LEÇON XLVI
Halosdnos
Nous commençons aujourd'hui l'élude des éléments chimi ques appelés Halogènes : Yloiie, le Brome, le Fluor, et le Chlore sont les éléments de co groupe. Ensemble, les Halogènes peuvent être rappelés par ce grand symptôme caractéristique, qu'ils agissent tous sur le larynx et les tubes bronchiques, et en fait, sur les muqueuses d'une façon générale. Ils sont irritants pour les muqueuses, produisant une violente inflammation, de la crudité et de Texcorialion, comme peut en témoigner toute I)ersonne qui a une fois inhalé les vapeurs du Chlore, de F/orfc, ou du Brome, Ils produisent tous du spasme de la glotte, cl ceci est surtout marqué, et s est prouvé surtout caraclérsiliquo, ave>c le Chlore, quoique tous aient ce symptôme. Ils tendent tous à produire des formations pseudo-niembraneuses sur les muqueuses. Tous à rexccptioii du Chlore tendent à former des membranes croupales ; le Chlore tend plus à la membrane diphtérique qu'à la membrane purement exsudative. Tous les Halogènes agissent sur le système glandulaire, produisant l'augmentation de volume, Tinduralioii, et même des abcès dans les glandes. Aussi nous los trouvons tous utiles dans la scrofule, spécialement VIode, qui tient la tête de la liste. Le Cyanogène appartient aussi chimiquement à ce groupe, quoiqu'il soit, h iuste litre considéré comme appartenant à la chimie organique. Il a beaucoup de ressemblances avec ces médicaments, et, comme le Chlore, est utile pour les dépôts diphtéritiques. Ainsi, nous employons Hydrocyanic acid,, et Amyqdala persica (qui contient de l'acide cyanhydrique) pour le mal de gorge diphtérique, et nous employons le Cyanure de mercure pour certaines dos pires formes de diphtérie. La même chose est vraie à un
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moindre degré du Cyanure de Potassium, Ces caraclérisliques générales des Halogènes nous amènonl quelquefois à dire : 1<» malade a besoin d'un des Halogènes, lequel sera-ce ? Pour répondre à cette (jueslion nous devons étudier ces quatre éléments séparénitMil ol on les comparant.
J'ai)pellerai d'abord votre attention sur le Btouu\ I^ Brome produit sur Tesprit un elTct assez particulier, produisant une sorte de vertige, qui est empiré j)ar l'eau courante, l^s mouvements rapides du malade j)ro(luisenl ce vertige. Il est accompagné d'un état particulier d'anxiété <le l'esprit. Celte anxiété appartient à tous les Halogènes. Il est difficile de dire qu'elle a son début dans l'esprit, car elle vient probablement d'im trouble corporel. <./est im sym[)tome commun dans les aflections du ceçur et des poumons, et il esl probable que c'est de là que ce symptôme tire son origine. Cette anxiété s'exprime de cette manière : Les malades s'attendent à voir les objets sauter autour d'eux, ou bien ils pensent qu'il y a quelqu'un prés d'eux, et ils se tournent pour voir si c'est réel. Ceci est un effet du Bmmè, et ceux d'entre vous qui sont familiers avec le Bromure de potassium reconnaîtront comment il acquiert son anxiété. Ce vertige est soulagé par le saignement de wt, montratil qu'il est de nature eongestlve. Un autre symjitôme qui vous montre qu*il y a de la congestion avec le Brome est le suivant : après le dîner, il y a .une sensation profondément située dans le cerveau comme si une attaque d'apoplexie ï'Init menaçante. Il semble ali patient qu'il va perdre connaiî^sanc'e»
L'état mental de Ylôde est pins marqué que relui du Brome. C'est un ëréthisme marqué, pendant lequel le- malade est très excitable et agité, remuant de place en place» s'asseyant tantôt ici, tantôt là ; il craint, à cha<iue petit événement une tek*îninfiison sérieuse. Dans cette anxiété il évite tout le monde, mêtne son docteur. îl a une grande frnyetir de la compagnie. Parfois il devient tout à fait excité (M cbMiranl, avec vertige, rougeur de la face, et anxiété*
Voyons maintenant le Hijf^lcmc \\imf)hul'tiiue. Comme tous le« autres membres de <^, groU[ie, le Brome attaque les glandes^ et en cause l'bypertropbie et l'induration. Aussi il est indiqué dans la scrofule. Il répond particulièrement aux malades ^rofuleux, ordinairement les enfants, quand la pafotide Ou tes ganglions sont indurés, quand il y a une tendance à la suppuration, avec écoulement excoriant et induration persistante dé la glande autour de l'oUverturé, et une augmentation ailortnale de la chaleur dans la glande. vT'ai mentionné la parotide geu]<iment eommè exemple. Le Brotne affecte aussi la giftnde mam-
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inaiw, pour le canoer de laquelle il s est iiumln» un remède. 1res utile. Vous vous rai)|)rkv. |)tnil-ôlpe que je vous ai <lil qu'il (Hnil très analogue à Carbo fiiniunlis, (/omme i'arho unim., il a V'm durâtit)!! des ,«:angli<uis île laiss^dlo a\ee douleurs iu'ûlaules. Mais le Brnme a aussi des <lo\deui\s ('«ui^aules. Le mmu est dur, et, à la palpatiou, on peut y sentir une sorte <le ballenient f*ourd. Quelquefois la sensation do liraillenHMit ou <le eoupnre est si marquée qu*il lui «emble qu*iui <"ordo!i esl tendu de la glande à Taisselle.
Le Brome iigil aussi sur les leslicules. Nous les trouvons gonflés, durs, et parfaitenieni listes. La douleur est Aggravée par les secousses. I^ glande oM anorinalem^int chaude et brûlante. Vous trouverez que ces «iflcnlions glandulaires cèdent ait Brome, spéeialement chez les i)ersonn(is au teint clair, à la peau flne et aux yeux bleu clair. Je mentionne ici ce symptôme iwur remployer dans quelques moments comme un symptôme de valeur comparative. Je ne veux pas dire que tous les enfants scrofuleux qui ont les yeux bleus doivent être traités par le Brome, maîà que ce symptôme peut nous permettre de distinguer le Brome des autres Halogènes.
Les amtjgdcdes aussi sont affectées par le Brome, Auî^si nouF. les trouvons rouge foncé et gonflées, et couvertes d'un rf^seau d-e vaisseaux dilatés. Il y a aggravation en avalant, et ordinairement il y a en même temps gonflement extérieur des ganglions. Il y a une sensation d'avivement dan*^ la gorge avec cette amygdalite. Ceci aussi, comme vous le savez, est açsez commun chez les enfants scrofuletix. On a une forte tentation d'exciser les amygdales, mais ce n est pas une bonne pratique, car on i>eut souvent guérir ce trouble par la médication interne. Dans certains cas cette hypertrophie des amygdales peut être considérée comme précurseur de la tuberculose .
Nous trouvons le Brome indiqué dans l'hypertrophie d'une autre glande, la thyroïde, et guérissant ce qu'on a appelé hfonchocèle ou goître.
Nous avons maintenant à j^arlcr de Faction du Brome sur les muqueuses. En commençanl par le nez, nous trouvons qu'il est utile dans le coryza ou dans le catarrhe nasal, quand refoulement est profus, aqueux, et excoriant. Les narines, alternativejnent, semblent être bouchées. Il y a un mal <le tète particulier associé â ce coryza, une pression, une lourdeur dans le front, qui semble pousser le cerveau en bas él en dehors h la racin<e du hez. Le nez est très sensible à Tîntérieur, et aussi autour ded ailes. 11 y a une sensibilité très marquée, tout comme votis pourriez vous y attendra de la part des vapèuts du Brome,
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Plus lanl, dos ulcérations so formant dans lo nez, a\cr évacua lion de -croûtos et de s^mg. Co€i, vous lo savez, osl assez commun chez les (M d'an! s srrofuleux.
En arrivant niainlenanl à la gorge cl aux poumons, nous trouvons le Brome indiqua <lans le sj)asme de. la glotte, quelquefois appelé laryngile striduleuse. C'est une maladie très difficile à guérir. Elle est soment d origine <'oiilrale. Elle commence l)ar vme soudaine occlusion -de la glotte. ï.a faeo de l'enfant devient bleue, et son eor[)s est secoue de convulsions. Un accès ne cesse que pour être suivi <run autre. Au second stade des convulsions générales se i)roduisent, suivies d'émacialion. La maladie peut être réflexe, \onant d<» la <lentition, d'une indigestion, ou d'une liyiMM'lro])lne du thymus. Si l'on peut trouver quelle vient de rhypertroj)hie du thymus, Ylode serait alors évidemment indiquée. Quand elle a été causée par un retard Aq la dentition, je |>ense que Cale, phosph, promet mieux que toute autre chose. Le D*" Dunham rapporte un cas qui avait été traité par un médecin allopalhe, mais, connaissant les symptômes du Chlore qui. plus que tous les remèdes, produit ce spasme de la glotte, il fît du (lûore, et en fît respirer les vapeurs à l'enfant, avec un soulagement presque instantané et la guérison finale. Tous les Halogènes sont utiles dans cet état, mais le Chlore est ici le meilleur de tous. Ijeurs symptômes ne diffèrent que peu, si loin qu'on ob&erve les symptômes locaux. On peut aussi penser à Sambueus, Aniim, tari,, Bellad.^ Lax^hesiSy Arsenicurrif et, dans certains cas, Phosphorns.
Ldchesis est particulièrement indiqué quand le malade se réveille de son sommeil avec ce spasme, Ignatia^ quand une parole de reproche ou une correction, rejette à chaque fois l'enfant dans ce spasme.
Un autre remède est Cuprum, spécialemefit quand les spasmes sont généralisés, et (jue l'enfant serre ses pouces.
Ipéca peut être à employer dans certains cas, mais je n'ai aucune confiance (in lui. Je n'en ai pas non plus en Sambucus, parce que, avec Sambucus, je pense que la maladie est plutôt dans la poitrine, tandis qu'avec Cuprum, les Halogènes, Calephosph,, Lachesis, et Bellad., la maladie est dans le larynx même.
Ce spasme de la glotte survient souvent dans le cours du croup, maladie dans laquelle le Brome peut être le remède quand l'inspiration semble extrêmement difficile : l'enfant est soudain réveillé de son sommeil comme suffoquant. Ces symptômes sont au moins soulagés en buvant de l'eau, qui semble apaiser l'état spasmodique. Dans le croup membraneux, le
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Brome esl indiqué |>ar les symptômes suivanls en plus du spasme déjà décrit : lenfant a d'abord une voix basse, rude, qui, le soir, arrive presque à Taphonie. L'enfant crie d'une voix enrouée, rauque. La membrane semble monter du larynx dans la gorge. Chaque inspiration semble provoquer la toux, spécialement les inspirations profondes. La respiration est rauque, raclante et sifflante, comme si l'enfant respirait à travers une éponge ou une substance métallique lâche et vibrante. Ceci est causé par la vibration de la membrane, déposée plus ou moins uniformément à l'intérieur du larynx. Plus tard, il y a un bruit intense dans le larynx. Quand l'enfant tousse, il semble que le larynx est plein de mucus lûclie.
Anlim. iarl: est très analogue au Brome dans le croup. Il a la respiration bruyante s'élendant en l>as dans la trachée aussi bien que dans le larynx.
Je veux maintenant vous dire quel([ues mois sur les autres remèdes en rai)port avec le croup, concernant spécialement *1com7., Hepar, Spongia, et Kaolin. Kaolin est une espèce d'argile à porcelaine, une combinaison de potasse et de silice, et s'est montré très utile dans le croup membraneux. I^ relation avec ces remèdes est la suivante :
.4coni7. est utile au début du croup, qu'il soit sjxïsmodique, calarrhal, ou membraneux. Il est indiqué par le ré\eil subit de l'enfant i>endant son sommeil comme s'il étouffait. Il y a une grande agitation. I-*a peau est brûlante. Il peut y avoir Ix^^ucoup d'anxiété. La respiration est sèche. Il n'y a aucun bruit de mucus. Rapidement l'enfant semble mieux et tombe endormi, et alors il va encore être réveillé. Aconit, est spéciafoment indiqué dans ces cas si ces symptômes ont suivi une exposition à des vents secs et froids. N'arnMe/. pas votre remède trop tôt. Si vous le faites pendant que IVnfant est mieux le matin, les symptômes reviendi'ont avec une nouvelle violence la nuit suivante, et, avant que aous le sachiez, la muqueuse du larynx et de la trachée se remplira d'une exsudation fîbrineuse, et vous jyerdrez votre malade.
Il vous faudra clianger pour Spongia quand vous constaterez ces symptômes : la respiration, pendant l'inspiration, est dure et difficile, comme si l'enfant respirait à travers une éponge. La toux a un son vraiment dur, aboyant, résonnant. I-es crachats sont rares. Spongia succède à Aconit., spécialeinent après une exposition k des vents froids et secs, et chez les enfants à teint clair et aux yeux bleus. I^s symptômes sont ordinairement pires avant minuit. Supposez que ce médicament échoue, vous aurez recours à IJepar fiulf. cale.
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Uepar \\ ordiuaireiueal ses symptônves pires après minuit el vers le matin. La tou3ç a le môme son» rude, croupal» mais il y a en môme temps beaucoup d'humidité. Ceci egt Tindication de Hepar, Elle aussi est pire par l'exposition à des vents froids, secs. Quelquefois toutes ces drogues échouent, et nous (devons recourir iiux Halogènes, spécialement à Brome el Io4e.
Jo vous ai déjà donné les svniplomcs du liro^ne ; je vois vous dire comment on le disUnguo de ïUulc Iode est particulièrement indiqué après Téchec de Hepw\ quand la membrane 8 e&t formée ; l'inspiration est excessivement difficile, à la fois par suite du spasme de la gorge et de rocclusion de Torifioe du larynx par la formation membraneuse. L'inspiration est ondoyante, ou par sacpades. La toux est grasse mais dure tout comme avec Hepcu\ Ijx voix est presque éteinte par l'enrouement. L'enfant élreiiit sa gorge pour soulager la pression, jette &a tête en arrière comme inmr redresser la roule allaiit de la bouche aux poumons et favoriser le passage de l'air, Ville est pailiculièrement piiv le matin. L7ode est spécialement adapté aux enfants de teint foncé avec (Jes cheveux el des yeux foncés.
Ceci est en soi-niènie nue grande distinction entre le Bromt et Mode, C'est pourquoi j'ai parlé de l'usage du Brome clioz; les enfanls de teint clair» parce que ce (ait a été prou\^ comme étant une bonne distiiictiou enti^» les deux médican^nts, el a par conséquent une gF-ande \aleiu* conmie symptôme de comparaison.
Vlode est parliculièremenl adapté aux cas qui viennent dun temps humide. Un temps froid el humide longtemps prolongé piH>duira une toux toute jmreille à celle que guérira l'/ode. Dans ces cas, ne changez pas trop souvent votre remède. Xc le changez pas en raison des syiuplùmes alarmants qui se produisent, à u>oiiis que vous n'ayez la certitude qu'ils indiquent un changement.
Kaolin a été employé avec succès pour le croup mambraneux morne quand la membrane descend bas dans la trachée. Il y a une extrême ïHUusibilité dans la pM)itrine. I^ malade ne supporte jKis que rieu le louche. Il ne nous laissera pas lui metti>e des vêlements chauds, parce {\\w la poitrine est trop (louloiirouse.
Revenant à l'éluile du Ur<nui\ ncms le trouv<m.s utile dan^ les affoi'lions d<'s poumons. Il est indiqué dans l'asthme, quand le malade ressent comme s'il ne pouvait introduire assez d'air dans ses poumons, et qu'en consécjuencxî, il respire très pro-
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fondéiïvepl. L'explication nex\ est pas seulenwîni daii« les poumons, n^ais ^U8si dans la couslriclion de la glotte. Quoique le malade dilate bien sa poitrine, Tair ne vient pas en raison de l'étroilesse, de Touverlur^ du larynx, Il est spécialement indiqué dans l'iisthme survenant au bord de la mer ou près de la mer.
Nous trouvons aussi le Brome ulile dans la pneumonie, parliculièrcmont quand elle atteint le lobe inférieur du poumon droit, pur conséquent, <Uius la pneumonie lobaire. Xous trou- \oûs souvent le saiijnement de nez oonuue symptôme concomitant quand le Broi{w est indi(pié dans ces cas, Ixî naalade a oneore le syuiplomc (pie nous Aenons de mentionner dans Tasthmc « il lui semble (pvil ne peut prendre assez d'air dans sa poitrine »; tandis quelle semble être remplie de mucus, Ir malade ne paraît pus capable de l'expectorer.
Nous trouvons encore le Bfotue indiqué dans la lul)erculose pulmonaire, parliculièremeut quand le dépôt tuberculeux est plus manifeste dans le [luunion di'oit. Ixi malade souffre sou\ent de congestion d(^ \n tète et de la poitrine, qui est soulagée \K\v le sai^J^'ï^cut de nez. Xolez c<>ml)ien ce symptôme se trouve souvent avec le Brome, Il y a aussi de la douleur dans la région mamraaiœ allant vers l'aisselle. Avee ces symptômes de la poitrine les yeux semblent affoetés, a\ec produe- Tion d'une eonjoncli\ito chronique.
Le Brome produit un tableau très caractéristique de l'hypertrophie du cœur .suis comjilications, ce i>ar ([uoi je veux dire un aceroissement nuiseubure sans lésion valvulaire. Le malade éprouve de la difficulté à faire des exercices en raison de l'oppression cardiaque 11 a (l(\s palt^ilalions, quand il commence à se renuier ou (|naiul il se relève debout, de la position assise. Le pouls est plein, dur, et [ilutot lent, ce (pii est précisément le caractère (|ui appartient h un cceur hypertrophié et en suracli\ité. nrame a guéri l)eaucoup de cas de cette hypertrophie du cœur. Je peris<' f[U(^ c'est le D' Thayer, de Boston, qui a guéri Wancouj» de cas de cette maladie avec le Brome, On peut aussi l'employer dans Tasthme cardiaque, spé cialement quand les j)aroxysmes astbnialicpies sont plus améliorés sur mer cpic sur terre (1).
(1) Le profestftMir Farrinj^toii parlo phi,s haut do ra.sthiue do Bntmv comme* survenant prës de la mer. et iei il parle de l'asthme cardia, que mioiix sur mer (pie sur terre. L<»s deux peuvent être vrais, enr être sur la mer diffère d'être au txird de la mer, où on peut avoir des brifiOB de terre. - 8. L.
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Ici VOUS trouvez Brome analogue à Aconit,, mais il n'a pas l'anxiété de ce remède. Les deux répondent à l'hypertrophie cardiaque non compliquée, mais Aconit, a la peur et Tanxiété. Le malade a peur de tomber mort dans la rue.
Il est aussi semblable à Arnica et à Rhus tox,, qui, tous deux ont Thypertrophie non compliquée du cœur, par suite d'excès d'exercice.
Voilà pour Brome ; maintenant arrivons à l'/ode, et parlons d'abord des symptômes qui viennent de son abus. Ulode est un absorbant ; il a la propriété de causer l'absorption, particulièrement des tissus glandulaires. Ses propriétés absorbantes s'étendent aux autres tissus, envahissant, finalement, même les tissus nerveux. Ainsi nous trouvons, chez les personnes cmpoisonnf''es par ïlode, une grande émaciation. Chez la femme, les glandes mammaires s'atrophient, et sans doute aussi les o\ aires. Chez l'homme, les testicules souffrent d'une inévilablo cl progressive perte du i)ouvoir sexuel. La peau devient jaune foncé et basanée, sèche par insuffisance d'action, la sclérotique devient jaune, des points jaunes apparaissent sur la face et aussi sur le corps. Il y a un appétit excessif ; le malade est anxieux et défaillant s'il ne trouve pas sa nourriture. Il est soulagé on mangeant, et cependant il s'émacie en dépit de la quanlilé de nourriture qu'il mange. Tôt ou tard le système nerveux est envahi et il est affecté de tremblement. Il devient nerveux et irritable ; les plus petits désagréments qui, dans son état normal auraient passé inaperçus causent du tremblement. Il a un désir du grand air, comme si l'air frais et froid lui donnait plus de respiration. Ceci donne une idée nolle (le l'état aucjuel est réduit le malade qui a abusé de Y Iode. In dos meilleurs antidotes pour cet état est Hepar, Certains cas (leniaudenl Siilphur, I^es sym[)lômes individuels en décident.
Comparons mainlonant VIode au Brome dans les af{eclions de la poitrine, L'Iode est indique dans la pneumonie plus lieul-être que le Brome, Il est spécialement utile quand la maladie se localise, c'est-à-dire (juand l'exsudation plastique (1) commence. 11 y a une toux marquée avec grande dyspnée, difficulté de respirer, comme si la poitrine ne se dilatait pas (et ici la maladie est située dans la poitrine mémo), et des crachais striés de sanu:. Vous trouverez certaines parties des poumons comiiienranl à se solidifier. Vous pouvez le donner
(1) Avoc Mcrcuiius fit lode.j les oxhudats sont plastiques avec BnjO" /lia, liéreux et pla.stiqu€6; avec Hepar, purulents.
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aussi à une période plus tardive dans la maladie, après le stade d'iîépalisation, au stade de résolution, quand, au lieu de l'absorption et de l'expectoration de l'exsudat, une suppuration lente apparaît avec fièvre hectique et émaciation : le patient se sent mieux au grand air froid que dans la chambre chaude.
La phtisie pulmonaire demande quelçjuefois 17ode. Ici vous le trouvez nidiqué chez les jeunes gens qui croissent trop rapidement, qui sont sujets à de la congestion fréquente de la poitrine, qui sont plutôt émaciés, et souffrent d'une toux sèche qui semble excitée par un chatouillement dans toute la poitrine. Le malade ne peut supporter la chambre chaude. L'expectoration est visqueuse et striée de sang. Il y a une sensation bien marquée de faiblesse dans la poitrine, particulièrement en montant des escaliers. Le malade a un très bon appétit, et est soulagé en mangeant.
. Le remède le plus rapproché de 17ode, ici est Phosphorus, qui est aussi bien adapté à la phtisie chez les jeunes gens à croissance rapide.
Vlode est aussi indiqué dans l'hypertrophie du cœur, qu'elle soit ou non accompagnée d'une maladie valvulaire. Il y a des palpitations de cœur, particulièrement après tout travail manuel. Il s'adapte particulièrement aux personnes de teint foncé, à chevelure sombre, etc. Le cœur a une sensation comme s'il était saisi par une main forte. D'autres fois, il y a une faiblesse excessive dans la poitrine, avec sensation d'épuisement ou de « s'en aller ». Le malade peut difficilement parler ou respirer, tant il se sent faible. Ceci montre que Y Iode agit sur le tissu conjonctif. Dans les affections valvulaires, il y a une sensation de frémissement cataire sur le cœur, sensation tout à fait analogue à celle qu'on aurait en caressant un chat.
Spigelia a cette même sensation de frémissement, de vibralion sur la région du cœur.
Je vais maintenant vous donner la différence entre Ylode et le Brome dans les affections scrofuleuses. Vlode cause une induration des glandes plus marquée que le Brome, Elles sont dures, grosses, et ordinairement indolores. Il y a une caractéristique de Vlode qui est universelle, et celte caractéristique est la torpidité et l'indolence. L'absolue indolence de la maladie suggère Vlode, Il produit aussi l'atrophie des glandes. Les seins disparaissent et les testicules diminuent. Nous le trouvons indiqué dans la scrofule des enfants, quand ils s'émacient rapidement, en dépit d'un appétit voraoe. Ils ont tout le temps faim. Ils réclament leur dîner, ils se sentent mieux en
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niangeaiil, et cependant ils ne gagnant aucun «mbonpoiut. Ils sont toujours mieux à l'air libre et pires quand ils sont con- Onés dans une pièce chaude. Les ganglions inésenlériques sont hypertrophiés, et on a ce quon appelle le tabès méseutérique. Ceci indique VIode, particulièrement quand il y a ces autres symptômes accompagnés d'une excessive irritabilité mentale.
Nous trouvons que -Vlode cause une diarrhée plutôt singulière. Dans ces cas, la rate est augmentée, dure, et très scn sible au toucher. Le foie aussi peut être aiïeclé, car les selles sont blanchâtres ; quelquefois elles ont Taspecl de petit-lait. Vous trouverez souvent ce dernier symptôme accompagnant une obscure maladie du pancréas. LÎode a une telle affinité pour les tissus glandulaires que, sans doute, il attaque le pancréas aussi bien que les autres glandes.
Nous trouvons aussi que VIode affecte les ovaires. Il est indiqué dans rhydropisie ovarienne. Dans ces cas, le seul fait {\ue Ylode s'est montré utile dans ThN'dropisie ovarienne doit nous amener à donner VIode dans tous les cas de cette maladie. D'autres remèdes se sont montrés utiles. Apis, Coloc, el d'autres médicaments ont guéri des cas, et ont quelquefois échoué. Si tout le tableau du malade <leman4e 17ode, c'est voire devoir de donner ce médicament, mais pas seulement dans ce c^s. Il faut le donner pendant des semaines et des mois avant qu'il amène la résorption de la tumeur.
Llode est encore indiquée dans le cancer de l'utérus, particulièrement avec hémorrhagies profuses. I-^i leucorrhée est caractéristique, jaunâtre et très corrosive. Ceci, avec les autres symptônies, peau S4ile, basanée, appétit vorace, etc., fera de I7o(/(' I(^ remède qui soulagera beaucoui) de cas et en guérira (luelques-uns.
Sous <'e ra|)porl, nous avons d'autres remèdes à rappeler. el (Ml parliculicr parmi eux Ifiidrnsli.<^ qui a guéri l'épithélionvi ci peut Olrc un remède pour le eaneei' utérin. Je n'ai cependant eu avec lui aucun succès personnel. On l'a employé extérieurement et à l'intérieur, quand il est indiqué par les symptôme déjà donnés précédennnent : il a d'une façon marquée la sensation de défaillance à l'épigastre, et les palpitations après tout mouvement.
Il y a une substance, ou un remède, connu sous le nom de ÎMpis albus. C'est un des remèdes de Granvogl. Il alla un jour à une source dans les eaux, disait-on, guérissaient la tuberculose, la scrofule, et même le cancer. En examinant la source, Granvogl remarqua que l'eau avait graduellen^ent creusé une
crevasse dans ks rochers. Il emiK)rla un morceau <lc celle roche sur laquelle leau lombait, et en fil tles Iriluralions. Avec cela, il guérit plusieurs cas de i^oîlre, et aussi plusieurs cas de squirrhe. Celle roche a été analysée, mais ces ar..".lyse9 diffèrent tant que je n en connais pas à vous recommander.
VIode est quelquefois indiqué dans les affections rhumalisnulles des articulations, avec épanchcment et émacialion. L*hydarlhrose, selon Jahr, Joussel, et d'autres, cède à VI ode. Dans les cas aigus, comparer Apis ; dans les cas chroniques, Sulphur,
VIode et le Brome sont employés dans les ulcères. VIode, par exemple, est utile dans les ulcères de forme plulôt scrofuleuse, avec bords spongieux, et écoulement d'un caractère sanguinolent, ichurcux, et niôiue purulent. Le Brome est aussi analogue. Il est utile dans les ulcères, qui ont une odeur comme do cîiarogne, avec nuance de gangrène. La peau environnante a une couleur jaune-verdûlrc. C'est la forme d'ulcère à laquelle le Brome est spécialem(M>l adapté.
Maintenant, quelques mots sur le Chlore. Je a'en sais pas qramrcliose connue médicameni. Il peut être donné sous la forme naturelle, en faisant absorber le gaz par de leau gla c(v, el on peut hî [iréparer ainsi pour les cas que nous allons énumérer. Le Chlore, el en somme toutes ses combinaisons, semblent avoir une affinité spéciale pour les muqueuses. Aussi nous le trouvons indiqué dans les catarrhes. Le Chlore produit un écoulement aqueux par le nez, aussi bien à Tinlérieur que sur les ailes. En examinant la bouche on la trouve aussi atteinte d'un faible degré d'inflammation. Ijd Chlore produit ici de petites ulcérations d'odeur putride. Elles sont d'un caractère aphteux. On trouve la bouche remplie d'aphtes blanc jaunâtre.
Le Chlore est indiqué dans les états scorbutiques du sang, et tous les chlorures le sont aussi. Nous trouvons la mémo sorte de stomatite avec \alrum mur, et Kali chloricum, avec fétidité excessive de Thaleine.
Nous trouvons que le Chlore agit aussi sur le sysième nerveux, probabhMuent par rinlermédiiare du sang. Il est indiqué dans les états lyphoïdes : le malade a peur de devenir foù, ou de perdre ses sens. Il est très craintif ; il ne peut se rapge 1er les noms, etc. Il y a une frayeur constante d'une menace de quelque maladie. Il y a aussi, avec le Chlore^ une sensation douloureuse particulière, dans le vertex, cette sensation descendant dans le côté gauche du corps. Ceci est un signe pré
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curseur de la lièvre lyplioïd-e. Il est pire après avoir maiigé. Dans ces cas, le Chlore modifiera souvent la fièvre.
Le Chlore est aussi indiqué dans Timpuissance. Quand cette impuissance a été produite par l'inhalation de vapeurs de Chlore, Lycopod, est Tantidole approprié.
Le Chlore est un très bon antidote pour Thydrogène sulfuré.
Spongia.
Spongia nest pas un-o substance chimique. Il vient du règne animal, mais comme ses symptômes sont étroitement unis à ceux des Halogènes, il est convenable d'étudier ici ce médicament. Spongia contient de l'/ode, et aussi du Brome, et aussi une matière calcaire, et probablement d'autres ingrédients de moindre importance. Songia n'a pas les mêmes symptômes que VIode. D'abord, il s'adapte aux personnes à teint clair, et il n'a pas la même proprrété que VIode de produire des exsudais plastiques ou fibreux. Il agit cependant sur des tissus très semblables à ceux qui sont influencés par les Halogènes, spécia lement le système glandulaire et les surfaces muqueuses. Nous le trouvons utile dans la tuberculose, et nous le trouverons inestimable dans le traitement des maladies du cœur.
Etudions d'abord son action sur. les glandes, Il est indiqué tout comme les Halogènes dans les indurations et les hypertro phies des glandes. Aussi nous le trouvons indiqué dans le goî Ire. Le gonflement est dur et gros, l'un ou les deux côtés sont gonflés, quelquefois môme avec le menton, et particulièrement il est accompagné d'accès de suffocation la nuit. Cette suffocation ne vient pas seulement de la grosseur du goître, parce que de très petits goîtres donnent naissance à ce symptôme ù un très haut degré. Je voudrais aussi appeler votre attention sur le fait que les goîtres changent de dimensions à divers mo ments. Ils seront plus gros un jour qu'un autre. On dit qu'ils augmentent et diminuent avec la lune : aussi on a suggéré de donner Spongia, ou tout autre médicament choisi, à la lune décroissante. De cette manière, on hâte son déclin.
Spongia agit sur les testicules tout aussi puissamment que les Halogènes, produisant l'induration et le gonflement de ces glandes. Il est particulièrement utile dans les cas d'orchile mal traitée ou d'inflammation du testicule après l'arrêt d'une blennorrhagie. Il y a une espèce p>articulière de douleur de
compression dans le testicule et le cordon, pire à chaque mouvement du corps ou des vêtements.
Dans les cas d'orchite, Spongia n est pas notre premier remède. Pulsaiilla se tient en tête de la liste, et à côté nous pouvons placer Hamamélis, ou le coudrier de sorcière. Ce dernier médicament serait à employer à la fois localement et à l'intérieur. Il soulage la douleur intense et rend le malade capable de remplir ses occupations. Un autre remède encore est Mercurius solabilis, particulièrement quand le peu d'écoulement qui existe est vert jaunâtre.
Un autre remède encore, tout au début, est Gehemium-
Quand cependant vous trouvez cette douleur particulière de compression, d'écrasement, dans le cordon et le testicule, avec induration à cet endroit, Spongia se présente comme un de nos meilleurs remèdes.
Nous trouvons Spongia indiqué dans la laryngite aiguë. C'est une maladie alarmante. Nous trouvons Spongia indiqué après Aconit,, quand il y a une toux dure, aboyante, et des accès de suffocation pendant le sommeil, réveillant le malade. Le larynx est extrêmement sensible au toucher. Ne donnez pas Lachesis dans ces cas, car la sensibilité n'est pas due à l'hyperesthésie des nerfs cutanés, mais est le résultat de l'état d'inflammation des cartilages du larynx. Si le malade tourne la tête, le mouvement amènera un accès de suffocation.
Maintenant, il y a un autre remède que je voudrais vous rappeler dans cet état, et c'est Sambucus. Celui-ci est utile quand ces spasmes du larynx surviennent fréquemment pendant le cours de la laryngite aigué.
Vous trouverez que les mêmes symptômes qui suggèrent Spongia dans la laryngite l'indiquent aussi dans la phtisie laryngée.
Je ne vous parlerai pas de l'application de Spongia dans le croup, parce que je l'ai fait dans la première partie de cette leçon à propos du Brome et de Ylode.
. Nous arrivons maintenant aux poumons. Nous trouvons Spongia indiqué dans la consomption des poumons, dans la vraie tuberculose. Il est spécialement demandé au début du stnde d'induration du tissu pulmonaire. On trouve le sommet d'un ou des deux poumons dur à la percussion. I>a toux a un caractère dur, résonnant, métallique. Elle est excitée par les respirations profondes ou par Fa parole, les vents secs, froids, rarement par le temps humide ou par les petites excitations. Klle est soulagée pour quelque temps par l'action de manger ou de boire. Anacardium aussi a ce même symplome, manger
soulage la toux. Il y a beau-coup de congestion de la poitrine, spécialement quand le malade remue, en marchant dans la rue par exemple. Ceci est accompagné d'une soudaine faiblesse comme si le malade allait tomber. Dans ces cas, Spongia, donné de bonne heure, a amené la guérison.
Il est heureusement suivi (ÏHepar, quand la mftme sorte de toux continue, mais avec plutôt plus de bruit de mucosités, plus de production de phlegme, strié de sang ou non. Les symptômes sont pires vers le matin, tandis qu'avec Spongia^ ils sont pires avant minuit. On trouve aussi que le malade de Spongia est sujet à de fréquents flux de chaleur dans ces cas de phtisie, et qui reviennent quand il y pense. Il ressent aussi im frisson qui commence ordinairement dans le dos. Il tremble même près d'un foyer de chaleur. La chaleur qui suit est par tout le corps, excepté les cuisses, qui restent engourdies et frissonnantes.
Spongia est utile dans les affections organiques du cœur. ]je patient ne peut rester couché sur le dos a\'ec la tête basse sans avoir un accès de suffocation. Il est fréquemment réveillé de son sommeil comme étouffant. Il s'assied sur son lit avec un aspect anxieux et une figure rouge, et une respiration rapide et difficile.
Vous trouverez un son soufflant fort à l'une ou l'autre valvule. Spongia est particulièrement indiqué après Aconit. Ici, il y a le même réveil du sommeil avec grande détresse, la face est rouge et il y a probablement une grande congestion dans la poitrine. Aconit s'applique seulement à l'hypérémie qui précède l'endocardite. Spongia vient quand l'exsudation a commencé et que la lésion est déjà faite. Il n'enlève pas le dépôt, mais empêche la maladie d'avancer. En traitant les maladies du cœur, ne commencez pas trop tôt avec Lachesis, Acid. cyanhydrique ou Arsenic, Commencez plutôt par Aconit. ^ Spongia, Spigelia, Bryonia, ou Phosphorus. Arsenic, et los remèdes semblables viennent plus tard. Si vous les donnez trop tôt vous affaiblissez votre malade. S'il n'y a pas un tableau parfait de ce remède, ne donnez pas dans les premiers stades un médicament ordinairement indiqiié pour les stades tardifs de la maladie.