les sdreMscs. .l'ai déjà parlé de son usage dans la méningite tuberculeuse, je vais maintenant parler de son action sur la plèvre. Nous trouvons Sulphur. indiqué dans la pleurésie, l)articulièrement quand il y a cette douleur aiguë piquante traversant le poumon gauche vers le dos, pire étant couché sur le dos, et pire au moindre mouvement. Il est aussi utile dans les cas qui refusent de répondre au remède bien choisi, particulièrement quand il y a un épanchemenl pleural marqué. On doit aussi penser à Apis dans cet état.

Dans la péritonite Sulphur. est indiqué plus par les symptômes généraux que par ceux directement attribuables à la partie atteinte elle-même.

Nous arrivons h l'action de Sulphur. sur les muqueuses. Ici nous considérerons s^on usage dans les catarrhes et la pneumonie. Nous trouvons Sulphur. indiqué avant tout dans la conjonctivite. Il est spécialement utile quand la maladie est le résultat d'un corps étranger dans l'œil, particulièrement quand Acnnii ne nhissit ])as. Il est aussi utile dans les inflammations scrofuleusps de Ti il. sj)écialement avec la tendance caractéristique d(» ce remède ù la congestion. Les yeux sonl rouges et injectés, et il y a uur sensation comme d'un éclat de verre dans J'œil. L'innammation esl pire |>ar le temps chaud. Pen<lant l'hiver l'enfant est conii)aralivemenl dégagé. Ce symptôme est donc dû à l'influence relâchante de la chaleur. L'enfant est plus mal près d'un foyer chaud. Avec les symplômes ci-dessus pour nous guider, nous pouvons aussi emj^loyer Su/p/iur. dans la kératite.

Dans le c^atarrhe nasal ou le cory/^, nous trouvons Sulphur. indiqué chez les gens qui sont sujets aux catarrhes, spécialement le catarrhe chronique, (juand des croûtes se forment dans la cavité nasale, que le nez saigne facilement, et est gonflé, que les ailes spécialement sont routes et croûteuses, cette rougeur à la sortie du nez correspondanl tout h fait à IVtot

MATiLiu: .Mi:i)ic.\Li: cLiMyLi: ri)

de JScilphur. Le nez est gonflé dans les appartements, mais quand le malade est dehors à lair libre, la respiration n'est pas obstruée.

^^on-ant à eolé de la gorge et des pouniuns, nous trouvons ^ul/yitvâr. indiqué dans la laryjigile et aussi (Lins le eatarrhc broiiolii-que. 11 y a de l enrouement, et eeei rond la voix très profonde, une sorle de basse profonde. Dans d'autres cas, il y a <1g Taphonie, qui est iiire le malin. Plus le eas est chroni- ^1"^, l>lus Sulphur. est indiqué.

l^oiis la bronehile, spécialement la broncliite chronique, 6'u/-

phiir* ^ ^st indiqué quand il semble y avoir une énorme et per-

sislsiii.t<î accumulation -de mueo-pus épais. Le malade souffre

daco^s de suffocation, avec palpitation de eœur. Il a besoin

davoiiT les fenêtres ouvertes. La toux est i)ire quand il est

coiioli^ dans une position horizontale, et peut alors être assez

viol^i^i^tre pour causer des nausées et vomissements. Sulphur.

peut Cfuelquefois prévenir la pneumonie en délivrant les pou-

inoi"àîs de cette liypérémie, qui précède nécessairement le dépôt

de rrxijitière plastique. Si dès le début \ous donnez Sulphur ,

vous jDréviendrez la maladie, dans le cas naturellement où ce

rem^cio est indiqué. S'il est trop tard pour la prévenir, vous

pou-v-^^ encore employer Sulphur, quand l'exsudation a eom-

ineià<i^ , c'est-à-dire au commencement du stade d'iiépatisation.

Alero..^ alors, il peut modifier le cours de la maladi<'. Vous pou-

\e2 -^i^core le donner dans les cas torpides pour déterminer

une ï*^action quand la résolution ne se produit pas assez ra-

piutîTicxcînt, et (jue vous craignez qu'il ne se forme des tubercu-

*^^' ^«^^us pouvez aussi remployer dans la pneumonie a\ee

lendî^-t-^^g typhoïde, avec lenteur de la parole, langue sèche,

etc., ^ic, et aussi au stade tardif de la jineumonie quand les

pouiïx<:>ns refusent de re\enir à leur état normal et que Ion

craix>.t, j^ déchéance du tissu pulmonaire. \\)us entendez toutes

sorl^j^ de râles. L'expectoration esl mueo-i>urulente, le i)atient

a ui\^^ fièvre hectique, s'amaigrit, etc. Sulf>hur, sauvera le ma-

U^^. Mais il ne faudrait i)a& le donner après que des t.n])er-

cuie*^ se sont formés. Alors le remède ai>proi)rié est Lachcsis.

'^^^^l^hur. esl indiqué seulement dans les premiers stades i\o.

VI P^^'^i^- Il ^^^ rarement indiqué dans les stades avancés.

^*^^ùs dans le tout commencement, -rjuand \()us avez ime aug-

^tveniaiion de simg dans la poitrine, ini (l('4)ut de niatité à la

V^veussion à l'un des sonnnets, une diminution <les mouvements

respiratoires à la partie su|>érieure de la ])oitrine. Sulphur,

^fi[a\isera la circulation et in-oduira la guérison.

Dans les affections intestinales, nous touvons en Sulphur, un

446 MATIÈRK MÉDICALE CLlKiguli

remèd<? très utile. Vous pouvez le donner dans la diarrhée quand existent ces synipirnuos caractéristiques : les selles changent fré<|uemnienl do couleur ; tantôt jaunnes, tantôt glaireuses, parliculièrenwMit dans le cas d'enfants scrofuleux. Elle est particidiorenienl /tire le matin, faisanl fiortir le malade du lit.

Vous ]M)U\ez aussi remployer dans la dysenterie, particulièrement après que le ténesme a cessé, cl que le malade rend toujours du nnicus et du sang. Pour cette diarrhée de bonne heure le matin, il tîst nécessaire que vous en distinguiez plusieurs autres remèdes.

En premier lieu, Bnjouia, utile pour la diarrhée du matin de bonne heure, qui survient dès que le malade commence à remuer.

\ait\ suljtit. <'sl seini)bdjle à Sulphur, et demande &ouveut à être employé dans les <'as scrofuleux. Il a aussi la diarrhée le matin aj^rès s'être levé et rennié, maïs les selles sont accom pagnées de l)(Nm('oup de gaz.

Un autre reniède est ftiuncx crisfjuSj qui a exactement le même symptôme -(jne Sulplmr, diarrhée tôt le matin, chassant le malade du lit, Mais il est indiqué après les catarrhes, avec lu toux caractéristique de llumex.

Vu autre remède encor<^ (|ui est conJondu avec Sulfthur, est PodopJiiillum. Il a la <liarrhée loi, cliassanl du lit. Gomme Sulf>]nir, les .s^'llcs sont de couleur changeante. 11 diffère de Sulphur, en (•<' (pie la diarriiée conlinue toute la journée, quoique pire vers midi. \ ous Irouvercz encore presque toujours avec Stilphur. la tendance à la douleur et à l'exeorialion de Tanus.

Phospli. a la diarrli('*<^ du malin a\ee selles vertes sans douleur.

Di(fsvarca aussi a la diarrhée du jnatin, mais elle est accompagnée i\o douhMU's. d'é|)reinle, de coliques, tout à fait du même caractère <|ue celles de Co/oc, mais elles peuvent circuler en d'autres endroits du corps.

Je veux innnédiatement dire (juelques mol.s sur les sym plûmes de ht peau de Sulphur. .1 en ai déjà parlé brièvcmont, de sorle que je n*ai (ju'à vous donner le supplément <le ce que j'îii déjà dil. \ ous \ons rapiieHerez (pie la peau a lendance à élre ruî>uen«^e, à \ir. épaiss<\ v\ morbilleuse chez le fvatient type de Sulpluw. Il y a 1res pe\i de lendance à la transpiration, où, s'il \ en a, -elle est .senlenuMd ])arlielle, et alors fétide, sùi*e, el jsenl le moisi. Il y a tendance à la formation d'acné, prin^ eipalement à la face. Des pusiules s(^ forment çà el \'^ sur le

M.UIÈUe MliDlLAlli CLlM<^>tt: 447

curpg, qui guéris&ent trè& lenteni^^nl. Il y a <ies rousseurs abondantes gur la face, les mains, et les bras. Il y a aussi une tendance à rintertrigo ; de la seiibibiliié et de la rougeur se montrent partout où il y u un pli de la peau, à l'aine, aux seins, aux aissollesy dans les plis du cou.

Nous trouvons Sulphur, ùidiqué dans cette affection connue sous le nom de la gale, llahneniann est l'auteur de la théorie que, si la gale est supprimée par des topiques, comme par une pommade soufrée, il apparaît eu conséquence beaucoup d'autres maladies. 11 a cité cent cas pour prouver son assertion. Quelques années après un Corse trouva le petit sarcopte faisant un tunnel dans la peau et laissant ses œufs dans oes sillons. Il montra que c''éUiit la cause de la gale et ainsi pensa qu'il avait conit)lètement détruit la théorie de la psore. Mai» il y a un autre côté de la question. Un honmie atteint de la gale \a dan» la rue et rencontre <ieux amis A et B, dont il serre la main, et A prend la maladie, tandis que B y échappe. Il doit donc y avoir une différence entre la constituti(m de ces deux individus, ou bien tous deux y auraient écliappé ou l'auraient prise, puisque tous deux ont été exposés aux mêmes influence» extérieuixss. L'économie de A doit avoir été malsaine ^û il ne l'aurait pas prise, car l'insecte de la gale ne peut pas Irouver un terrain propice sur un organisme sain. Ainsi, après ^<>ut, la découverte ne détruit pas la théorie psorique d'Hahne- 'ïiann. I>e terme de psore esl malheureux, mais il sert à indiquer la constitution qui favorise le développement du sar- <^opte.

^ulphur, est un remède diî \aleur dans ectte affection, parce

*^''<^ l<îs symptômes <h.' cette maladie lui ai)i)arliennent. U a l.-i

Jl^iivangeaison dans l<»s plis des jointures et eati>e les doigts

^® Cfue le malade est à la chaleur du lit. La i^oau devient ru-

peuse et écailleuse, et <h^ petites vésicules se forment. Quand

^ '^«aladie progix>sse, on trouve à roccasi<)n des pustules ap-

j^^^îssant eà et là sur l'éruption. Poui- déharrasser votre ma-

a<|^ <le ce sarcopte, lavez les parties sj)igneusement avec de

*^\x chaude et du s^ivon, et alors frotl<;/-lo bien avec une ser-

^^t.t<* rude. Alors applique/ l'huile de lavande, qui tuera les

.^^^ et les insectes adultes sans supprimer la maladie. Alors

V*^^ pouvez <lonner Su\})huv. à l'intérieur. Si Sulphur. avait

^ oiiiployr rxtérieurenioni et la gale supprinu'M\ xous pouvez

'^M^^oyer d'autres remèdes.

donnez Mcrcuviu^ quand <les riuplions pusluleuses et eo/é^ ^^Sklouses compliquent le cas.

Vous pouvez rlonn<M' Sepia, particulièrement quand les

448 MATIÈRE MJÎblCALE CLIMOI'K

symptômes coiistiluliomiels appariiis.sent. 11 y a des pustules grandes et bien- formées, qui se dé\eloppeiîl eu impétigo.

Causlicum est spécialement utile quand la gale a été supprimée par un lopique de mer<^ure ou de soufre.

Je veux maintenant dire quelques mots sur l'action de Sulphur. sur ïappareil digestif. Sulfjhur. est utile dans les désordres de l'estomac, du foie, et du caiial intestinal. Il peut être indiqué dans beaucoup de sortes de dyspepsies. Les indications particulières du médicament sont les suivantes: D'abord, d'une façon générale, il est indiqué chez les malades qui souffrent de pléthore abdominale ou de congestion passive du système porte, comme l'inditpn» une sensation de tension ou de plénitude dans l'abdomen. a\(»c s<Mitimenl de réplétion après avoir pris une petite quantité de nourriture, l.e foie est congestionné, grossi, et doulouixîux à la [)ression. Il y a de la constipation, avec besoin fréquent et inefficace d'aller à la selle, et des héniorrhoïdes. qui sont le résultat direct de cette pléthore abdoiFiinale. La constipation alterne souvent avec la diarrhée. Dans ces cas, la diarrhée n'a pas tendance à ôlre la diarrhée du matin de boniuî heure de Sulphur, Ce médicament peut aussi être le remède pour les troubles gastriques venant de la suppression d'une éruption, érysipèle, eczéma, gale ou autre.

La dyspepsie des buxeurs, après abus d'oau-de-vie ou de bière plutôt que» de ^in, demande quelquefois Sulphur. Ici encore on trou\e le foie* gros ou congestionné.

Sulphur. est aussi indicjué dans la dyspepsie par une nourriture farineuse. Il st^nble que dans tous les cas de maladie du foie où Sulphur. est indiqué, le malade ne peut digérer la nourriture farineuse, qui demande du suc pancré4itique et de la bile aussi bien que <lu suc gastrique même. Le malade vomit beaucoup. Il ne peut i)as prendre de lail. S'il essaye de le faire il vomit. C'est un symptôme commun chez les buveurs. Les vomissements sont sûrs et mêlés d'aliments non digérés. En plus de ces symptômes, on trouve toutes sortes d'anomalies de l'appétit. Le malade a faim h 10 ou 11 heures du matin, même après avoir mangé un déjeûner moyen. Il a de la défaillance ou une sensation de rongement à l'épigastre comme s'il devait mani^cr ou avoir mal au c(eur. Ouand il mansçe et soulage sa faim, il connnence à se sentir gonflé. Il se sent lourd et paresseux (M si dépiimé d'esprit, qu'il se soucie à peine de vivre. Il sera bon de se rappeler que Sulphur. est indiqué non ])as tani au comniencement <le ces affections qu'après Nux vomica. On trouve presque exactement les mêmes symptômes

MATIBRE MliOICALi; CLlMQLi: 449

avec Nux. Quand ce remède ne soulage que partiellement Sulphur complète la guérison. ,

Lachesis pourrait être employé pour le gros foie des buveurs quand le cas est arrivé à des symptômes de dépression, spécialement si l'inflammation se produit et quun abcès se forme dans le foie.

Si le foie dégénère, secondairement à la congestion, nous devons nous adresser à d'autres remèdes, dont les plus importants sont : Phosph. et Laurocerasus.

Maintenant, un mot ou deux pour ce qui est de Sulphur. dans les maladies des organes sexuels. Il y a un trio de médicaments : Nux vom., Sulphur, et Calcarea, qui sont utiles dans les cas de masturbation et d'excès vénériens. En commençant par Nux, vous notez quelque amélioration chez le malade; peu à peu vous verrez se présenter les symptômes de Sulphur. Si Sulphur. échoue après avoir produit une amélioration partielle, Calcarea complète la euro. Les symptômes qui demandent Sulphur. sont les suivants: Vous trouverez le patient faible et débilité, ayant beaucoup des troubles gastriques que j'ai mentionnés, particulièrement les défaillances, les flux de chaleur, lo froid aux pieds et la chaleur au sommet de la tête. Il y a de fréquences émissions involontaires de sperme, la nuit, le rendant épuisé, le lendemain matin. Le flux séminal est peu épais et aqueux, et presqm» inodore, et a perdu toutes ses pro priétés caractéristiques, n'étant plus qu'une ombre de la se crétion séminale normale. Les organes génitaux sont relAchés; le scrotum et les testicules pendent flasques : le pénis est froid, et les érections sont peu nombreuses et éloignées. Si on essaie le coït, le sperme part trop tôt, presque nu premier contact Lo malade souffre de mal de dos et de faiblesse des membre» de sorte qu'il peut à peine marcher. Il ost, on conséquence, déprimé d'esprit et hypochondriaque.

Vous pouvez trouver Sulphur. indiqué dans la gonorrhée, que l'écoulement soit épais et purulent ou fluide et aqueux, quand il y a une vive rougeur des lèvres du méat. Sulphur. peut aussi être employé quand le phimosis survient, spécialement quand il y a de l'inflammation et do l'induration du prépuce.

Sulphur. agit aussi sur les organes génitaux de la femme. Us principaux symptômes qu'il produit sont ceux qui viennent de la congestion do ros organes. Ils sont associés h des flux de chaleur et à do la pléthore abdominale ; il y a de la pesanteur et de la lourdeur dans la région utérine, une sensation de plénitude et de poids : la station debout est très fati-

MAT. u6d. OL. ^

ï.>0 MATIÈRE MÉDlCilLE CLJNIQUE

gante el il y a d« la brûlure dans le vagin souvent avec du prurit et une apparition de papules sur le mont de Vénus.

Le remède, le plus proche de Sulphur. ;ci esi^Aloès, qui, produit précisément les mômes symptômes, la môme pesânteuE, la môme plénitude du ventre par pléthore abdominale. Sulphur. a encore en plus l'ax^rsion du nelloyage. Aloè.s agit plus sur le rectum que sur aucune autre portion du canal alimentaire. Il v a un constant besoin d'aller à la selle, Ouand une sellr est expulsée, elle est accompaguéc de beaiiçoup de gaz. Les liémorrhoïdes i^Aloès sortent connne dçs grappes de raisins et sont toujours soulagées par l'e^u froide.

En terminant mes remarques sur Su^lphur, je veux mentionner deux ou trois usages que vous pouvez taire de la substance. Sulphur, a dans son ensemble de symptômes un tableau parfait du choléra asiatique. Il s'applique aux symptômes du début. 11 a une ressemblance avec k cours de là maladie et aussi avec les symptômes eonsécutifs. Nous avons donc dans Sulphur, un vrai prophylactique pour cette terrible épidémie. On peut l'employer en plaçant quelques fleurs de soufre dans les vêtements. Ainsi le soufiv? est absorbé comme le montre l'exhalaison d'hydrogène sulfuré par la sueur.

La fleur de soufre, brûlée «Unis une pièce fermée, peut être employée comme désinfectant.

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