‹ Matière médicale zoologiqueChapitre 102 sur 108 · USAGES E.\ MEDECINE · texte numérisé non relu

USAGES E.\ MEDECINE

plonge clans une solution de permanganate de potasse à 2 p. 100, puis on les rince et on les place dans une solution d’hyposulfite de soude à 10 p. 100, mélangée d’acide chlorhydricjue ordinaire en cjuantité suffisante pour rendre l’eau l)ien laiteuse.

Quand les Eponges sont devenues tout à fait blanches, on lave à grande eau et à fond pour enlever tout le soufre c{ui riscjuerait de les détruire en se transformant en acide sulfuric|ue au contact de l’air humide.

Pour diminuer la c|uantité de soufre provenant de la réaction de l’acide chlorhydric|ue sur l’hyposulfite de soude, M. Balzer, pharmacien à Blois, a proposé de remplacer l’hyposulfite par le bisulfite cjui donne moins de soufre et exige par suite un lavage moins minutieux et moins prolongé.

Us.vGEs EX Médecixe. — L’emploi des Éponges en chirurgie tend à diminuer ; toutefois on prépare encore ce cju’on appelle les Éponges à la cire et les Éponges à la ficelle.

Éponge à la cire s’obtient en plongeant une Éponge bien battue, pour la débarrasser du sable et des impuretés, et bien lavée, dans la cire jaune fondue. Quand elle est jugée bien imprégnée de cire on la comprime juscju’à refroidissement. On obtient ainsi une sorte de galette mince cjue l’on découpe en lanières. Ces lanières sont utilisées pour obtenir la dilatation de trajets fistuleux ; la cire fond à la chaleur du corps et l’Éponge se dilate sur place.

On prépare, dans le même ordre d’idées, des Éponges à la gomme et à la gélatine.

h' Éponge à la ficelle s’obtient de la façon suivante : On choisit une Éponge fine dont on égalise les parties avec soin, on la mouille légèrement et on l’entoure d’une fine cordelette à tours bien réguliers et serrés de manière à la réduire à l’état d’un petit (cylindre. Pour 1 usage, il suffit de retirer la ficelle et d’enlever avec un scalpelles rugosités de la surface du cylindre ainsi obtenu.

SPONGIAIRES

Autrefois on employait contre le goitre et la sci’ofule les Éponges calcinées. C’étaient des Eponges traitées en vase clos parla chaleur jusqu’à ce qu’elles aient pris une teinte brune. La calcination ne devait pas être poussée trop loin sous peine de volatiliser l’iode dont on recherchait l’action, les cendres d’Eponges contenant en effet de i,i6 à 2,14 p. 100 d’iodure de potassium en môme temps que des bromures, du carbonate et du phosphate de chaux.

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