LEÇON XLV
GaRBO ANIMAL!^.
Carbo animalis et Carbo veg. ne se suivent pas bien l'un 1 autre. Ils sont à ce point antagonistes, que Tun ne peut, pas être donné avec bénéfice après raulre.Ils se ressemblent de trop près. Carbo anim. contient du phosphate de chaux. Il est complémentaire de (\ilc. phosph. spécialement dans les affections des glandes.
Carbo anim. correspond aux \ ieillards et aux personnes très débilitées jjar la maladie, particulièrement quand il y a une prédominance de ce qui est connu comme pléthore veineuse. Vous trouvez ces malades avec une tendance particulière à la coloration bleue de la peau. Les mains et les pieds sont facilement bleus, avec les veines distendues se montrant à travers la peau. De très petites causes les rendent malades. Les joues deviennent souvent bleuâtres. Lui et Carbo veg, sont indiqués dans la décomposition de certaines parties du corps, comme dans la gangrène et les ulcérations de la surface ou des parties internes avec écoulements putrides. Tous deux aussi sont indiqués dans la faiblesse des organes digestifs, et pour les mauvais effets de la perte des fluides vitaux, particulièrement pendant la lactation.
Comme distinction générale entre les deux médicaments, vous pouvez vous rappeler ceci : Quoique les deux médicaments agissent sur les glandes, la prédominance est en faveur de Carbo animalis pour les affections glandulaires. Par exemple, nous le trouvons indiqué dans l'induration des glandes, de Taisselle ou de l'aine, particulièrement chez les malades syphilitiques ou gonococciques. Ces bubons sont durs comme la pierre ; Carbo animalis est spécialement utile quand ils ont été ouvorls trop tôt, et quand il y a une plaie bâillante, qui a en partie guéri, laissant les tissus environnants d'une dureté presque pierreuse.
Badiaga rivalise avec Carbo anim. dans les cas semblables.
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parlkulièremeiit dans ks bubons indurés qui ont élé mallraités.
Carbo anim. est encore indiqué dans le cancer plus fréquem ment que Carbo veg,; il est particulièrement utile dans le cancer du sein ou de Tulérus. Dans le cancer du sein on a la glande indurée en petits nœuds ; une petite portion circonscrite est dure comme de la pierre. Plus tard, la peau autour de Tinduration devient bleuâtre et bigarrée, montrant ainsi les effets oaracléristiques de Carbo anim. en produisant la stase veineuse. J-os ganglions axillaires du côté affecté deviennent indurés et il y a des douleurs brûlantes, tirantes, dans le sein. Dans le cas de cancer de Tutérus, il y a induration du col. niétrorrhagie, el douleurs brûlantes descendant dans les cuisses, et un écoulement vaginal fluide et fétide.
Dans les affections des organes digestifs, Carbo anitn. dif fère de Carbo vctj, en ceci : Nous Irouvohs qu'avec (.'arbo anim. il v a une sensation de défaillance et de vide au creux de leslomac, non soulagée en mangeant, et sous ce ra[)port très semblable à Seuia.
\ous trouvons ces symptômes indiquant (\trbo anim. préïérablement à Carbo rcg. dans la faiblesse des femmes qui nourrissent ; nous trouvons (pie loulr particule <ie nourrilun» donne une sensation de détresse de l'estomac, tout comme nous le trouvons avec Carbo vey., mais avec Carbo anim., il y a du froid à leslomac, (pli est soulagé en appuyant fermement avec la main ou par une friction sur Tabdomen, montrant ainsi l'état de faiblesse et de débilité dans lequel est le malade, et qui demande ce remède. Carbo veg. a la lourdeur tiraillante à l'estomac pour le distinguer. I>es deux remèdes ont des hémorrhoïdes avec cette faiblesse de digestion, mais il y a un suintement de li(iui<l<' fluide, inodore, par le rectum avec Carbo anim., qui n'existe pas d'une façon mar(|ué4^ avec (^arho vegclalis.
Les deux médicaments s<^ retrouvent encore dans les aflections de la poitrine. Nous les trouvons tous deux indiqués dans les stades tardifs de la pneumonie, d>' la luoncbite, ou de h phtisie pulm(3naire. quand il y a destruction du tissu pulmonaire et décomposition du liquide expectoré, ("est ici qu'il y a le plus de chance de faire une erreur en clioisissant un médicament ])our l'autre. Carbo anim. a ce sympt(^mc pour le distinguer, une toux rauqiw suffocante. i)roduisanl une secousse du cerveau comme s'il était lî^che dans la tète. Il v a une sensation de froid dans la poitrine. {Bromine a aussi cette sensation.) L'expectoration est verte, purulente, et horriblement fétide, et vient îïénéralement du poumon droit, dans lequel vous trouverez A
AlAlifcUE AlÉiUcALt: ci.ixiOti: -i63
# retailifen une cavité. Dès que le paîient ferme tes yfeux il sénl c<5hiihe à'il suffoqUail.
Là loUx dé Carbo veg, e&l spasmodiqué, Avec ùné voix profohd<?, gï'ave, ou même de l'aphonie.
Il y a une brûlure marquée dans la poitrine, ci rexpeetoraiUui e^l profusè,particuIiéi^ment dans la brohchite des vieillards fellé est jauno et très fétide, plus qu'avec Carbo anim. Le mi\ia<lr a ilo- \i\ (Ijspiiée. pire en se ineltanl sur le lit ol en se laissant aller au sommeil. 11 y a beaucoup de bruits de rûles dans la poitrine.
Carbo animalis est plus utile que Carbo veg, dans la syfjhilis constitutionnelle, et pour cette raison : tandis que tous deux peuvent être indiqués dans la syphilis constitutionnelle ou tertiaire, après l'abus de mercure, particulièrement quand l-es glandes sont affectées, el qu'il y a une grande émaciation, Carbo animalis est indiqué plus par ces symptômes. Il a des taches rouge cuivré sur la peau, jvarticulièrement à la face, ce que vous savez être caractéristique des éruptions syphilitic|ues.Sous ce rapport, il ressemble à Mercurius bi., Mifrir, acid., el Badiaga, plus qnh Carbo veg.
Dans la déhilUiK nous trouvons Carbo leg, toujours supérieur \\ Càrbo anini. Nous trouvons It'ès peu <\c symplùnios oaraclé ristiqiies indi<puint h' <lernier comme remède dans les derniers stades de la fièvre tyi>h()ïde. pneuhionie <»t scarhitine. La seul<^ difficulté qup vous aurez poui* décider entre les deux médic-ann'nls sera la débilité accompagilant la lactation.
Dans les affections des oreilles, nous trouvons Carbo veg, et Coj'bo anim. se rencontrant encore. Ainsi nous voyons que les •leux médicaments causent de l'olcrrrhée. Dans les deux, Técouieirient est séreux,ichoreiix, sanglant et excoriant. Avec Carbo nnirn., il y a aussi un goiiflemeht du périoste derrière les oreil les sur rapoj^hyse mastoïde. Ici, il est semblable à \itric. acid., Aurum et Capsicufn. Avec Carbo veg. nous trouvons cette otorrhée particulièremehl comme une séquelle des maladies exanthématiques, comme la rougeole et la scarlatine. Il n'y a pas de gonflement du périoste derrièi-e les oreilles. Les deux remèdes sont indiqués dans la surdité. Carbo anim. a ce sym[)tôme particulier : on ne peut dire d'où vient le son. Carbo veg, est indiqué dans la surdité, quand les oreilles sont trop sèches l>ar l'absence de cérumen ou cire, ou quand il y a un écoulement de cérumen fétide.
Dans les affeclions de Va-iL nous trouvons Carbo anim. indi- [pié quand le mnlade voit de loin : quand il se promène dans les rues lés objets lui semblent éloignés. Les yeux semblent
comme s'ils étaient lâches dans les orbites. Cette sensation est due au relâchement dans le tissu conjonctif semblable à celui qu'on trouve dans le cerveau. Les vieillards ont la diminution de la vue quand ils veulent lire, mais ceci est soulagé en frottant les yeux.
Carbo veg, est indiqué quand le patient ne voit que de près ; les objets doivent être placés près de l'œil pour être vus. Ce symptôme est pire après avoir beaucoup l'ait usage de ses yeux ou avoir regardé d'une façon constante pendant un certain temps.
Graphites.
Graphites n'est pab un charbon pur. Môme les spécimens les plus purs contiennent du fer. J'ai placé à côté de lui deux compléments, Arsenicum et Ferrum, 11 a l)eaucoup de symptômes communs avec Ferrum, agissant «l'une façon complémentaire à ce médicament, et beaucoup plus alliés à Arsenic.
Il a des relations avec Ferrum, principalement dans cette classe de symptômes, l'anémie ou la chlorose chez les femmes. 11 y a des irrégularités dans la distribution du sang, de la pâleur de la peau et des muqueuses.
Il est complémentaire d'Arsenic, dans beaucoup des symptômes de la peau, dans les affections des glandes, la brûlure dans les parties internes, et d'autres symptômes qui lui ressemblent. A côté de ces remèdes complémentaires, Graphites a un grand nombre de remèdes concordants. Il est antidote par Arsenic, el dans certains de ses symptômes gastriques, par Nux vom. Ars,^ vous le verrez, ainsi, a deux relations avec Graphites, Vune comme antidote et l'autre comme complément dans une autre série d'effets. Arsenicum antidote spécialement les symptômes mentaux de Graphites.
Le malade de Graphites est triste et plem de sujets de plaintes, particulièrement si c'est une femme. Elle a un état d'esprit anxieux, qui la pousse à aller de place en place. Elle a des présages d'accidents imaginaires ou de malheurs qui vont survenir ; cela la rend anxieuse et agitée; elle ne peut rester en repos. Ceci est ce groupe de symptômes qu'Arsenic, antidote
Nous trouvons que cet état d'esprit, anxieux, d'appréhension, de Graphites, est un symptôme très important. Vous savez tous combien sont importants les symptômes mentaux pour
MATltUi: MLDIOALL OLlMOL t iOo
faiîX3 une prescription homœopalhique. Nous trouvons que cette appréhension, cette dépression d*csprit qualifie beaucoup des étals de Graphites. Nous le voyons dans la chlorose, dans les symptômes cutanés, dans les inflammations de l'œil, comme vous le verrez, etc. La circulation est d'abord excitée, suivie d'une perte d'énergie et d'une hyperémie veineuse consécutive. La syncope survient facilement, avec grande anxiété. Le mouvement est amoindri et les tissus sont relâchés, mais la paralysie n'est pas complète.
Nous trouvons que Graphiles agit le mieux dans les constitutions dans les<iuolles il y a une tendance à l'obésité. Cotte obésité, je voudrais que vous vous en souveniez, n'est pas une chair bien portante, solide, qui appartient aux individus sanguins, forts, vigoureux, mais c'est cette espèce de graisse que vous trouvez avec Cale, oslr., montrant une nutrition imparfaite. Nous trouvons les deux remèdes allant ainsi de pair, chez les individus gras, mais non en bonne santé. La constitution de Graphites est aussi celle dans laquelle existe un manque de la chaleur animale, dû à l'insuffisante oxygénation du san*;. Ces malades ont toujours froid, qu'ils soient dehors ou dedans.
Dans le cas de chlorose, le malade de Graphites a les symptômes suivants : Il y a tendance à des flux de sang à la tête, avec flux à la face, tout à fait pareils à Ce qui appartient à Ferrum. I^a malade ressent un clioc soudain au cœur, qui est suivi d'un afflux de sang h la tète. Elle pense qu'elle a une maladie de cœur. En se couchant la nuit, la malade éprouve des battements par tout le corps. Ce n'est pas dû à une vraie pléthore. Le sang est tout à fait aqueux, et si on l'examinait au microscope, on trouverait un certain nombre excessif de globules blancs. Le flux menstruel dans ces cas, est trop tardif, trop pâle, et peu abondant. Les muqueuses sont facilement pales, tout comme avec Ferrum. Les lèvres sont pâles. La malade souffre d'une leucorrhée aqueuse et très profuse, quelquefois excoriant les régions sur lesquelles elle coule.
Maintenant, direz-vous, comment le distinguerons-nous de Pulsatilla ? Comme Graphites^ Puisât, a les règles tardives et rares, avec un flux pâle ou foncé, chez des malados chloroliquos ou anémiques ; et aussi chez des malades qui ont tendance à être frileuses, ou d'esprit déprimé, criant à chaque trouble imaginaire. Comment distinguerez-vous entre ces remèdes ? La principale distinction est en ceci : La malade de Graphites a toujours quelques symptômes de la i)eau pour nous aid/r, et Puisât, rarement. La malade de Graphites a une peau tudo, dure, sèche, avec très peu de tendance à la sueur. T>e petites vcsh-u-
MAT. MKD. CL. ^
iG(j MAiitai: AiKuioALs: climoil:
les, cont^iumt ou iiuii du pus, apparai&seut sur le corps, et ont tendance ù être pires au moment des périodes menstruelles. Pendant qu'avec Pulsalilla il y a une forte tendance à la diarrhC*e, avec Gruphites^ il y a une forte tendance à la constipalion. Ces syraplûmes sont suf Osants pour vous perraellre toujours de distinguer entre ce* deux i-emèdes si intimement unis.
Je veux maintenant, comme chose très importante <lans notre étude de Graphites, appeler votre attention sur Taclion de ce ronièdo sur les glandes lymphatiques et aussi sur la peau. Il produit le grossissement <lcs glandes lympluitiques, du cou et des aisselles, et aussi des glandes inguinales et mésentériques. Ceci, avec ^^& symptômes marqués» de la peau, api^'Hc fréqueniment son usage dans la scro(ule, Nous trouvons qu'il va parallèlement à Cale, ostrear, Sulfur, tH SUicca dans la scrofule, particulièrement des enfants. Nous trouvons l'abdomen gros et dur. L'enfant ainsi atteint souffre de diarrhée, avec selles peu abondantes, fétides, et contenant <lo la nourriture parliellemeni digérée.
Dans Vin[lanunaUon des yeux d<* caractère scrofuleux, ivous n'avons aucun remède, p^s même Cale, Sulfar, ou Ars,, qui égale Graphites, La cornée a tendance à se recouvrir d'ulcérations superiîciellos, ou elle peut être enflanuuéc. Il y a de l'épaississement des cartilages de» paupières, particulièremcni vers les bords, (jui sont ccuiverls de croûtes ou d'écaillés. Les paupières |>euvent être ou non agglutinées, mais la grande caractéristique qui l'end certain le choix de Gruph* est la suivante: La blépharite est pire dans les angles des yeux, U y a lendauc^î aux angles des paupières ù être craquelés et saignonls. Si cela existJB, n'hésitez pas i\ emi>h)yer Graphites. L'épaississemenl des cartilages des paupières peut être ass<»x grand pour luroduire de rectropion ou de l'entroiuon.
L(>s cils deviennent aussi malades, se retournent en dedans liers le gh)l>e do I'umI et in'ilent la conjonctive. l)es indurations 4)|)i)araissont le long 4lcs bords des paupières. Graphites affecte aussi la vision. I-es lettres paraissent doublée.s et se mêlent. Une éruption eczémateuse se montre autour des yeux, sur les joues, sur et derrière 1rs <ireilles, sur le derrière de la tête et sons l'occiput. Llle pont être aussi disséminée cà et là sur le corps, particnlièieincnt dans les plis articulaires. Derrière les oreilles elle pren^l Ui fonno de rinlerlrigi», humide et visqueuse. Si Tenfani est couché sur sou or<'ill(\ l'oreille s<^ colle à la tête. Ouokpiefois on trouve Graphites indiqué dans loplw lalmie jihlycténulaire. De petites vésicules se forment sur In cornée et sur d'autres parties de Vu'il, produisant une lacry^
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mation profuse, brûlanle. (?cs larni-es sont inélang<^s de pub, qui e»t séreux, et excorie la joue sur laquelle il coule, L'écoulement nasal, qui vient en partie do l'œil par le canal uasal, est aussi séreux et excoriant, et on trouve des craquelures et des croûtes autour des narines en harmonie avec Tétat des bords de» paupières.
Je vomirais maintenant mentionner brièvement quelques distinctions entre Graphites et les remèdes qui s en rapprochent. Petroleum est semblable à Graphites par l^eaucoup do ses symptômes. Il a une éruption très semblable à celle de Graphites et est particulièrement indiqué quand le symptôme le plus marqué est un inlerlrigo derrière les oreilles. Si Tenfant esl assez âgé, il se plaindra aussi de <Iouleur& et d*autres î>ymptôiîH»s pénibles derrière la tête, La principal distinction outre les deux remèdes est que Graphitées représente plus un herpès et Petroleum un pur eczéma.
Pour prescrire Cale, oslr, les symptômes locauN, particulièrement ceux des yeux, n'aident pas beaucoup. Ils sont trop généraux. Ce sont tout à fait les symplùines de roplilalmie scrofuleuse. Mais vous serrez aidé (hins volie choix du médicament par ses symptômes généraux, sueurs de la têie, pieils froids et humidûs (qui ne prédominent pas avec Grafjhites), Vous pouvez aussi vous rappeler que Cale, astr. est le meilleur remède four les suites (1(* rophtalmi(» scrofuleuse, plutôt que pour les symptômes aigus eux-mêmes. Il répond surtout aux opacités de la cornée et à rt'paississemont des paupières,
Arsen. a le môme écoulement brûlant, excoriant des yeux, mais se distingue en ceci : les paupières sont fermées <le façon spasmodique. Par ailleurs, les symptômes sont très semblables.
Sulfur, vous sera utile lorsijue les bords des paupières sont plus rouges que d? nature, tandis qua\ec Graphites^ ils sont plus pâles qu'ils ne devraient.
Eaphrasia esl utile dans lophtalmic* phycténulaire avec écoulement excoriant, etc. Mais bien que l'écoulement soit excoriant, avec Euphrasia il esl épais et purulent, tandis qu'il est séreux avec Graphites,
Mercurius est aussi utile dans les c^s serofuleux, spécialement quand h» paticvul <>st pire la nuit et par la (chaleur et le rayonnement du feu. Merc. esl tout à lait préférable si la sy- ])hilis compliqin» la srrofule.
Hepar est très siMnblable à Griiphili'>i, U esl i>référable quand il y a des battements dans et sur rœîl. Maintenant, si Tenfant n*est pas assez Agé pour vo\is dire s'il y a du battemenl dans
ï(ÂS MVlllàlli MJJ>1CA4.E Gl.INUrt i:
cl autour de Tœ!!, vous noierez qu'il y a de la douleur, cX vous verrez les marques de la formation de pus ; par exemple ,dcs places de suppuration se forment sur les paupières, Hepar répond au processut* suppiiratif mieux que ne le fait Graphilcs, Vous noterez aussi que l'enfant cVHepar ne supportera pas que rien presse sur l'œil, parce que les i><'U-lies sont trop sensibles.
Graphites est donné comme prévenant le retour de Vénjsipèle quand cette maladie devient constitutionnelle. I^s jxartios affectées sont senties dures et tondues, et si eVst la face qui est envahie, elle est Irôs défigurée. Il y a des douleurs brûLanles, olaurantes, eomme nous les trouvons avec Apis, Il eomnience ordinairement sur le côté droit et va vers la gauche. Il esl particulièrement utile rjuand on a abusé de 17oc/c.
Vous devez encore vous souvenir de l'emploi de Graphiles pour enlever les cicatrices. Ce remède semble avoir la propriélé de causer la résorption du tissu cicatriciel. On avait noté depuis longtemps chez les ouvriers en graphite, que les blessures des mains guérissaient et que les cicatrices disparaissaient très rapidement.
Le D' Guernsey a fait usage de cette propriété du médicament pour enlever les cicatrices des abcès du sein. Le professeur Korndœrfer a bieaucoup soulagé l'œil d'un enfant par ce remède. L'enfant avait été opéré et les cicatrices formées se rétractèrent plus que le chirurgien ne s'y atlendait. Graphites améliora tellement que les paities reprirent leur position normale.
Nous avons mainlonant (\ parler de l'action de Graphitas sur les organes ditjestifs, et ici il est associé particulièrement aux autres carbones. Carbo rêg, et (^arbo anim, \ous trouvoni^ le malade se plaitîuant d'un goût désagréable dans la bouche le matin, comme s'il avait mangé des œufs. Ce symptôme est plus marqué ici ([u'avec aucini autre charbon. Ixî patient esl pire par tous les aliments. Vous trouvez ce symplôme avec Puisât., Ferrum, et en fait avec tous les remèdes chlorotiques.
Les choses douces donnent des nausées et dégoûtent le malade. Après mangor, l'estomac devient distendu de gaz. 11 y a une douleur brûlante dans l'estomac ; et aussi une douleur crampoïde, de colique, en fait, une réelle gastralgie. I-e malade se réveille la nuit angoissé pour respirer ; c'est ime dyspnée soudaine, qui est soulagée temporairement en mangeant. La gastralgie esl aussi soulagée en mangeant. Sous ce rappoH il ressemble encore à Petroleum, qui a la gastralgie soulago^^ en mancennt. Vous trouverez aussi les marnes sympiom^^s avec
MATIÈRE MKDICALE CLINIQUE àW
ilielidomum <^l Aimcardlum, I/ahdomoii oM 1res distendu avec flalukiKîe, €l avec cette distension de Tabdomcn nous avons des flux de sang à la tête. Le foie a tendance à être dur et augmenté de volume, avec extrême sensibilité à la pression des vêlements après le repas. Il y a ordinairement de la constipation, I^ selle caractéristique est celle-ci : Les selles sont couvertes de mucus et contiennent des lambeaux de mucus. C'est un symptôme très caractéristique de CMiaphiles. Je pense que c'en est un aussi d<5 Cascarillrt, Le malade souffre d'hémorrholdes, qui brûlent et piquent. T/anus est si extrêmement douloureux que le patient est très <r(*né pour s ass<^oir. Des fissures se forment dans l'anus. Graphites^ est ici un de nos meilleurs remèdes.
Maintenant, nous avons ici plusieurs remèdes analogues. D'abord Lycopod. Celui-ci a cette distension après avoir mangé, avec grande accumulation de gaz, mais ce gaz n'est pas rance ou putride comme j)our GjuipliUcs, Ceci est une distinction suffisante entre les deux remèdes.
Nous avons encore cette liste de médicaments : Ratcmhia, Paeonia, Nitric acid. et Silicea, Ratanhia est un excellent remède pour la (issure à l'anus, et doit être recommandé quand il y a une grande constriction de l'anus. I^s selles passent avec grand effort, et l'anus est douloureux et brûle pendant des heures après la selle.
Paeonia est aussi utije pour les fissures à l'anus avec beaucoup de suintement, rendant ainsi l'anus humide et désagréable tout le temps. Ceci est associé à une grande sensibilité et de In cuisson.
Nitric acid. est aussi un remède pour la fissure à l'anus, particulièrement quand il y a une sensation comme s'il y avait des échardes ou des morceaux de bois piquant l'anuf^. GraphiUs se dislingue de tous par ce fait qu'ils ont plus ou moins de ténesme ou de constriction de l'anus, tandis que Graphites en a peu ou pas,
Silicea est aussi un remède pour la fissure à l'anus. Le patient essaye de faire passer une selle, mais elle ne veut pas sortir. La selle descend en partie, et alors rentre.
Maintenant les muqueuses : Graph. est utile dans le catarrhe nasal, quand il y a une sécheresse extrême du nez. On trouve souvent ceci dans les cas scrofuleux. Cela alterne avec l'écoulement de masses ou de morceaux. D'autres fois, l'écoulement est très fétide et sanglant. Vous notez combien le caractère fétide de récoulement se montre dans ces charbons. Les bords des narines sont douloureux et croûteux, et se fendent facilement.Ici vous axez une ressemblance avec Ariiirn, cvudum^Calc.y
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cl Arum tviph. I.o sens de Todoral est trop aigu. Ijc pâtionl no peut pas supporter Todeur dos fleui'S. Il y a aes bruils de craquement ou d<3 rouleiueni dans les oreilles en avalant ou en mâehanl. Cola \ous indique qu'il y a du catarrhe de la trompe d'Euslache. Kn oxaminaul r<n(Mlle au spé^îuluin, vous trouverez le tympan nun [)erforO. mais tout blanc. Les oreilles ont tendance à être trop sèches, et il y a un nian<iue do sécrétion naturelle (âbôolumont comme avec Carbo rcf/.), avec dureté de l'ouïe, améliorée en étant dans une voiture. Ce n*est pas le mouvement qui soulage Touïe, mais le bruit fait par la voiture.
Graphites peut aussi ùhv omph>yé dans lé mal de gorge chronique avec sensation oonuno d'une masse dans la gorge. Il est pire après avoir avalé à vide. Ici il est semblable à Sutfiir, et à Cale, ostr,
La toux do Graphites n'est pas très caractéristique. C'est mie toux sèche avec beaucoup d'étranglement, faisant rougir la face et pleurer les yeux. Elle est pire pendant une inspiration protende.
Sur les organes génitaux mâles. Graphites agit d*une fa^n très imjvortante. Nous trouvons qu'il produit une excitation sexuelle irrésistible et de \'iolentes érections. \je symptôme le plus important de Graphites est l'impuissance. Il y a un manque de sensation pendant le coït avec l'absence (l'écoulement de sperme.
Il agit aussi sur les organes léminins. Nous trouvons des affections de l'ovaire gauche avec grossissement de cette glande, et des règles peu abondantes et pâles, de la frilosité, de la constipation, et des éruptions coexistantes. L'utérus est déplacé nvee Graphites. Le col est loin en arrière et presse contre la paroi postérieure du vagin, aussi le remède est indiqué dans Tanléflexion et dans Tantéversion. Avec cela, il y a do la j>esanleur s'étendani à l'hypogastre. I>a leucorrhée est aqueuse et profuse, quelquefois venant par jets. Souvent avec ces symptôme», il existe une éruption eczémâteuèe à la vulve.
MATIERE MÉniCALE CMNIÇIE 471
Petroleum.
C'est une huilo hautement i-liârbomieuse, mais ce n est pa> un pu)r charbon. Médicalement, il se lient à peu près entre Sulphur, d'une part, cl Graphites et Cnrbo veg. de l'aulre. Nous trouvons que ceux qui tnivaillent dans le pétrole sont sujets à dos éruptions cutanées. Ainsi, une |3ust\ile apparaît sur la face ou le corps, et elle démange et brnlè. Alors, apparaît une éruption vésiiiuleuso qui se développe en donnant un tableau parfait de l'eczéma, formant des croûtes éjviîsses et laissant suinter du pus. Li peau devient bientôt plus rude et siVhe, cl il sa forme de profondes craquelures et fissures qui saignent et suppurent. Ces symptômes font de PelVolcum un excellent remède pour l'eczéma, où qti'il apparaisse. \ous le trouvons Utile pouf les rhagades, particulièrement quand elles surviennent en hiver, quand les mains se crevassent, craquent, brûlent et démangent d'une façon intolérable. Quelquefois des ulcérations se développent.
Pelrnleum a encore été employé dans les entorses des articul^tionsj spécialement chez les vieux rhumatisants, 11 est particulièrement indiq\i6 dafts le rhumatisme quand les genoux sont ràides, cette raideur étant accompagnée de douleurs aigiiës. piquantes, avec raideur du cou et bruits de craquement en rémuant la tête, dus î\ la rudesse des fibres musculaire^.
Nous trouvons encore qu'il faut se rappeler Petroleum dans les maladies des muqueuses. Il peut être employé avec succès dans Tozène. Ici l*écoulement est tout à fait en rapport avec le caractère de l'éruption. Des croûtes et du mucus purulent s*écouîent des Cftvîtés nasales. I>e nez est douloureux et les narines sont craquées comme avec Graphites. L'espace rétro-nasal est rempli de mucus purulent, causant des renvois de phlegme.
Nous trouvons aussi les yeux atteints par Petrol, Il est spécialement utile dans la blépharite marginale. Il est aussi indiqué dans l'inflammation du canal lacnjmal^ quand la suppuration a commencé et qu'une fistule s'est formée. Cette tendance h la formation d*une fistule se voit aussi aux gencives, à l'anus, etc. C'est une caractéristique générale.
La toux de Petroléeum est aussi à se rappeler. C'est une toux sèche, fatigante, qui vient quand on s'étend la nuit. Nous trouvons souvent cette toux chez des enfants avec une diarrhée qui, cependant, n'apparaît que pendant le jour.
Nous trouvons maintenant que Petroleum affecte la sueur
iT:^ M.\Tii:RE médicale climoie
elle-même, produisant une sueur j)rofusie el fétide dans Taisselle ol la plante des pieds.
Le seul symptôme de la poitrine de Pelrolcuui est une sensation de froid vers le cœur. Ce symptôme est fort avec Natr. mur,, qui Ya très bien marqué, spécialement en exerçant l'esprit. II se trouve aussi avec Kali chloricum, Graphites, et Kali nilricum.
Voyons maintenant l'action de Petroleum sur Vestomcic et les intestins. II produit la nausée et le \ertige avec \omissement de bile, pire le matin, pire en allant en voiture, et pire durant la grossesse. Aussi Petroleum est utile dans le mal de mer.
Petroleum produit une diarrhée qui ressemble à celle de Salphur. Les selles sont fétides et aqueuses, et souvent contiennent de la nourriture non digérée. Elles viennent tôt le matin et sont accompagnées demaciation du corps. Elles diffèrent de Sulphur, parce qu'elles surviennent aussi j>endant le jour. Nous avons une aulre diarrhée curable i)ar PetroL et c'est une diarrhée avec trouble de IVstomac, enij)iré par l'usage du chou, do la choucroute, etc. Il v a des selles fétides avec srrande flalulence, oJt des renvois de gaz sentant le chou.
Petroleum agit aussi comme un remède na'veux. Nous le trouvons quelquefois dans la fièvre typhoïde quand il y a un délire léger. Il produit aussi l'oubli. I^ patient perd son chemin dans des rues qu'il connaît bien. Si ce symptôme a été produit par l'exposition à une grande chaleur, alors il faut donner Glonoïn.
Un autre symptôme mental curable par Petroleum est que la malad^î se croit double, ou que quelqu'un est couché à côté d'elle. Ce symptôme a été utilise^ de cette manière. Une dame en couchi's, imaginait qu'elle avait eu <leux enfants et s'inquiétait beaucoup de la façon dont elle pourrait s'occui>er des deux. Petr. la guérit.
Petroh am a aussi été employé comme antidote dans Tempoisonnemeiit par le plomb.