FORMES COMMERCIALES
Ce sont :
1° L Eponge FiNE-DOucE de Syrie, particulièrement estimée pour la toilette. Elle est en forme de coupe, lég’ère, douce au toucher, d’un jaune fauve et très fine. Le kilo vaut de 4o à 3oo francs et les formes extra de loo à i ooo francs.
2» L’Éponge fine-douce de l’Archipel, aussi fine, mais plus lourde, sert aussi pour la toilette ainsi que dans les manufactures de porcelaine et dans la lithographie .
3° L Eponge grecque, dure au toucher, à tissu serré et de couleur jaune fauve, se vend en chapelets de 4o à 5o Éponges de 2 à 6 francs le chapelet.
4 L Éponge blonde de Syrie ou E. de Venise est arrondie, jaune d ocre a la racine, blond pâle dans la masse, légère, assez grossière. Son prix atteint de 5o à 200 francs le kilo, et de i à 8 francs la pièce.
5 L Éponge de Salonique, aplatie, épaisse de 2 centimètres, unie, à tissu fin, non élastique, grisâtre, avec la moitié inférieure formée de fibres rouges. Très fréquemment remplie de sable, elle est employée pour la chirurgie.
6 L Éponge de Zerbi, grosse, arrondie, blonde avec la racine rougeâtre. Elle est recherchée pour sa légèreté et son volume,
7° L’Eponge de Marseille, provenant des côtes de Tunisie ; elle est aplatie ou piriforme, dure, pesante, brun-rougeâtre. Elle est vendue pour le nettoyage des appartements. Sa valeur ne dépasse guère 4 à 10 francs le kilo.
8 L Éponge de Bahama, en forme de gâteau de Savoie (Guibourt). Elle est dure, résistante, élastique et de couleur fauve.
9® L Éponge de la Hav.vne ou Cuba velvet est arrondie ou cylindrique, blonde ou fauve, peu souple. Elle se vend en chapelets de2Ô éponges de 3 à 5 francs.
Beaukegard. Mat. méd. .r
SPOiXGIAjnES
Préparation des Éponges. — L’Éponge qui vient d’étre pêchée est couverte d’un enduit noirâtre, A’isqueux (l’ectosome) et une matière gluante (tissus de l’animal et produits d’excrétion) en remplit les cavités. Les pécheurs d’Éponges de la Méditerranée procèdent immédiatement à un lavage ayant pour but de les débarrasser de ces matières afin de les réduire autant que possible à leur squelette. Puis, après dessiccation, elles sont entassées dans des sacs et expédiées dans les ports de vente. Aux Antilles on a recours à la putréfaction sous l’influence du soleil dans de petits parcs d’eau de mer, sous la garde de Pélicans perchés sur des piquets qui en garnissent le pourtour. Au bout de 3 ou 4 semaines quand cette putréfaction a détruit la majeure partie des tissus mous des Éponges, elles sont séchées au soleil et expédiées, pressées en grand nombre dans des sacs au moj en de machines puissantes.
A leur arrivée sur les marchés les Éponges doivent subir un nouveau nettoyage et diverses opérations qui tendent à détruire complètement les substances molles sans attaquer toutefois le squelette, et en même temps à les décolorer.
En Allemagne, on les traite par le brome qui les décolore rapidement et lorsqu’on veut avoir un blanchiment parfait, on les fait passer dans de l’acide chlorhydrique dilué puis on les lave à grande eau. Ce procédé offre beaucoup d’avantages sur le traitement à l’acide sulfureux.
En rd’ance, les Éponges, après avoir été débarrassées au moyen de ciseaux de toutes les substances étrangères qui peuvent y adhérer, sont traitées jusqu’à brunissement complet par une solution de permanganate de potasse de 2 à 5 p. loo; puis on les passe à l’hyposulfite de soude et enfin au chlorure de chaux.
Les Éponges en usage dans la chirurgie sont traitées de la façon suivante indiquée par M. Reeb, pharmacien à Neuillysur-Seine. Après avoir été dégraissées dans une solution d’ammoniaque à 5 p. loo, puis lavées à gi'ande eau, on les